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Focus

Moïse The Dude : Interview

Beaucoup d’alcool dans les veines / Trop de mélancolie dans les gènes

Crem., le 2 mai

À la rencontre de Moïse The Dude pour parler amours déçues, No Limit Records, featurings, et de son dernier album en date, KEUDAR.

KEUDAR est ton album le plus sombre, et suite à l’écoute la résultante d’une rupture. Comment as-tu procédé pour l’écriture ? On dirait que tout est venu d’un coup, genre maximum un mois.
Oui, c’est exactement ça. J’ai tout écrit en un mois ou deux. En fait je suis parti en "convalescence amoureuse" chez mon cousin/ingé son/ami de longue date Jubos à Nantes. J’ai tout écrit chez lui, tout enregistré aussi. Je recevais des prods de beatmakers fidèles et tout a été conçu sur place.

C’est ce qui me semblait, c’est ça qui donne l’effet d’album-concept au projet : l’unité dans les sujets abordés.
J’ai voulu cette unité, oui, avec le fil rouge de la rupture, même si je l’abandonne sur un morceau ou deux. Mais l’intention était claire dès le départ : faire un truc bien bien dark, en cohérence avec ce que je vivais à ce moment là.

C’est un peu ton L’Homme à La Tête de Chou
Eheh, merci ! Il y a de ça. Il me faut toujours un concept, même minimal, quand j’écris. Même si l’auditeur ne s’en rend pas compte, moi je le sais.

Ce côté sombre vient aussi des prods. Comment ça s’est passé ? Tu as fait des demandes précises à des beatmakers que tu connais bien ? Ou c’est eux qui t’envoient des prods et tu a choisis les plus dark et dépouillées ?
Alors j’ai travaillé avec des beatmakers que je connaissais déjà, sauf un. Je crois qu’à Monsieur Connard j’ai donné des indications comme "il me faut du deep, dark et minimaliste". Corrado m’envoie toujours des dossiers remplis de prods de tous styles et je trouve toujours quelque chose qui me plaît dans le lot. Mon vieux Monkey Green, je crois que sa prod traînait dans l’ordi de mon ami Nantais et j’ai eu un feeling direct. C’était une ébauche, super dénudée, bien crade, tout comme j’aime. Et Naej, que je ne connaissais pas, m’a envoyé des trucs au hasard dont la prod de Bressom. Coup de cœur direct. C’est le premier morceau que j’ai enregistré d’ailleurs. Il a bien donné le ton pour le reste (qui était encore en écriture). J’ai eu le refrain d’abord, tu vois. J’étais chez moi et c’est venu tout seul, je me disais putain c’est bressom cette ambiance et je commençais à marmonner "et c’est bressom comme un, et c’est bressom comme un…’’

On sent vraiment que c’est le morceau central du projet, genre si il fallait qu’il n’en reste qu’un pour résumer le tout, le titre pile au milieu du projet...
C’est ça. Lui et Vampaya sont les deux que j’ai commencé à écrire à Paris, avant d’aller à Nantes. Et ce sont les deux premiers à avoir été mis en boîte.

Tu avais toute les prods avant de partir ? Comment ça s’est passé concrètement ?
J’avais quelques prods avant de partir mais pas toutes, Monsieur Connard continuait à m’envoyer quand j’étais à Nantes. J’avais donc ces deux morceaux quasi écrits à 100% avant de partir et les sept autres ont été écrits là bas. Tout a été enregistré en un gros mois. Ensuite mixage, mais j’étais déjà revenu à Paris. Je faisais juste des petits séjours plus courts. Puis mastering sur Paris. J’en profite pour préciser que c’est autant le projet de Jubos que le mien. Il a fait tous les arrangements, a passé des heures sur le mixage, a suivi le mastering de très près. Il m’a suggéré l’ordre de la tracklist pour créer de la narration... Ça fait du bien d’avoir un partenaire impliqué à ce point. Il me connaît intimement et artistiquement depuis plus de 15 ans vu qu’on vient du même crew. ça aide... 

OK je vois, un genre de "consigliere". C’est un peu ton Tom Hagen.
Ahahah !Oui. Il comprend mes démarches. Si je rate une prise, il capte où je veux aller et m’aide à la refaire nickel. Il est chanteur et musicien donc il sait de quoi il parle quand il te fait faire une tierce ou une quinte. C’est le maître des ambiances aussi. C’est un mec qui a la culture des sound system et du raggamuffin, donc balancer des onomatopées il fait ça mieux que quiconque. C’est lui qui ambiance Sans Titre par exemple.

Autant le titre Bressom peut être l’axe central du projet, le titre le plus représentatif, autant la phrase : " Quand c’est keudar, quand c’est scurob/Quand t’as joué ta vie sur c’qu’il y avait sous sa robe" peut résumer tout l’album (je suppose que c’est pas innocent que la phrase se trouve sur le track qui donne le titre au projet). C’est une fulgurance, comme un coup de poignard dans le coeur...
Parfaitement. Je ne sais plus comment ça m’est venu mais oui c’est une sorte de fulgurance, un gros raccourci mais qui résume bien le propos. Les termes keudar et scurob ont été lâchés par un autre ami Nantais, qui aime bien jouer avec les mots. Du coup un soir on commence à s’amuser avec des mots à connotations négatives : ’’breu-téné’’, ’’keu-dar’’, ’’scu-rob’’ etc. Et keudar, j’ai kiffé. Il est beau ce mot. Il est court, il percute. Ce serait bien moins intéressant si j’avais dit "quand c’est dark quand c’est obscur". Bref, du coup j’emprunte ce mot à mon pote, et ça devient même le titre de l’album. C’était évident. Keudar c’est aussi "Queue – Dard" vu que l’album est assez sex...

Comme dans tout tes projets mais c’est vrai que là c’est beaucoup plus présent. C’est surtout "quand t’as joué ta vie sur c’qu’il y avait sous sa robe" qui permet de comprendre de quoi il va s’agir durant tout le projet ; en gros la femme renarde est partie, le dude est sous russe blanc et il a des pensées sombres entrecoupées de flashs sexuels
C’est ça. Et parce qu’une histoire forte c’est aussi la rencontre de deux corps, de deux désirs. Le cul dans une relation c’est plus de la moitié l’alchimie, j’en ai la conviction. Si ça marche pas à ce niveau là, c’est mort. Même si du coup "Ce qu’il y avait sous sa robe" c’est réducteur, forcément. Mais il faut bien choisir un angle pour raconter quelque chose et j’ai toujours kiffé parler sexe dans mes morceaux. Je truffe toujours mes morceaux d’allusions plus ou moins marquées. Le sexe c’est keudar et lumineux à la fois (on dit mineu-lu à Nantes).

Ahahah. J’aurais pensé neu-lumi, mais ok.
ça marche aussi, je le soumettrai au comité !

Franc-maçon ! Si tu traces un trait sous la base des seins sur la pochette jusqu’au point ou ils se rejoignent ça fait un triangle..
Et la mouche aussi, si tu simplifies ça fait un triangle. Quand on sait que Keudar évoque par ailleurs un possible triangle amoureux... Putain mais je suis un génie.

Non, ça s’appelle un grand maître il me semble. D’ailleurs, tu peux parler de cette pochette un peu ?
Ah ! la pochette. J’ai beaucoup hésité. J’ai eu d’autres idées avant d’arriver aux seins, mais rien de convaincant. J’ai pas mal tâtonné, sur les seins aussi (rire gras). En gros, je suis passé de trucs très minimalistes (genre fond noir lettrage minuscule) à des idées de motifs plus concrets. Et puis je me suis tapé un flash un jour "des seins avec une mouche". J’ai bricolé tout ça moi-même comme un grand, sous la validation de Jubos et Lasse Russe (à qui je demande toujours son avis quand il s’agit de visuel, et de musique aussi). Et voilà, j’en suis arrivé là.
Les seins évidemment représentent la femme J’avais pensé à repiquer l’origine du monde (chico) de Courbet mais c’était too much et difficile à exploiter. Donc la femme, réduite à l’état d’objet un peu, puisque sans tête ni jambes, à l’état de seins. Et cette mouche symbolise la mort, puisqu’on peut imaginer qu’elle se pose sur un corps sans vie, et parce qu’une séparation c’est un deuil surtout. La mouche n’est pas un symbole positif quoiqu’il en soit, et puis là c’est un peu une mouche à merde... Bref je voulais créer un contraste entre le côté sexy et le côté répugnant. Je ne sais pas si ça marche mais c’était le but. Tu vois les seins, t’as une mi molle et juste après tu vois cette mouche là, et ça retombe. Tu ne sais plus quoi ressentir.
C’est racoleur-répulsif .Encore un concept... Mais j’ai eu des idées bien débiles comme me foutre à poil avec un gilet pare-balles et des impacts de balles qui forment un cœur.. Ahaha ! La drogue était bonne.

Ok, je comprends ce concept de seins/mouche maintenant. Au fait question simple, c’est quoi pour toi KEUDAR ? un album ? Un gros EP ? Autre chose ?
Ah, bonne question... Un gros EP peut être. Des fois je dis album, je ne sais pas. Il y a des règles je crois pour définir un format mais je ne sais plus. Disons album. Il y a bien des mecs qui font des albums courts, on parlait de gainsbourg tout à l’heure. C’est marrant la perception des gens changent vachement selon le format choisi et selon le style de musique. Un album court dans le rock ou la pop c’est normal. Dans le rap c’est moins naturel, ça parle d’EP plus facilement. Le truc c’est que sortir un album, il y a un côté ’’événement’’, alors que sortir un EP c’est moins fou quoi. En général tu sors des EP avant l’album, c’est l’apéro. Bref, je ne sais pas si tout cela a encore un sens aujourd’hui.

Je ne pense pas en effet. C’est surtout dans le rap j’ai l’impression, album, EP, mixtape...
Oui, oui, on se fait chier avec les formats alors que bon... ça ne dit rien de la qualité du son.

En parlant de rap, tu as écouté des trucs durant ces deux mois nantais, pendant la conception de l’album ?
Très peu. Du Maxo Kream, Le Barbouze (une réelle source d’inspiration pour un morceau comme Crève par exemple), et le 4:44 de Jay Z que j’ai vraiment saigné. J’aime comme il rappe sur cet album qui est superbement produit. Ca m’a nourrit. Avant la période Nantaise j’ai écouté beaucoup de reggae, ce qui est mélodiquement très nourrissant aussi, et un peu d’électro.

Je te l’ai déjà dit, très peu de temps après que tu m’es envoyé le projet, mais j’avais vraiment l’impression que tu avais écouté Willie The Kid & V Don pendant la période de conception.
Oui je me souviens, mais pas du tout.

C’est surtout dans le choix des prods. : épurées au maximum, peu de beats et moins electro (par rapport au précèdent projet Nonchalante N).
Différemment électro je dirais, ça reste synthétique globalement.

Tu as choisi des prods de ce style parce-que ça collait au concept ou parce-que ça te parle plus qu’avant ?
Un peu les deux. Enfin, ça m’a toujours parlé en fait, mais je n’ai pas toujours eu l’occasion d’en avoir sous la main. Et là, c’est vrai que ça collait grave au concept. Plus le fait que j’ai le sentiment de progresser projet après projet et peut être que les prods de KEUDAR, même un an ou deux avant je ne les aurais pas "honorées" comme il se doit. Sur chaque projet j’ai des petits flows nouveaux, des vibes nouvelles qui viennent s’ajouter à ce que je sais déjà faire. Un morceau comme LOL par exemple, il y a un petit flow un peu différent. J’ai de plus en plus de mélodies qui me viennent en fait. Des choses se débloquent au fil du temps.

Tu progresses à chaque projet, et puis peut-être que tu écoute d’autre chose plus mélodieuse que du rap. Ce qui joue sûrement sur le flow.
Carrément. Ca fait longtemps que j’écoute d’autres musiques (je navigue en gros entre rap, reggae et électro comme évoqué plus haut), mais comme je suis quelqu’un qui a des temps de maturation assez long pour certaines choses...

En tant qu’auditeur de rap, ne penses-tu pas qu’on va s’orienter de plus en plus vers ça ? Que ça commence à saouler un peu tout le monde les mitraillette de charley et de caisses claires ?
Je ne sais pas...Il y a encore de beaux jours pour ces sons là, mais ça bouge clairement. Une tendance en chasse une autre. Déjà c’est vrai qu’il y a pas mal de mecs sous autotune qui chantonnent. Comme 03 Greedo, c’est totalement hybride. Young Thug a bien préparé le terrain aussi. Et Future avant lui, finalement. Après c’est des mecs qui peuvent faire du super thug et de la quasi pop. En étant à l’aise à chaque fois... Tu m’arrêtes si je dis de la merde, hein ?

Ahahah, non c’est cool. C’est le genre de mecs que tu écoutes en ce moment ?
Young Thug j’ai lâché. Les mecs sortent trop de trucs, j’arrive plus à suivre. Future j’en écoute régulièrement. Et les nouveaux, Greedo et autres, disons que je m’y intéresse. Mais j’ai du mal à trouver ça dingue. Il y a Kodak Blak, lui j’aime bien, Migos aussi. Mais des fois des albums de 20 titres, je ne peux plus. Ca me casse la tête. C’est con mais j’ai plus la patience pour ça, surtout qu’on est rarement sur des projets qui sont vraiment bons de bout en bout, faut être honnête. Bizarrement j’ai beaucoup écouté le Playboi Carti. Surtout pour les prods. Valee un peu. Le dernier Maxo. Mais ça me fait chier de pas avoir tout ça en physique aussi, ça joue vachement sur ma capacité à m’approprier l’œuvre d’un artiste. Tu vois le Carti je l’ai chopé en CD, bah c’est con mais du coup je l’ai plus écouté que le reste. Je suis pas allergique à Spotify et cie, loin de là, mais j’ai pas le même rapport. Même avoir un album en mp3 ça me paraît plus concret qu’une plateforme de streaming. Mais je m’y mets, je fais mes petites playlists et tout.

Toujours dans ta période Snoop Dogg No Limit ?
Oui ! Je kiffe cette période. Et même Snoop chez No Limit je kiffe à fond. Ca lui va bien. Tu me diras niveau tracklistings surchargés chez No Limit... C’est les champions. Mais j’aime cette musique bon marché.

C’est un peu keudar ce concept, le côté laid back de Snoop sur des prod avec des rythmiques martiales...
Ahaha, ouais c’est limite scurob... Mais ça fonctionne. Il y a quand même pas mal de vibes bien rondes qui sentent le soleil chez No Limit. Maître P a vécu en Californie, ça s’entend. Enfin c’est pas lui qui fait les prods cela dit...

Les samples sont funky mais c’est la rythmique, les beats, sur ces samples qui font le son No Limit.
Ouais, étrange mélange hein ? C’est totalement unique.

Le tank en diamants...
Le rêve américain... Je collectionne ces albums tu sais. Rien que pour les visuels. Je suis loin de tout avoir. Mais petit à petit, de disquaires en disquaires, au gré de voyages j’arrive à choper des trucs...

Si tu devais choisir les 5 meilleurs albums de No Limit, ce serait lesquels ?
Rah merde c’est chaud. Attends, je réfléchis... Je vais pas faire le malin, je vais déjà retrouver la liste des albums sur le net.

A mon avis t’es déjà obligé de mettre Tru 2 da Game après il t’en reste quatre...
Alors sans ordre particulier :
- Mystikal Unpredictable
- C-Murder Life and Death
- Fiend Street Life
- Young Bleed My Balls and My Words
Et putain de classique personnel, dans mon top 10 ever : No Limit Top Dogg, même si du coup c’est du No Limit sans en être... Donc ajoutons Tru 2 da Game, mais bon... Il y a Soulja Slim aussi...

Attends t’es pas non plus obligé pour le Tru...
Il y a Skull Duggery aussi... bref... Tous ces rappeurs keudar à souhait.

C-Murder un peu trop même...
Ahah, ouais il est bien parti en couille... Il faut ce qu’il faut pour construire une légende.

Pour en revenir au projet, tu as déjà sorti les clips de Sans Titre et Vampaya, tu compte en faire d’autres ?
J’aimerais clipper Keudar, c’est en réflexion... Et un clip de LOL devrait arriver dans pas trop longtemps... C’est pas un morceau majeur mais j’ai eu l’occasion de le clipper. Il est court, il est "rap". C’est pas mal aussi. Je clipperais tout si je pouvais. Encore plus pour cet album que les précédents. Mais bon... Temps, argent, bonnes volontés... C’est chaud.

Il n’y a jamais de feat. sur tes projets, tu aimerais collaborer avec d’autres rappeurs ? (je dois t’avouer que ma question est un peu orienté puisque j’ai vu sur les réseaux que tu as rencontré LK il n’y a pas très longtemps...)
Ahahah ! Alors la rencontre avec LK est liée au clip de LOL justement*... C’est vrai que je ne feat pas... Bon sur KEUDAR je ne voyais pas qui pouvait s’insérer dans le concept. Globalement il y a peu de rappeurs qui me font envie...Et pas les plus évidents par rapport à l’image que les gens se font de mon rap. LTA, Mr JL, Dabaaz, LK (ça se fera un jour ou l’autre je pense), des mecs comme ça. Tu vois ça va un peu dans tous les sens parce que mes coups de cœur sont larges. Je pense aussi à Gizo (parce-que je l’ai déjà croisé chez Seno et que le contact fut bon). Après, comme je ne suis personne, faut que ces mecs s’intéressent à ce que je fais vraiment et qu’ils adhèrent, parce que le feat ne leur apportera rien en terme de buzz ou autre. Et ça veut dire aussi que je dois les mettre bien, trouver des prods, organiser, payer du studio si besoin, caler des plannings... Et surtout, je ne veux pas feater pour feater. Je veux qu’il y ait un feeling. Prendre un peu le temps d’échanger avec l’autre et que le morceau soit un vrai truc, pas une posture.

(*Depuis cette interview le clip a été finalisé, le voici en exclusivité :)

Moi qui suis aussi fan de LTA c’est vrai que 3/4 morceaux par an ça fait peu...
ouais et puis il a l’air d’être encore pire que moi dans le côté "Laissez-moi tranquille, je vous emmerde".

Ahahaah c’est sur. Et un feat. U.S rêvé ?
Jim Jones évidemment. Je pourrais dire Devin mais c’est trop facile.

Oh le concept tout pourri de facilitée ! The Dude Album...
Ahaha ! The Dude Meets The Dude.

The Double Dude...
Pour en revenir aux feat., je pense que c’est vraiment cool quand les deux rappeurs ne font pas tout à fait la même chose, mais arrivent à bien accorder leurs styles. Et aller sur le terrain de Devin c’est se faire bouffer à coup sûr. Tu peux pas te mettre à la hauteur du mec dans le même créneau... ça vaut aussi pour les feat. Fr. Il faut que les spécificités s’expriment sans s’annuler.

C’est sur que là le laid back c’est une mentale
Non mais là il bat tout le monde. Il EST le laid back. Puis ça veut dire fumer une weed de l’espace, c’est la mort assurée. Il serait mort de rire en te regardant agoniser sur la moquette du studio.

Il en ferait un morceau hyper rigolo !
Sur ma propre mort ! Tu me diras il y a pire comme postérité...

On finira tous avec une mouche sur la poitrine...
Il y a moyen ouais... Mais le plus tard possible. Vivre lentement, mourir vieux. Versez mes cendres dans le cendrier de Devin.

Ecouter KEUDAR : Bandcamp / Spotify

Illustrations : rimrimrim



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