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	<title>SwampDiggers</title>
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	<description>Rap, trap, trill, phonk, emo, cloud, soul, funk, footwork, juke, grime, rythm &amp; blues.</description>
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		<title>SwampDiggers</title>
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		<title>Souvenirs d'auditeurs</title>
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&lt;p&gt;Aborder une oeuvre en tant qu'auditeur - ici un album de rap - est une exp&#233;rience subjective et &#233;motionnelle plus que scientifique. Certains albums nous marquent plus que d'autres, pour des raisons qui sont autant li&#233;es au contenu de l'album qu'au contexte de sa sortie, la fa&#231;on dont on y acc&#232;de (surtout &#224; une &#233;poque o&#249; le streaming n'existait pas), celle dont il est market&#233; et une foule d'autres param&#232;tres. C'est cette &#034;exp&#233;rience auditeur&#034; que j'ai voulu partager avec le rappeur Monsieur (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://swampdiggers.com/local/cache-vignettes/L150xH70/img_0652-493ab.jpg?1758261091' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='70' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Aborder une oeuvre en tant qu'auditeur - ici un album de rap - est une exp&#233;rience subjective et &#233;motionnelle plus que scientifique. Certains albums nous marquent plus que d'autres, pour des raisons qui sont autant li&#233;es au contenu de l'album qu'au contexte de sa sortie, la fa&#231;on dont on y acc&#232;de (surtout &#224; une &#233;poque o&#249; le streaming n'existait pas), celle dont il est market&#233; et une foule d'autres param&#232;tres. C'est cette &#034;exp&#233;rience auditeur&#034; que j'ai voulu partager avec le rappeur Monsieur Sa&#239;, autour d'un disque pour lequel nous avons un amour commun : le 4&#232;me album de Snoop Doog, &#034;No Limit Top Dogg&#034;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_2981 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://swampdiggers.com/local/cache-vignettes/L500xH306/gettyimages-117740334.jpg-1da24.webp?1758533553' width='500' height='306' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En Mars 1998&lt;/strong&gt;, Snoop est une star du rap, avec deux albums &#224; son actif : un chef d'oeuvre produit par Dr Dre, &#8220;Doggystyle&#8221; (1993) et &#8220;Tha Doggfather&#8221; (1996), un sophomore album sympathique mais moins marquant et sans participation du bon docteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Surtout, il &#233;volue dans un environnement qui sent la mort, avec celle de Tupac survenue deux ans plus t&#244;t. La vie chez Death Row, sous le r&#232;gne de Suge Knight, n'est pas sereine et le beau d&#233;but de carri&#232;re du chien de Long Beach pourrait tourner court, artistiquement comme... physiquement.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le salut vient alors de la Nouvelle Orl&#233;ans, quand Master P d&#233;cide de signer l'Ang&#233;lino sur son label, No Limit Records.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 98, No Limit Records est une machine de guerre (un char d'assaut pour logo, logique) avec une arm&#233;e de soldats/rappeurs (dont Master P lui-m&#234;me) qui sortent des disques &#224; un rythme effr&#233;n&#233;, usin&#233;s par un seul pool de producteurs, les Beat By The Pound. Chaque soldier rappant sur les albums des coll&#232;gues de fa&#231;on quasi syst&#233;matique. Une technique marketing efficace. Snoop a affirm&#233; r&#233;cemment que Master P lui a sauv&#233; la vie en le sortant du bourbier d'une part (il est carr&#233;ment parti vivre un temps en Louisiane) et en le dissuadant de participer &#224; un projet d'album &#224; charge contre Death Row (foment&#233; par le rappeur Mack 10) d'autre part, qui aurait certainement fait peser de s&#233;rieuses menaces sur sa vie. De son c&#244;t&#233;, Master P a expliqu&#233; que son objectif n'&#233;tait pas de faire de Snoop un simple soldat du label mais de lui enseigner les rudiments du business et d'en faire un entrepreneur capable de voler de ses propres ailes. Master P mentor de Snoop, une op&#233;ration r&#233;ussie, vu le sens du business dont fait preuve le rappeur/divertisseur depuis quelques ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#233;anmoins, sit&#244;t dans le giron du tank, retour sur investissement oblige, Snoop doit charbonner comme l'employ&#233; du mois. Il pr&#234;te all&#233;geance au tank, arbore le pendentif r&#233;glementaire, d&#233;bite bien-s&#251;r du couplet sur les albums des autres, et enregistre son premier solo maison en trois semaines seulement : &#8220;Da Game is to be sold, not to be told&#8221;, pour une sortie en Ao&#251;t 98. Cover Pen &amp; Pixel kitsch et rutilante, tracklist &#224; rallonge, omnipr&#233;sence des coll&#232;gues et du patron, productions Beat By The Pound &#224; 90% : c'est bien un album No Limit. Si ce premier opus sous banni&#232;re Louisianaise est commercialement un immense carton, il ne satisfait (trop injustement &#224; mon humble avis) ni la critique ni ceux qui r&#234;vent encore d'un digne successeur &#224; &#8220;Doggystyle&#8221;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ceux-l&#224; seront en partie exauc&#233;s en 2000 avec le troisi&#232;me - et dernier - album de Snoop chez No Limit, &#8220;Tha Last Meal&#8221;, plus proche de l'id&#233;e que beaucoup se font de ce que doit &#234;tre une bonne sortie du rappeur, une bonne sortie de gangsta rap west coast tout court.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais entre &#8220;Da Game is...&#8221; et &#8220;Tha Last Meal&#8221; est venu se glisser, en Mai 1999, &#8220;No Limit Top Dogg&#8221;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un disque presque de transition, entre les sons new-orl&#233;anais et californiens, bien que le cap ait &#233;t&#233; volontairement (re)mis sur l'ouest. Un album particulier, &#233;trangement coh&#233;rent, et bourr&#233; de p&#233;pites, qui m&#233;rite qu'on lui tresse une couronne de lauriers.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mo The Dude&lt;/strong&gt; : Monsieur Sa&#239;, j'ai voulu &#233;changer avec toi autour d'un album pour lequel on partage un amour presque d&#233;raisonnable : le &#034;No Limit Top Dogg&#034; de Snoop. C'est un album qui est disque de platine, donc loin d'&#234;tre m&#233;connu, mais qui n'est pas si souvent cit&#233; par les fans et les amateurs, et pas toujours bien class&#233; dans sa discographie, limite m&#233;sestim&#233;, enfin c'est l'impression que j'ai toujours eue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Monsieur Sa&#239;&lt;/strong&gt; : Oui, j'ai l'impression que le fait que ce soit sorti chez No Limit Records a un peu effac&#233; le truc dans la t&#234;te des gens, c'&#233;tait juste une nouvelle galette du label. La pochette n'a pas d&#251; aider.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mo The Dude&lt;/strong&gt; : C'est ce que j'allais dire. Sur la forme, m&#234;me si la cover est sombre et j'ai presque envie de dire... sobre - ce qui est un choix de Snoop qui voulait un visuel plus proche de lui et de sa personnalit&#233; - elle a ce c&#244;t&#233; photoshop un peu crade des sorties No Limit, m&#234;me sans le c&#244;t&#233; clinquant fake, on pense que c'est une cover typique du label. Le contenu du livret est &#233;galement conforme aux standards du label, c'est-&#224;-dire qu'il contient deux malheureuses photos de Snoop, les cr&#233;dits et le reste de l'espace disponible est occup&#233; par des visuels des albums &#224; venir (dont certains ne sortiront jamais ou pas avec les m&#234;mes visuels).&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2978 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://swampdiggers.com/IMG/jpg/cover_album.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://swampdiggers.com/local/cache-vignettes/L500xH500/cover_album-e2389.jpg?1758533553' width='500' height='500' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Monsieur Sa&#239;&lt;/strong&gt; : Il y a m&#234;me le listing des featurings directement sur la cover, ce qui est une marque de fabrique du label aussi, alors qu'en lisant les noms, il y avait Dre, Xzibit, Warren G, Nate Dogg, moiti&#233; de mecs de la c&#244;te ouest. C'&#233;tait d&#233;j&#224; un pas de c&#244;t&#233; par rapport &#224; &#8220;Da Game is to be sold, not to be told&#8221;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mo The Dude&lt;/strong&gt; : Tiens d'ailleurs, bizarrement, sur la cover de &#8220;Da Game is...&#8221; il n'y a pas le fameux listing d'invit&#233;s locaux, MAIS la cover est bien clinquante WTF conform&#233;ment au style de l'&#233;poque. Et c'est marrant, dans le livret de &#8220;Da Game is...&#8221; t'as d&#233;j&#224; une annonce pour &#8220;Top Dogg&#8221; mais avec un visuel genre hyper charg&#233;, qui ne sera pas du tout le visuel final.&lt;br class='autobr' /&gt;
Bref, comme tu dis, un pas de c&#244;t&#233; ou le d&#233;but d'un retour aux sources car c'est vrai que s'il a tous les attributs d'un album No Limit, &#224; la prod et niveau feats par contre, on retourne sur la west coast. Mais de loin comme &#231;a, rien ne distingue &#8220;Top Dogg&#8221; d'une sortie No Limit traditionnelle, alors que Snoop me semble &#234;tre un rappeur plus important que tous les autres artistes du label &#224; l'&#233;poque. A l'exception de Master P lui-m&#234;me peut-&#234;tre, et ses deux frangins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Monsieur Sa&#239;&lt;/strong&gt; : M&#234;me par rapport &#224; Master P. En France en tout cas, tout le monde connaissait Snoop. Alors que Master P c'&#233;tait d&#233;j&#224; plus pour les fouineurs. Moi j'&#233;tais encore vachement dans la d&#233;couverte &#224; l'&#233;poque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mo The Dude&lt;/strong&gt; : Moi aussi. On va revenir sur ce pas de c&#244;t&#233;, mais avant, je voudrais que tu me dises comment tu as eu acc&#232;s &#224; l'album.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Monsieur Sa&#239;&lt;/strong&gt; : Alors... Puisqu'on parle de d&#233;couverte, mon introduction s&#233;rieuse &#224; Snoop c'est l'album pr&#233;c&#233;dent, qu'on a d&#233;j&#224; &#233;voqu&#233;, &#034;Da game is to be sold, not to be told...&#034; donc son premier chez No Limit, pour lequel j'ai une grosse tendresse, je l'&#233;coute encore.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mo The Dude&lt;/strong&gt; : Je l'aime beaucoup aussi, m&#234;me si j'ai appris &#224; le conna&#238;tre tardivement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Monsieur Sa&#239;&lt;/strong&gt; : Je suis de 1985 donc &#034;Doggystyle&#034; n'&#233;tait pas forc&#233;ment parvenu &#224; mes oreilles, &#224; part le morceau &#8220;Gin &amp; Juice&#8221; dont le clip passait sur M6. Donc ouais, j'avais des attentes plut&#244;t li&#233;es aux sons des Beats by the Pound, le pool de producteurs qui assuraient la production musicale de tous les albums du label.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mo The Dude&lt;/strong&gt; : &#199;a change tout &#231;a !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Monsieur Sa&#239;&lt;/strong&gt; : J'ai un peu tra&#238;n&#233; pour le choper. Il n'y avait pas de bons disquaires dans la Sarthe en l'an 2000, et j'avais pas de bl&#233;, donc vers 18 ans, je l'ai trouv&#233; dans les promos &#224; la Fnac.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mo The Dude&lt;/strong&gt; : Ok, donc en d&#233;cal&#233; de quelques ann&#233;es par rapport &#224; la sortie ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Monsieur Sa&#239;&lt;/strong&gt; : Ouais, 2/3 ans, &#231;a para&#238;t &#233;norme aujourd'hui mais &#224; l'&#233;poque &#231;a ne m'avait pas paru hyper long.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mo The Dude&lt;/strong&gt; : Non, c'est vrai, &#224; l'&#233;poque t'&#233;tais pas totalement largu&#233; si tu d&#233;couvrais un truc avec un peu de retard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Monsieur Sa&#239;&lt;/strong&gt; : Et mes parents m'avaient abonn&#233; &#224; Groove, &#231;a m'a fait d&#233;couvrir 10 000 trucs. Donc je savais qu'il &#233;tait sorti mais j'avais d&#251; me concentrer sur d'autres albums et il n'y avait pas de streaming donc je devais choisir avec soin o&#249; je claquais la thune que j'avais pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mo The Dude&lt;/strong&gt; : Normal, fallait faire le bon choix, un billet &#233;tait pr&#233;cieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Monsieur Sa&#239;&lt;/strong&gt; : Clairement. Je passais des plombes &#224; &#233;couter aux bornes d'&#233;coute de la Fnac avant de me d&#233;cider haha. Autres temps, autres modes de consommation... Mais au fait &#231;a va dans les deux sens ou c'est plus moi qui raconte ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mo The Dude&lt;/strong&gt; : Dans les deux sens. Donc, avant de te demander comment tu as per&#231;u l'album, je vais moi-m&#234;me te raconter comment j'y ai eu acc&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Monsieur Sa&#239;&lt;/strong&gt; : Yes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mo The Dude&lt;/strong&gt; : Moi pour le coup j'avais ador&#233; &#8220;Doggystyle&#8221;, qui reste aujourd'hui un de mes albums de rap pr&#233;f&#233;r&#233;s. Mais je ne me le suis pas pris &#224; sa sortie - j'avais 12 ans - c'est venu quelques ann&#233;es plus tard. &#8220;Doggystyle&#8221;, &#231;a a &#233;t&#233; une r&#233;v&#233;lation par rapport au son G-Funk et au flow de Snoop. En revanche, je suis pass&#233; &#224; c&#244;t&#233; de l'album suivant &#8220;Tha Doggfather&#8221; (&#224; un single pr&#232;s...) et &#034;Da Game is...&#034; je l'ai vraiment &#233;cout&#233; sur le tard comme je l'ai dit. MAIS, en 1999, ann&#233;e de la sortie de &#034;Top Dogg&#034; - j'ai 18 piges -, j'ach&#232;te le mag RER (&#8220;Rap &amp; Ragga magazine&#8221;) de Juillet/Ao&#251;t. Snoop est en couverture. Des gens de RER sont all&#233;s le voir &#224; L.A., pour une interview &#224; l'occasion de la sortie de l'album. Mais ce qui m'a principalement donn&#233; envie de choper l'album, ce sont la couverture et les photos du shooting que l'on doit &#224; &lt;strong&gt;&lt;a href='https://swampdiggers.com/souvenirs-de-shootings-de-Snoop-mais-pas-que' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Patrick Canigher&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Les clich&#233;s sont supers, les cadrages, la lumi&#232;re... il s'en d&#233;gage une atmosph&#232;re qui a fait fonctionner mon imaginaire &#224; fond. En deux-trois images j'ai projet&#233; un truc hyper fort. On y voit Snoop en voyou insolent en surv&#234;tement Adidas, il joue au billard, il fume, il prend la pose devant un panier de basket, un mur de brique. Dans ma t&#234;te, ces photos sont associ&#233;es &#224; l'album comme si elles &#233;taient dans le livret. Elles sont d'ailleurs coh&#233;rentes avec la cover en termes d'ambiance et de couleurs. J'ai gard&#233; le mag rien que pour &#231;a, c'est mon tr&#233;sor. Et il y a une chronique &#233;logieuse de l'album, qui donnait envie de l'&#233;couter.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2979 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;31&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://swampdiggers.com/IMG/jpg/img_0652.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://swampdiggers.com/local/cache-vignettes/L500xH500/img_0652-4d277.jpg?1758533554' width='500' height='500' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Illustration : MC Blue Matter
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Monsieur Sa&#239;&lt;/strong&gt; : Je serais curieux de voir les photos !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mo The Dude&lt;/strong&gt; : Je te les enverrai. Pour finir sur ma rencontre avec &#8220;Top Dogg&#8221;, il y a une petite anecdote quant &#224; l'acquisition de l'album.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Monsieur Sa&#239;&lt;/strong&gt; : Raconte !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mo The Dude&lt;/strong&gt; : Je fais court : Ma m&#232;re m'a forc&#233; &#224; aider un de mes oncles &#224; pr&#233;parer des courriers promotionnels pour son entreprise. A l'&#233;poque, on n'&#233;tait pas encore dans le mailing, c'est du courrier papier. Donc j'ai pass&#233; deux jours &#224; mettre des prospectus dans des enveloppes, &#224; 18 piges, j'avais autre chose &#224; foutre de mon temps. Il se trouve que cet oncle est raciste, donc &#231;a me faisait encore plus chier. Mais je le fais. Comme je lui ai donn&#233; un coup de main, l'oncle veut me faire plaisir, je ne peux pas lui enlever &#231;a. Il propose d'aller chez le disquaire de ma ville et de me payer deux CD de mon choix. J'ai pris le Snoop et le premier B.O.S.S... J'avais l'impression de me venger de ses id&#233;es merdiques en le faisant raquer pour de la musique faite par des gens qu'il n'aime pas, tu vois le truc...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Monsieur Sa&#239;&lt;/strong&gt; : Haha excellent. Ecoute le son tonton !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mo The Dude&lt;/strong&gt; : Il n'a pas cherch&#233; &#224; savoir, il est pass&#233; &#224; la caisse, il n'a pas fait de remarque en voyant Snoop sur la cover avec les trois pitbulls haha. Moi j'&#233;tais refait, je dois bien l'avouer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Monsieur Sa&#239;&lt;/strong&gt; : C'est marrant l'album a une aura un peu, dans l'achat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mo The Dude&lt;/strong&gt; : Ouais il a sa petite histoire. En r&#233;alit&#233;, si on ne me l'avait pas offert, je ne sais pas si j'aurais mis un billet, malgr&#233; le mag, les photos etc. Je l'aurais chop&#233; plus tard ou j'aurais zapp&#233; et je l'aurais d&#233;couvert &#224; un &#226;ge o&#249; les coups de c&#339;ur sont plus difficiles &#224; obtenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Monsieur Sa&#239;&lt;/strong&gt; : Du coup &#231;a a &#233;t&#233; la claque direct ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mo The Dude&lt;/strong&gt; : Pas direct - &#224; l'exception du track &#8220;Snoopafella&#8221; que j'ai kiff&#233; de suite. Mais le temps qu'il m'a fallu pour rentrer dedans se compte en nombre d'&#233;coutes, pas non plus en mois ou ann&#233;es. Il m'a juste fallu le temps d'appr&#233;hender ce son qui &#233;tait west coast mais pas G-Funk avec un peu de cette vibe No Limit m&#234;me si finalement elle est peu pr&#233;sente. Je me souviens d'une &#233;coute en particulier, tout seul chez mes parents, avec le son un peu fort, je me fais un kif - &#231;a devait &#234;tre le bon moment pour &#231;a - et tout &#224; coup il y a eu un d&#233;clic. Soudain je suis rentr&#233; dans l'album, ou plut&#244;t il m'est rentr&#233; dedans. Chaque morceau me faisait tripper, genre le gros voyage. Et ce jour-l&#224;, j'ai su qu'il s'installerait dans mon panth&#233;on pour toujours. &#199;a ne s'explique pas vraiment. C'est ce que j'aime appeler &#8220;l'exp&#233;rience auditeur&#8221;, un truc tr&#232;s personnel, une rencontre, un momentum. Et toi ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Monsieur Sa&#239;&lt;/strong&gt; : Kiff&#233; oui mais pas le truc m&#233;morable au d&#233;part. Je vois carr&#233;ment ce que tu dis sur le son qui n'est ni G-funk ni No Limit, c'est aussi l'impression que j'ai eue. Dans un premier temps, j'ai kiff&#233; ce funk chelou, je faisais surtout tourner l'album pour bouger la t&#234;te. Et c'est avec le temps que j'ai vraiment &#233;cout&#233; les flows, d&#233;cortiqu&#233; les arrangements et que des portes se sont ouvertes. Et c'est des ann&#233;es plus tard que j'ai r&#233;alis&#233; que j'&#233;coutais souvent l'album et que je le connaissais par coeur, je me suis dit : ah ouais mais c'est une tuerie ce truc en fait ! Par exemple sur le premier track, l'arriv&#233;e des instruments, basse, puis guitare, puis drums, puis Snoop qui part sur la snare, c'&#233;tait malin, ce groove de fou. D'ailleurs j'aimerai causer des beatmakers &#224; un moment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mo The Dude&lt;/strong&gt; : On va en causer ouais. Ce premier track dont tu parles, c'est &lt;a href=&#034;https://youtu.be/l05nQVVTKmA?feature=shared&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#8220;Buck'em&#8221;&lt;/a&gt;. Incroyable prod de Dre. C'est le grand retour de l'association Snoop/Dre, ils n'avaient plus collabor&#233; depuis &#8220;Doggystyle&#8221;, enfin, officiellement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Monsieur Sa&#239;&lt;/strong&gt; : Ouais et un Dre surprenant, pas de gros kick ou de caisse claire de 12kg, c'est hyper l&#233;ger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mo The Dude&lt;/strong&gt; : Sur ce morceau, oui. Une sorte d'ambiance vicelarde et nocturne, faussement chill et Snoop qui arrive tel un prince de la crapulerie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Monsieur Sa&#239;&lt;/strong&gt; : Mais oui. Et Sticky Finger qui ram&#232;ne un c&#244;t&#233; caniveau aussi. Un assemblage aux petits oignons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mo The Dude&lt;/strong&gt; : Pour un premier track &#231;a envoyait une atmosph&#232;re en mode... on vous met pas un tube, mais on vous plonge direct dans un mood bien smooth thuggish quoi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Monsieur Sa&#239;&lt;/strong&gt; : En effet pas un tube, y avait un c&#244;t&#233; bizarre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mo The Dude&lt;/strong&gt; : Parlons des beatmakers du coup, et de la couleur globale de l'album que je trouve assez unique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Monsieur Sa&#239;&lt;/strong&gt; : Ouais il est &#224; la fois tr&#232;s coh&#233;rent mais quand m&#234;me vari&#233; avec le funk en point commun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mo The Dude&lt;/strong&gt; : Oui. Et de loin, encore une fois, on pourrait penser que l'album est vraiment un produit No Limit, ce qui n'est pas du tout le cas, on parlait de l'aspect visuel au d&#233;but, mais musicalement aussi, c'est un trompe l'&#339;il. Par exemple, il n'y a que deux prods des Beat By The Pound (de KLC en l'occurrence) qui, avec le recul, sont basiques dans leur genre et tr&#232;s No Limit, mais qui s'int&#232;grent au reste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Monsieur Sa&#239;&lt;/strong&gt; : C'est vrai qu'elles sont basiques. Mais &lt;a href=&#034;https://youtu.be/k1FxMnMKuLc?feature=shared&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#8220;Down for my niggaz&#8221;&lt;/a&gt; c'est un peu la folie. C-Murder est d&#233;chain&#233; sur le son.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mo The Dude&lt;/strong&gt; : Oui c'est un beau bordel, bien la guerre. &#199;a tranche l&#233;g&#232;rement avec le reste mais &#231;a passe. En fait, c'est autant un morceau de Snoop qu'un morceau de C-Murder. Il est aussi sur l'un de ses albums (&#8220;Trapped in crime&#8221;, 2000)... Ils devaient leur manquer de quoi remplir, ils ont &#233;t&#233; re-piquer ce qui est un banger quand m&#234;me, faut reconna&#238;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Monsieur Sa&#239;&lt;/strong&gt; : Ouais, la base de cuivre est quand m&#234;me bien crade haha.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mo The Dude&lt;/strong&gt; : Hehe oui. Pour revenir sur la couleur musicale de &#8220;Top Dogg&#8221;, on le disait plus haut : ce n'est donc plus le son No Limit de &#8220;Da Game is...&#8220; mais ce n'est pas G-Funk comme &#8220;Doggystyle&#8221;. Ce n'est pas non plus le son de &#8220;Tha Doggfather&#8221;, et encore moins celui de &#8220;Tha Last Meal&#8221;. C'est une autre subtile variation de gangsta rap californien, enfin je trouve, c'est peut-&#234;tre moi qui projette un truc et qui exag&#232;re &#224; vouloir en faire un album &#224; part, mais j'ai toujours eu ce sentiment assez inexplicable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Monsieur Sa&#239;&lt;/strong&gt; : &#034;Da game is...&#034; a &#233;t&#233; fait comme tous les albums No Limit et l&#224; Snoop a tout fait &#224; sa sauce avec d'autres artistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mo The Dude&lt;/strong&gt; : C'est &#231;a.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Monsieur Sa&#239;&lt;/strong&gt; : Master P a d&#251; n&#233;gocier avant de laisser carte blanche. Je me dis que le fait que &#034;Da game is...&#034; soit un album No Limit lambda devait faire partie du deal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mo The Dude&lt;/strong&gt; : Y a de &#231;a. Snoop a d&#233;clar&#233; dans une itw de l'&#233;poque qu'il consid&#233;rait normal que sur le premier album, il endosse le r&#244;le du bon soldat mais que sur &#8220;Top Dogg&#8221;, il a obtenu beaucoup plus de libert&#233;. Et puis Master P n'est pas idiot, il s'est dit que pour satisfaire les d&#233;&#231;us de &#034;Da Game is...&#034; fallait quand m&#234;me laisser Snoop revenir dans le style west. D'o&#249; &#8220;Top Dogg&#8221; et apr&#232;s &#8220;Tha Last Meal&#8221; que plein de gens ont kiff&#233; car &#231;a correspondait &#224; ce qu'ils attendaient de Snoop.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Monsieur Sa&#239;&lt;/strong&gt; : J'ai bien aim&#233; &#034;Tha Last meal&#034; aux premi&#232;res &#233;coutes parce que je trouvait qu'il poussait le d&#233;lire plus loin, mais au final je m'en suis lass&#233; assez vite. Tu penses que Master P savaient que les gens seraient d&#233;&#231;us de &#034;Da Game is...&#034; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mo The Dude&lt;/strong&gt; : Il ne pouvait pas pr&#233;voir, et tout ce qu'il touchait se transformait en or, mais il a pu se dire, ok, je le laisse faire sa west coast shit, parce qu'il en a envie/besoin et c'est aussi ce que les gens veulent. Sachant que c'est un son qu'il conna&#238;t et qu'il appr&#233;cie. Il a v&#233;cu &#224; Richmond pr&#232;s de San Francisco, de 90 &#224; 95 environ, avant de revenir &#224; New Orleans. Les premiers albums No Limit sont tr&#232;s west. En m&#234;me temps je dis &#231;a mais &#8220;Da Game is...&#8221; a &#233;t&#233; double platine quand m&#234;me...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Monsieur Sa&#239;&lt;/strong&gt; : Il a vendu mais il s'est fait descendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mo The Dude&lt;/strong&gt; : C'est vrai que ventes et r&#233;ception critique sont deux choses diff&#233;rentes mais pour P, la r&#233;ception critique ne doit pas peser lourd face aux chiffres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Monsieur Sa&#239;&lt;/strong&gt; : Bonne question... Il est quand m&#234;me intense quand il rappe le gars, il doit &#234;tre un peu passionn&#233; par le son. Mais de toute fa&#231;on l'association Snoop/No Limit n'est pas d&#233;connante de base.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mo The Dude&lt;/strong&gt; : Clairement pas d&#233;connante. Le son No Limit allait bien &#224; Snoop, ses apparitions sur les albums des autres rappeurs du label sont toujours cools, il d&#233;roule sur les prods des Beat By The Pound. Je pense qu'ils ont consid&#233;r&#233; avoir sorti un bon album avec &#8220;Da Game is...&#8221; et fondamentalement c'est le cas. Mais ce n'&#233;tait pas ce que certains fans et un certain nombre de personnes allergiques au son No Limit voulaient pour Snoop. Et ce n'&#233;tait pas ce que Snoop voulait non plus, en r&#233;alit&#233;, donc il a rectifi&#233; le tir avec la b&#233;n&#233;diction du patron. Il aurait commenc&#233; &#224; bosser sur &#8220;Top Dogg&#8221; d&#232;s 98 d'ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Monsieur Sa&#239;&lt;/strong&gt; : Par contre c'&#233;tait surprenant de ne pas entendre Master P sur &#8220;Top Dogg&#8221;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mo The Dude&lt;/strong&gt; : C'est vrai ! Alors qu'il est deux fois sur &#8220;Tha Last Meal&#8221;, donc pas d'embrouille &#224; priori... Pour revenir sur les producteurs, c'est donc le come back de Dre pour trois prods. Snoop dit dans le mag RER, qu'ils ont mis un peu de temps &#224; retrouver la vibe, mais on apprend au passage qu'ils avaient d&#233;j&#224; recommenc&#233; &#224; faire du son ensemble avant &#8220;Top Dogg&#8221;. Snoop avait pos&#233; des morceaux destin&#233;s &#224; ce qui sera &#8220;Chronic 2001&#8221;. Et c'est vrai que le track &#8220;Bitch Please&#8221; avec Xzibit, a ce rendu sonore qu'on retrouvera sur le classique de Dre, c'est &#224; dire ce son de blockbuster rond et puissant qui va red&#233;finir la couleur de pas mal d'albums mainstream par la suite. Aussi bien c'est un track issu d'une session pour &#8220;2001&#8221;. La prod me fait aussi penser &#224; celle de &#8220;X&#8221; de Xzibit. Dre avait trouv&#233; un son et il tournait autour, cette fois avec les gros kick et les caisses claires de 12kg comme tu disais plus haut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Monsieur Sa&#239;&lt;/strong&gt; : Ouais clairement dans un d&#233;lire 2001 mais le son est mortel. Petite anecdote : comme j'ai tard&#233; pour &#233;couter cet album, j'ai d'abord entendu &#8220;Bitch please II&#8221; sur &#8220;Marshall Mathers&#8221;, avant celle-ci. Au final j'aime mieux cette version parce qu'elle est plus bord&#233;lique au niveau de l'encha&#238;nement des MCs. Sinon, parmi les producteurs sur &#8220;Top Dogg&#8221;, celui qui m'a tu&#233; c'est Meech Wells. Je ne connaissais pas et ses sons sonnent presque acid-jazz (oui tout le monde a oubli&#233; l'acid-jazz). Et pour Snoop c'&#233;tait un boulevard, il rappait comme jamais avec des refrains chant&#233;s, des petits arrangements etc...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mo The Dude&lt;/strong&gt; : Ouais, Meech Wells, c'est tr&#232;s bon ! Je n'ai pas masse d'infos sur lui. C'est le fils de Cecil Womack (un des Womack Brothers) et de Mary Wells, une chanteuse. Il a beaucoup boss&#233; avec Snoop. En fait il &#233;tait d&#233;j&#224; &#224; la prod de trois morceaux sur &#8220;Da Game is...&#8221;, o&#249; c'est l'un rares prodos non affili&#233; No Limit. Sur &#8220;Top Dogg&#8221; il l&#226;che six prods, c'est lui le plus pr&#233;sent, c'est le fil rouge de l'album en fait, et il ram&#232;ne un vrai truc. Cette couleur singuli&#232;re que j'ai du mal &#224; expliquer mais qui me fait tant kiffer, c'est &#224; lui qu'on la doit finalement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Monsieur Sa&#239;&lt;/strong&gt; : Et je ne sais pas si &#231;a t'a marqu&#233; aussi, mais sur &#8220;Top Dogg&#8221; y a beaucoup de morceaux avec des tempos assez speed. &#199;a marche de ouf mais &#231;a m'avait fait bizarre pour du Snoop.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mo The Dude&lt;/strong&gt; : A l'&#233;poque &#231;a ne m'avait pas marqu&#233;, enfin pas consciemment, mais avec le recul c'est vrai que c'est particulier. C'est ce qui rend l'album unique, d&#233;finitivement et en fait... c'est la touche Meech Wells justement ! Les beats un peu uptempo, les subs et les petits sons funky de l'espace. &#8220;Betta Days&#8221;, &#8220;My heat goes boom&#8221;, &#8220;G Bedtimes stories&#8221;, &#8220;Gangsta ride&#8221;... c'est lui tout &#231;a. Y a pas de hasard !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Monsieur Sa&#239;&lt;/strong&gt; : Voil&#224;, &#231;a joue sur la couleur de l'ensemble. Il y a Ants Banks aussi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mo The Dude&lt;/strong&gt; : Il vient d'Oakland lui, mais je ne sais pas si on peut dire qu'il ram&#232;ne la vibe de la Bay, car il n'a qu'un seul morceau, &#8220;Snoopafella&#8221;, qui est une reprise quasi identique de &#8220;Cinderfella Dana Dane&#8221;, un morceau de 87 de Dana Dane, un rappeur old school proche de Slick Rick. Snoop fait le coup de la reprise comme sur &#8220;Doggystyle&#8221; et &#8220;Tha Doggfather&#8221;. C'est le petit d&#233;tail pour dire qu'il a le contr&#244;le de la D.A. D'ailleurs, la coh&#233;rence de la DA sur cet album m'&#233;patera toujours, &#231;a s'est un peu perdu par la suite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Monsieur Sa&#239;&lt;/strong&gt; : Oui et non d'apr&#232;s moi. C'est vrai qu'il est un peu parti dans tous les sens apr&#232;s, mais il a toujours tent&#233; des trucs, depuis le d&#233;but. Et sur celui-ci il a commenc&#233; &#224; s'&#233;loigner d'un gangsta rap brut, je trouve. Entre retour aux sources et explorations musicales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mo The Dude&lt;/strong&gt; : C'est vrai qu'en plus des rythmiques rapides que tu a &#233;voqu&#233;es, il y a un c&#244;t&#233; un peu RnB, &#231;a croone, y a plein de refrains hyper m&#233;lodieux - t'as quand m&#234;me Raphael Saadiq sur l'album - mais &#231;a reste thug. Le morceau avec Saadiq est terrible. &#199;a chantonne avec le flingue &#224; la ceinture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Monsieur Sa&#239;&lt;/strong&gt; : Carr&#233;ment, Raphael Saadiq est m&#233;ga suave, mais il fait quatorze fois le refrain c'est trop long.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mo The Dude&lt;/strong&gt; : C'est vrai qu'il est vocalement pr&#233;sent. Et il fait la prod, c'est son morceau en fait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Monsieur Sa&#239;&lt;/strong&gt; : C'&#233;tait aussi les d&#233;buts de la nu soul et Snoop a peut-&#234;tre voulu mettre un pied dedans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mo The Dude&lt;/strong&gt; : Je ne saurais dire mais c'est coh&#233;rent avec son c&#244;t&#233; laid back inalt&#233;rable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Monsieur Sa&#239;&lt;/strong&gt; : Clairement. T'as un top 3 sur l'album ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mo The Dude&lt;/strong&gt; : Buck'Em / &lt;a href=&#034;https://youtu.be/yLGDJIXPMZI?feature=shared&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Snoopafella&lt;/a&gt; / &lt;a href=&#034;https://youtu.be/fIUDAXW7uj0?feature=shared&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;In love with a thug&lt;/a&gt; / &lt;a href=&#034;https://youtu.be/ybA7bks6sFM?feature=shared&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Something bout Ya Business&lt;/a&gt;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Bon, &#231;a fait quatre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Monsieur Sa&#239;&lt;/strong&gt; : Des choix coh&#233;rents !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mo The Dude&lt;/strong&gt; : C'est mon c&#244;t&#233; smooth criminal. Et toi ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Monsieur Sa&#239;&lt;/strong&gt; : Quatre aussi du coup : Buck'em / &lt;a href=&#034;https://youtu.be/Y8z4c0EGgIs?feature=shared&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;G bedtime stories&lt;/a&gt; / Down 4 my N's / &lt;a href=&#034;https://youtu.be/6qHHiL9V3PA?feature=shared&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Party with a DPG&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mo The Dude&lt;/strong&gt; : G Bedtime Stories, j'aurais pu le mettre aussi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Monsieur Sa&#239;&lt;/strong&gt; : Le couplet qu'il envoie !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mo The Dude&lt;/strong&gt; : On est vraiment sur ce truc uptempo dont tu parlais, assez &#233;tonnant. &#199;a file, &#231;a rebondit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Monsieur Sa&#239;&lt;/strong&gt; : Ouais, il galope le morceau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mo The Dude&lt;/strong&gt; : C'est mon Meech Wells ! Si on voulait pousser l'analogie un peu loin, on pourrait rapprocher ce track de ce que fait la Stinc Team depuis quelques ann&#233;es. Un Ralphy The Plug sur cette prod ce serait pas d&#233;lirant. En plus le morceau est court, ce qui correspond aux formats d'aujourd'hui. Pour l'&#233;poque c'&#233;tait un interlude quasiment. Bon et en parlant de top, du coup &#8220;Top Dogg&#8221; c'est ton album pr&#233;f&#233;r&#233; de Snoop carr&#233;ment ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Monsieur Sa&#239;&lt;/strong&gt; : Ouais, franchement. Je me dis que market&#233; diff&#233;remment il aurait pu faire un carton type &#034;2001&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mo The Dude&lt;/strong&gt; : Ah ouais ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Monsieur Sa&#239;&lt;/strong&gt; : Je m'emballe un peu, il y a quand m&#234;me un c&#244;t&#233; plus ou moins underground sur &#8220;Top Dogg&#8221;. Mais je le vois comme un classique de seconde zone.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mo The Dude&lt;/strong&gt; : Classique de seconde zone &#231;a lui va bien ! M&#234;me si c'est chelou de parler de seconde zone pour un album de Snoop. Mais je vois l'id&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Monsieur Sa&#239;&lt;/strong&gt; : C'est clair. Millionnaire de seconde zone !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mo The Dude&lt;/strong&gt; : Hehe, oui. Tu parles de marketing et comme on le disait au d&#233;but de notre &#233;change, cet album estampill&#233; No Limit, faisait partie d'un flot de sorties. Alors que &#8220;Chronic 2001&#8221;, outre ses qualit&#233;s intrins&#232;ques de composition et d'ing&#233;nierie sonore, c'&#233;tait un blockbuster annonc&#233; et revendiqu&#233;, enfin c'est l'impression que &#231;a donnait. L'album de Snoop reste adress&#233; &#224; un certain public, il est moins rassembleur. Les morceaux tr&#232;s grand public de Snoop arrivent plus tard. J'entends par l&#224;, les morceaux que m&#234;me ceux qui n'&#233;coutent pas de rap connaissent (et qui ont &#233;t&#233; massivement diffus&#233;s).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Monsieur Sa&#239;&lt;/strong&gt; : &#8220;Chronic 2001&#8221; a &#233;t&#233; matraqu&#233; et le casting &#233;tait dingue. No Limit n'avait pas la m&#234;me force de frappe, m&#234;me s'ils avaient conscience que Snoop &#233;tait un atout marketing.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mo The Dude&lt;/strong&gt; : Bon, moi je mets &#8220;Doggystyle&#8221; avant parce que je l'adore mais &#8220;Top Dogg&#8221; en deux juste derri&#232;re, tout proche. Je pourrais ne garder que ces deux albums de Snoop, virer tous les autres et je serais d&#233;j&#224; tr&#232;s heureux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Monsieur Sa&#239;&lt;/strong&gt; : Ayant d&#233;couvert &#8220;Doggy...&#8221; en parall&#232;le, je le kiffe aussi mais &#8220;Top Dogg&#8221; m'a plus pris par les sentiments, je ne sais pas pourquoi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mo The Dude&lt;/strong&gt; : C'est la magie de l'exp&#233;rience d'auditeur. Et c'est pour &#231;a que t'as des d&#233;bats enflamm&#233;s entre les amateurs, alors qu'&#224; un moment... &#231;a ne sert plus &#224; rien, c'est des zones dans le cerveau qui s'allument. Des sentiments comme tu dis, des &#233;motions, rien de rationnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Monsieur Sa&#239;&lt;/strong&gt; : Ouais j'aime bien les gens qui te conseillent un album, c'est le pire de l'artiste mais c'est celui qu'ils pr&#233;f&#232;rent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mo The Dude&lt;/strong&gt; : J'adore. C'est du vrai sentiment ! Avec des raisons tellement subjectives !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Monsieur Sa&#239;&lt;/strong&gt; : Carr&#233;ment d'accord, les gens qui parlent d'objectivit&#233; en musique &#231;a me&lt;br class='autobr' /&gt;
saoule.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mo The Dude&lt;/strong&gt; : C'est une bonne conclusion.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2980 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;31&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://swampdiggers.com/IMG/jpg/img_1048.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://swampdiggers.com/local/cache-vignettes/L500xH500/img_1048-a40b9.jpg?1758533554' width='500' height='500' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Illustration : MC Blue Matter
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Monsieur Sa&#239;&lt;/strong&gt; est un rappeur manceau actif depuis 2008, auteur de textes politiques, autobiographiques ou de storytelling. Il a fond&#233; le label Mauvais Sang, et compose des objets sonores vaguement horrifiques sous le pseudo Emma Goldman. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://mauvaissangofficiel.bandcamp.com/album/malveillance-ms013&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;https://mauvaissangofficiel.bandcam...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mo&#239;se The Dude&lt;/strong&gt; est un rappeur parisien actif depuis le d&#233;but des ann&#233;es 2000. Son dernier EP &#034;Da Croona 2&#034; est disponible sur les plateformes : &lt;a href=&#034;https://distrokid.com/hyperfollow/mosethedude/da-croona-2&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;https://distrokid.com/hyperfollow/m...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;MC Blue Matter&lt;/strong&gt; est un artiste parisien reconnu pour ses centaines de pochettes dans le hip-hop et le jazz. Son univers visuel l'a amen&#233; &#224; collaborer avec des figures comme Digable Planets, Illa J, Blu ou Bahamadia : &lt;a href=&#034;https://www.instagram.com/mcblue_matter?igsh=MTl2eXZmdm42Mnd6aA==&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;https://www.instagram.com/mcblue_ma...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>MF DOOM</title>
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		<dc:creator>Mo&#239;se the Dude</dc:creator>


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		<dc:subject>MF DOOM</dc:subject>

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&lt;p&gt;TOUT N'AURA DONC &#201;T&#201; QUE LEGENDE AVEC DANIEL DUMILE. &lt;br class='autobr' /&gt; De ses d&#233;buts en tant que Zev Love X, au sein du groupe KMD, qu'il forme avec son fr&#232;re, puis la mort de celui-ci qui l'affecte gravement au point qu'il disparut lui-m&#234;me quelques ann&#233;es de la surface de la terre. Jusqu'&#224; son retour, masqu&#233; pour toujours, sur la sc&#232;ne d'un open mic new-yorkais, &#233;claboussant ses semblables de sa virtuosit&#233; retrouv&#233;e. La voix n'est plus tout &#224; fait la m&#234;me, le bonhomme ne se ressemble plus. La faute peut (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://swampdiggers.com/local/cache-vignettes/L150xH69/arton502-1ed35.jpg?1634834096' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='69' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;TOUT N'AURA DONC &#201;T&#201; QUE LEGENDE AVEC DANIEL DUMILE.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_1932 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://swampdiggers.com/IMG/jpg/drdoom.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://swampdiggers.com/local/cache-vignettes/L500xH793/drdoom-b21dd.jpg?1609745556' width='500' height='793' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;De ses d&#233;buts en tant que &lt;strong&gt;Zev Love X&lt;/strong&gt;, au sein du groupe &lt;strong&gt;KMD&lt;/strong&gt;, qu'il forme avec son fr&#232;re, puis la mort de celui-ci qui l'affecte gravement au point qu'il disparut lui-m&#234;me quelques ann&#233;es de la surface de la terre. Jusqu'&#224; son retour, masqu&#233; pour toujours, sur la sc&#232;ne d'un open mic new-yorkais, &#233;claboussant ses semblables de sa virtuosit&#233; retrouv&#233;e. La voix n'est plus tout &#224; fait la m&#234;me, le bonhomme ne se ressemble plus. La faute peut &#234;tre, si l'on en croit donc la l&#233;gende &#224; ce temps pass&#233; comme SDF, port&#233; sur la bouteille, &#224; cette p&#233;riode d'impossible deuil - et d'amertume vis-&#224;-vis de l'industrie musicale. C'est dans l'&#233;preuve et la souffrance que les h&#233;ros se construisent, on le sait quand on a lu plein de comics et &lt;strong&gt;Daniel Dumile&lt;/strong&gt; le sait aussi, qui adopte un nouveau pseudonyme (un parmi d'autres mais qui reste le principal), inspir&#233; d'un personnage de comics justement : &lt;strong&gt;MF DOOM&lt;/strong&gt; (d'apr&#232;s le super-vilain &lt;strong&gt;Doctor Doom&lt;/strong&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La l&#233;gende, toujours. &lt;strong&gt;Daniel Dumile&lt;/strong&gt; est britannique, n&#233; &#224; Londres mais grandi &#224; New-York, puis a v&#233;cu en r&#233;gion d'Atlanta (j'avais lu &#231;a quelque part, je m'&#233;tais imagin&#233; qu'il finirait par rapper sur de la trap, imaginez un &lt;strong&gt;Future&lt;/strong&gt; X &lt;strong&gt;MF DOOM&lt;/strong&gt; ou un &lt;strong&gt;Gucci Mane&lt;/strong&gt; X &lt;strong&gt;MF DOOM&lt;/strong&gt;...). Et il aura pondu un chef d'oeuvre en Californie avec &lt;strong&gt;Madlib&lt;/strong&gt; et un &#233;norme stock de beuh et de champis. La l&#233;gende encore. Les concerts auxquels il envoie un autre que lui. L'impossibilit&#233; pendant longtemps de le voir jouer en Europe ou du moins en France &#224; cause d'une sombre histoire d'interdiction de quitter le territoire am&#233;ricain&#8230; L&#233;gende, l&#233;gende, l&#233;gende. Le masque aura beaucoup jou&#233;, nimbant de fait le personnage d'un insondable myst&#232;re et d'une grosse dose de charisme. Jusqu'&#224; cette mort stup&#233;fiante (sans jeu de mot), de cause inconnue, annonc&#233;e par sa femme&#8230; Deux mois jour pour jour apr&#232;s qu'elle soit survenue, un 31 d&#233;cembre qui plus est, d'une ann&#233;e 2020 d&#233;j&#224; riche en actualit&#233; peu joyeuse. &lt;strong&gt;Daniel Dumile&lt;/strong&gt;, 49 ans, n'est donc plus de ce monde.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1931 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://swampdiggers.com/local/cache-vignettes/L500xH338/k7-f5634.jpg?1609745556' width='500' height='338' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Mon premier contact avec son rap se fait via une K7 sur laquelle mon ami &lt;strong&gt;Lasse Russe&lt;/strong&gt; a dupliqu&#233; l'album &lt;i&gt;Operation Doomsday&lt;/i&gt; (l'album sort initialement en 1999, remasteris&#233; en 2001). Je mets un peu de temps avant d'&#233;couter car je n'ai jamais entendu parler de &lt;strong&gt;MF DOOM&lt;/strong&gt;. Un soir, revenant de chez un pote en voiture (j'habite en province chez mes parents &#224; cette &#233;poque), je glisse la K7 dans le lecteur. Parfois le contexte joue. Je suis seul dans la voiture, il fait nuit, pas grand monde sur la route, j'ai les chakras totalement ouverts, je suis pr&#234;t. C'est un choc, une r&#233;v&#233;lation. Les prods, les samples d&#233;coup&#233;s &#224; la machette, l'encha&#238;nement abrupt des morceaux entrecoup&#233;s d'extraits de films ou de dessins anim&#233;s, l'ambiance sonore globale de l'album, le c&#244;t&#233; brut et &#224; la fois sophistiqu&#233;, fourmillant. Et bien s&#251;r le rap, le grain de la voix, cette voix un peu grasse et sp&#233;ciale. Le flow, les mots qui s'imbriquent, les sonorit&#233;s qui se r&#233;pondent dans tous les sens, bref, je n'ai jamais entendu &#231;a. Un truc &#224; part. Je me passionne pour l'&#339;uvre de ce rappeur/beatmaker masqu&#233;. Internet arrive chez mes vieux, tr&#232;s pratique pour p&#234;cher de l'info, en compl&#233;ment des magazines sp&#233;s. Un peu compliqu&#233; de se rep&#233;rer car le bonhomme sort beaucoup de choses en seulement quelques ann&#233;es et multiplie les alias : &lt;strong&gt;Viktor Vaughn&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;King Geedorah&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Metal Fingers&lt;/strong&gt; etc. Mon deuxi&#232;me gros coup de coeur sera d'ailleurs l'album &lt;i&gt;Take me to Your Leader&lt;/i&gt; sorti sous l'alias &lt;strong&gt;King Geedorah&lt;/strong&gt; en 2003. Les prods sign&#233;es &lt;strong&gt;Metal Fingered Villain&lt;/strong&gt; (toujours &lt;strong&gt;DOOM&lt;/strong&gt;) sont incroyables. On dirait la B.O d'un film, de plusieurs films en fait, &#224; mi-chemin entre &lt;i&gt;blaxpoitation&lt;/i&gt; et science fiction psych&#233;d&#233;lique.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1939 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://swampdiggers.com/IMG/jpg/piano_2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://swampdiggers.com/local/cache-vignettes/L500xH488/piano_2-a7c1a.jpg?1634912315' width='500' height='488' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Je recolle les morceaux d'une carri&#232;re dont je d&#233;couvre qu'elle a donc commenc&#233; sans masque au d&#233;but des ann&#233;es 90, avec le groupe &lt;strong&gt;KMD&lt;/strong&gt;. Deux tr&#232;s bons albums au compteur : &lt;i&gt;Mr Hood&lt;/i&gt; et le fameux &lt;i&gt;Black Bastards&lt;/i&gt; avec sa cover mythique. Je d&#233;couvre que &lt;strong&gt;Daniel&lt;/strong&gt; a eu un fr&#232;re, que le fr&#232;re meurt dans un accident de voiture, que &lt;strong&gt;Daniel&lt;/strong&gt; dispara&#238;t, puis r&#233;appara&#238;t comme &#233;voqu&#233; en pr&#233;ambule. Je trouve l'histoire fascinante, &#231;a rend l'artiste l&#233;gendaire. Je me construis toute une mythologie avec &#231;a. Je projette mentalement la vie d'errance de &lt;strong&gt;DOOM&lt;/strong&gt; dans les rues new-yorkaises, inconsolable, alcoolique, faisant du mauvais gras et perdant sa voix juv&#233;nile. Mais ayant toujours envie de rapper, cherchant comment se r&#233;inventer, stockant de la rime en secret, puis se d&#233;cidant enfin, pouss&#233; par je ne sais quelle sourde motivation &#224; se pr&#233;senter sur sc&#232;ne masqu&#233; et &#224; rapper comme un roi de l'underground, qu'il serait instantan&#233;ment devenu, pour commencer. J'imagine les t&#234;tes m&#233;dus&#233;es dans le public, les spectateurs foudroy&#233;s par tant de talent et d'aisance. Je me raconte une telle histoire &#224; propos de ce mec, j'imprime tout ce que je trouve sur lui, articles ou interviews. C'est mon h&#233;ros du rap, l'effet masque fonctionne &#224; fond. Je trouve son flow hallucinant de souplesse et de ma&#238;trise, je ne comprends pas tout mais je capte que le mec manipule la langue avec brio.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1928 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://swampdiggers.com/IMG/jpg/madvillainy.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://swampdiggers.com/local/cache-vignettes/L500xH500/madvillainy-18334.jpg?1609745557' width='500' height='500' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Puis, en 2004, arrive ce qui reste, &#224; mon humble avis, son chef d'oeuvre (et l'un des meilleurs albums de rap de l'histoire) : l'album commun avec &lt;strong&gt;Madlib&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;Madvillainy&lt;/i&gt;. D&#233;j&#224; &lt;strong&gt;Lasse Russe&lt;/strong&gt;, encore lui, me refile un obscur leak de l'album, o&#249; figure une bonne partie des morceaux, mais pas toujours avec les bons titres, pas dans le bon ordre et pas forc&#233;ment les bonnes versions. Bref, un truc qui loin de trop me spoiler la sortie officielle de l'opus me fait encore plus baver. Et l'album sort enfin, classique instantan&#233;. La cover, sobre et belle ; la tracklist au dos, les cr&#233;dits, tout est d&#233;j&#224; culte, m&#234;me sans avoir &#233;cout&#233; le disque. Puis on d&#233;couvre le contenu et le plaisir est immense. L'association des deux, c'est l'&#233;vidence, la magie. L'histoire s'&#233;crit &#224; coup de samples et de blunts, de bidouillages divers, on sent que peut-&#234;tre on tient l&#224; une oeuvre qui fera date. Sur cet opus &lt;strong&gt;DOOM&lt;/strong&gt; est &#224; son meilleur, il rappe comme un Dieu, sous substances, qui n'a rien &#224; prouver. La voix est toujours pleine de grain, voil&#233;e, parfois presque tra&#238;nante. Son flow de jazzman est d'une pr&#233;cision diabolique alors m&#234;me qu'on a l'impression qu'il n'en a rien &#224; foutre. Il ne force jamais, semble rapper quand &#231;a le chante, presque au pif. Il enquille les phases, fait des pauses, repart. Semble d&#233;marrer sur les prods sans logique apparente. En r&#233;alit&#233;, il d&#233;livre une le&#231;on de rap pur. Pas de refrain, rien que du kickage. Une le&#231;on de groove et de placements, de gestion des silences, de changement de rythme etc. Un truc &#224; &#233;tudier dans les &#233;coles. Avec les copains, combien de fois on a pull up son d&#233;part sur &lt;i&gt;Accordion&lt;/i&gt; en se demandant comment c'est possible de partir comme &#231;a et de toujours retomber sur ses pattes. Je n'ai pas perc&#233; le myst&#232;re. Ce morceau - ce gros couplet plut&#244;t - et cette prod triste, me font le m&#234;me effet dix sept ans plus tard. On doit bien s&#251;r la qualit&#233; de l'album pour moiti&#233; &#224; &lt;strong&gt;Madlib&lt;/strong&gt;, autre l&#233;gende dans son genre, sampleur fou aux oreilles dor&#233;es. Bien que &lt;strong&gt;DOOM&lt;/strong&gt; soit lui-m&#234;me un beatmaker talentueux et prolifique, un brutal d&#233;coupeur de samples, il a cette fois &#224; ses c&#244;t&#233;s un ma&#238;tre en la mati&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2005 sort un autre album collaboratif, avec Danger Mouse cette fois, &lt;i&gt;The Mouse and The Mask&lt;/i&gt;. Projet tr&#232;s s&#233;duisant, tr&#232;s cool &#224; l'&#233;coute, mais forc&#233;ment moins marquant que l'album avec &lt;strong&gt;Madlib&lt;/strong&gt;. Parce-que plus cadr&#233;, plus ouvertement mainstream, moins brut que les sorties habituelles du super Villain. Bel &#233;quilibre n&#233;anmoins entre les vell&#233;it&#233;s pop d'un &lt;strong&gt;Danger Mouse&lt;/strong&gt; en pleine explosion et le rap cartoonesque d'un &lt;strong&gt;MF DOOM&lt;/strong&gt; &#224; l'aise en toutes circonstances (pas un hasard si l'album est truff&#233; de samples et d'extraits de la cha&#238;ne Adult Swim, sp&#233;cialis&#233;e dans les anim&#233;s pour adultes). On y retrouve &lt;strong&gt;Ghostface Killah&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Talib Kweli&lt;/strong&gt; et, tiens donc, &lt;strong&gt;Cee Lo Green&lt;/strong&gt; (sur le morceau le plus enjaillant de l'album).&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1937 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://swampdiggers.com/local/cache-vignettes/L358xH447/piano-293b5.jpg?1609621224' width='358' height='447' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;2007, je d&#233;couvre &lt;i&gt;MM Food&lt;/i&gt; via une r&#233;&#233;dition (sortie initiale en 2004), et en 2009 sort &lt;i&gt;Born like This&lt;/i&gt;. Deux albums solos de bonne facture, dans la continuit&#233; d'&lt;i&gt;Op&#233;ration Doomsday&lt;/i&gt; et de ce que DOOM aura finalement toujours fait : des samples, des beats, du rap, z&#233;ro refrain. L'effet de surprise en moins. Et il faut compter, en plus et au milieu de tout &#231;a des compilations de prods (la folle s&#233;rie des &lt;i&gt;Special Herbs&lt;/i&gt; sous l'alias &lt;strong&gt;Metal Fingers&lt;/strong&gt;) ; on retrouve pas mal de ces m&#234;mes prods sur ses albums solos ou ceux d'autres rappeurs. Moults featurings, comme sur le tr&#232;s bon &lt;i&gt;Rock Co.kane Flow&lt;/i&gt; des &lt;strong&gt;De La Soul&lt;/strong&gt;, avec une grosse prod de &lt;strong&gt;Jake One&lt;/strong&gt;. Ou encore des one shot avec des beatmakers (&lt;i&gt;My favorite Ladies&lt;/i&gt; sur une prod de &lt;strong&gt;The Prof&lt;/strong&gt; par exemple). C'est aussi un peu la bonne &#233;poque des sorties de maxis vinyls et des labels ind&#233;s faisant feu de tout bois, genre&lt;strong&gt; Nature Sounds&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Rhymesayers&lt;/strong&gt;, et autres &lt;strong&gt;Fatbeats&lt;/strong&gt; (c&#233;l&#232;bre shop/distributeur new-yorkais). Et les collectionneurs partent &#224; la chasse aux tr&#233;sors. N'oublions pas la participation de &lt;strong&gt;DOOM&lt;/strong&gt; &#224; l'album &lt;i&gt;Demon Days&lt;/i&gt; de &lt;strong&gt;Gorillaz&lt;/strong&gt; (produit ou plut&#244;t co-produit par... &lt;strong&gt;Danger Mouse&lt;/strong&gt;), sur le fabuleux &lt;i&gt;November Has Come&lt;/i&gt;. Etant ultrafan de &lt;strong&gt;DOOM&lt;/strong&gt; et de &lt;strong&gt;Gorillaz&lt;/strong&gt; je suis comme un dingue quand j'apprends que cette collaboration existe, et pas d&#233;&#231;u du r&#233;sultat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis, sans m'en rendre compte, j'ai arr&#234;t&#233; d'&#233;couter &lt;strong&gt;Daniel Dumile&lt;/strong&gt;. Je suis pass&#233; &#224; c&#244;t&#233; des albums communs avec &lt;strong&gt;Jneiro Jarrel&lt;/strong&gt; ou &lt;strong&gt;Bishop Nehru&lt;/strong&gt; ou plus r&#233;cemment, celui avec &lt;strong&gt;Czarface&lt;/strong&gt;. Les classiques dont il nous a d&#233;j&#224; gratifi&#233;s me suffisent amplement.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1933 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://swampdiggers.com/local/cache-vignettes/L451xH312/end-21c9e.jpg?1609617113' width='451' height='312' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Et voil&#224; qu'il n'y a plus personne derri&#232;re le masque. Voil&#224; que, si je ne suis pas triste au sens purement &#233;motionnel du terme, je vois dispara&#238;tre un de ceux qui, par son parcours, ses talents et ses myst&#232;res, aura particip&#233; grandement &#224; ma passion d&#233;raisonnable pour cette musique qu'on appelle rap, ses figures, ses personnages. Un peu plus que d'autres en tout cas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors&#8230; Adieu Villain et merci pour tout.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;div class='spip_document_1940 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://swampdiggers.com/IMG/jpg/cover-20.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://swampdiggers.com/local/cache-vignettes/L500xH500/cover-20-d7a45.jpg?1634912316' width='500' height='500' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et pour compl&#233;ter cet hommage Crem a compil&#233; les meilleures apparitions hors albums de ces dix derni&#232;res ann&#233;es du regrett&#233; MF DOOM : &lt;a href=&#034;https://mega.nz/folder/2WAVEY4Z#PhOwN2a0Q-6YssEvLYXlvw&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Le Masque et la Plume&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;a href=&#034;https://mega.nz/folder/2WAVEY4Z#PhOwN2a0Q-6YssEvLYXlvw&#034; class=&#034;btn btn-swamp btn-lg&#034; target=&#034;_blank&#034;&gt;&lt;span class=&#034;glyphicon glyphicon-save&#034;&gt;&lt;/span&gt; T&#233;l&#233;charger&lt;/a&gt;&lt;/center&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Cover : rimrimrim&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>L'histoire des grillz</title>
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		<dc:date>2020-04-15T08:50:35Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Axel Bodin</dc:creator>


		<dc:subject>Compilation</dc:subject>
		<dc:subject>Analyse</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire</dc:subject>
		<dc:subject>grillz</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En 2005, le rappeur Nelly sortait un titre sombrement intitul&#233; &#034;Grillz&#034;. Que ce soit dans le visuel ou les lyrics, le rappeur de St Louis met en avant ces fameuses dents immacul&#233;es d'or. Avec son arriv&#233;e en num&#233;ro 1 du Billboard, une mode venait tout juste de rena&#238;tre : aborder des dents dor&#233;es sur les deux maxillaires. Un ph&#233;nom&#232;ne qui avait d&#233;j&#224; conquis les &#201;tats-Unis depuis les ann&#233;es 80 mais qui effectuera une mont&#233;e en puissance &#224; la sortie de ce morceau. Mais comme vous pouvez (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://swampdiggers.com/local/cache-vignettes/L150xH79/arton467-fe83f.jpg?1634834096' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='79' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En 2005, le rappeur &lt;strong&gt;Nelly&lt;/strong&gt; sortait un titre sombrement intitul&#233; &lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=8fijggq5R6w&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#034;&lt;i&gt;Grillz&lt;/i&gt;&#034;&lt;/a&gt;. Que ce soit dans le visuel ou les lyrics, le rappeur de St Louis met en avant ces fameuses dents immacul&#233;es d'or. Avec son arriv&#233;e en num&#233;ro 1 du Billboard, une mode venait tout juste de rena&#238;tre : aborder des dents dor&#233;es sur les deux maxillaires. Un ph&#233;nom&#232;ne qui avait d&#233;j&#224; conquis les &#201;tats-Unis depuis les ann&#233;es 80 mais qui effectuera une mont&#233;e en puissance &#224; la sortie de ce morceau. Mais comme vous pouvez l'imaginer, les m&#226;choires de ferraille ne sont pas n&#233;es sur le sol am&#233;ricain. Il faut donc rembobiner quelques si&#232;cles en arri&#232;re pour conna&#238;tre l'histoire de cette nouvelle fa&#231;on de porter des bijoux.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;1000 dents plus t&#244;t&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le ph&#233;nom&#232;ne des dents orn&#233;es d'or remonte &#224; un temps que l'on ne connait que tr&#232;s peu. En effet, il faut remonter jusqu'au VIIe si&#232;cle avant J.-C. o&#249; les &#201;trusques, vivant dans le centre de la p&#233;ninsule italienne, semblaient &#234;tre les premiers &#224; porter de telles parures. De nombreux papyrus viennent nous &#233;clairer sur la mani&#232;re dont cet or &#233;tait port&#233;. Loin d'&#234;tre le produit actuel qui enveloppe toute la dentition, de simples files dor&#233;es venaient se contorsionner autour des dents. Les femmes &#233;taient premi&#232;res d&#233;tentrices de ces artifices afin d'exposer leur statut social au plus grand nombre. Celles disposant de ces files disposaient d'une certaine &#233;galit&#233; face aux hommes et avaient des droits inhabituels comme l'acquisition de propri&#233;t&#233;. A c&#244;t&#233; de cela, ce d&#233;guisement avait un but purement esth&#233;tique et les m&#233;taux pouvaient d'ailleurs &#234;tre parfois peints.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ils n'ont pas &#233;t&#233; les seuls &#224; porter des grillz. Les Mayas, en 300 avant J.-C., r&#233;sidant en Am&#233;rique centrale &#233;taient f&#233;rus de jade, une pierre gemme &#224; la couleur verte, symbole de prosp&#233;rit&#233;. De nombreux rois et reines creusaient des trous dans leurs incisives du maxillaire sup&#233;rieur pour y incorporer les pierres. L&#224; encore, les raisons d'une telle pratique &#233;taient semblables aux &#201;trusques : montrer son statut social et le sublime.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1784 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://swampdiggers.com/local/cache-vignettes/L382xH561/02-96b2e.png?1586789585' width='382' height='561' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;On pourrait &#233;galement citer les Vikings qui coloraient leurs incisives avec des rainures dor&#233;es. On compte aussi des dentistes comme Giovanni d'Arcoli qui, en 1848, fut le premier &#224; utiliser de l'or pour remplacer les dents pourries. Mais en dehors de toutes ces histoires, il va falloir essayer de comprendre comment cette tradition s'est perp&#233;tu&#233;e au Etats-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;American gold&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Finalement, toute cette mode d&#233;rive du sud de l'Am&#233;rique. Dans un premier temps, les Mayas font &#233;videmment partie de l'&#233;quation, mais &#233;galement le Guatemala. Le docteur &lt;strong&gt;E. J. Neiburger&lt;/strong&gt; aurait ainsi d&#233;clar&#233; dans son &#339;uvre &lt;i&gt;Journal of the Massachusetts Dental Society&lt;/i&gt; que 65% de la population arborait des habits dor&#233;s. Toutes ces personnes sont principalement des descendants des Mayas et ne vivent pas seulement au Guatemala mais &#233;galement au Mexique ou &#224; Belize. Du fait d'une immigration en hausse &#224; partir des ann&#233;es 50 vers le Nord, beaucoup d'entre eux garderont cet attrait pour la customisation des dents. S'ajoutent &#224; cela les Jama&#239;cains aussi tr&#232;s friands de cet artefact, signe de bonne sant&#233; et de richesse. Alors, dans les ann&#233;es 70, le grillz comme on le conna&#238;t aujourd'hui se popularise dans New-York. Petit &#224; petit, les jeunes s'emparent de cette tendance. Que ce soit les adolescents, les filles ou les dealers, chacun &#233;tait v&#234;tu du fameux dentier.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1785 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://swampdiggers.com/local/cache-vignettes/L485xH538/03-839a6.png?1586789585' width='485' height='538' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but des ann&#233;es 80, un homme r&#233;pondant au nom d'&lt;strong&gt;Eddie Plein&lt;/strong&gt; viendra r&#233;volutionner l'industrie du grillz. Alors que seuls les dentistes &#233;taient en capacit&#233;s de poser ces joyaux, lui d&#233;cidera d'apprendre le m&#233;tier par lui-m&#234;me. N&#233; au Surinam, il faut dire que sa famille &#233;tait d&#233;j&#224; familiaris&#233;e avec la pratique. Il ouvrira sa boutique Eddie's Gold Teeth dans le Queens apr&#232;s avoir mis au point les grillz amovibles. Gr&#226;ce &#224; son concept, il accueillera de grands artistes comme &lt;strong&gt;Big Daddy Kane&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Flavor Flav&lt;/strong&gt; de &lt;strong&gt;Public Enemy&lt;/strong&gt; ainsi que de nombreux &lt;i&gt;hustlers&lt;/i&gt; du Queens. Par la suite, les rappeurs n'h&#233;sitent pas &#224; exposer leurs nouveaux joujoux au monde entier gr&#226;ce aux visuels musicaux qui se d&#233;mocratisent dans les ann&#233;es 90.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les sudistes cybern&#233;tiques&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Mais voil&#224;, il semble que les grillz soient d&#233;sormais plus r&#233;pandus au Sud des USA plut&#244;t que dans la ville &#224; la grosse pomme. L'explication est plut&#244;t simple m&#234;me cela reste un param&#232;tre parmi tant d'autres : Eddie Plein s'installe &#224; Atlanta. L&#224;-bas, &lt;strong&gt;Outkast&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Ludacris&lt;/strong&gt; ou &lt;strong&gt;Lil John&lt;/strong&gt; se rendront tous chez lui. Toujours plus exp&#233;rimentaux, les grillz n'auront plus grand-chose &#224; voir avec la simple monture en or. Des diamants multicolores, de l'argent, des motifs insolites&#8230; le grillz se m&#233;tamorphose en ce que l'on conna&#238;t aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1786 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://swampdiggers.com/local/cache-vignettes/L500xH508/04-f81cc.png?1634912316' width='500' height='508' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Quelques ann&#233;e apr&#232;s, un concurrent de taille viendra d&#233;tr&#244;ner notre cher Plein. Son nom ? &lt;strong&gt;Johnny Dang&lt;/strong&gt;. S'implantant &#224; Houston en 1996, il est devenu une ic&#244;ne dans le hip-hop et les &lt;strong&gt;Migos&lt;/strong&gt;, Nelly ou &lt;strong&gt;Chief Keef&lt;/strong&gt; n'h&#233;sitent pas &#224; le citer dans leurs morceaux en guise de remerciement. Si sa famille &#233;tait d&#233;j&#224; dans l'industrie des bijoux et que lui-m&#234;me en avait fait son m&#233;tier, c'est en rencontrant un certain &lt;strong&gt;Paul Wall&lt;/strong&gt; que tout basculera. Ce dernier &#233;tait enthousiaste face &#224; son habilit&#233; dans le maniement de cet art, proposant des grillz uniques et sur-mesure pour chaque client. Ce partenariat permettra &#224; Dang de pouvoir cr&#233;er des connexions avec les rappeurs les plus en vogue. Sous la banni&#232;re de Johnny Dang &amp; Co, l'artisan est maintenant la r&#233;f&#233;rence du grillz aux Etats-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1787 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://swampdiggers.com/local/cache-vignettes/L500xH622/05-bd6b0.png?1634912316' width='500' height='622' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Durant la d&#233;cennie 2010, personne n'a pu passer &#224; c&#244;t&#233; de ce ph&#233;nom&#232;ne. Autant pr&#233;sent dans le hip-hop que dans la mode, la couronne d'or s'est r&#233;pandue dans le monde. Certains comme &lt;strong&gt;Kodak Back&lt;/strong&gt; sont m&#234;me pr&#234;ts &#224; se faire casser les dents pour rev&#234;tir une dentition &#233;ternellement blonde, une belle tradition made in Floride pour graver le grillz dans les m&#233;moires collectives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ne croyez pas que nous allons nous quitter tout de suite. Car une playlist r&#233;unissant les meilleurs morceaux &#224; propos des &lt;i&gt;gold teeth&lt;/i&gt; vous est propos&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Playlist :&lt;/h2&gt;&lt;center&gt;&lt;a href=&#034;https://play.soundsgood.co/playlist/smartlink/lhistoire-des-grillz&#034; class=&#034;btn btn-swamp btn-lg&#034; target=&#034;_blank&#034;&gt;Ecouter la playlist&lt;/a&gt;&lt;/center&gt;&lt;div class = &#034;son&#034;&gt;
&lt;iframe height=&#034;315&#034; width=&#034;100%&#034; src=&#034;https://play.soundsgood.co/embed/5e947ac622134368dad7c995?color=1ecbca&#034; frameborder=&#034;0&#034; webkitallowfullscreen mozallowfullscreen allowfullscreen allow=&#034;autoplay; encrypted-media&#034; allowtransparency=&#034;true&#034;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;&lt;ol class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; 8Ball &amp; MJG - Look at the grillz&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Jay Rock - Grillz feat. Bash, Lea, Punch &amp; Kendrick Lamar&lt;/li&gt;&lt;li&gt; UGK - Gold grill feat. 8Ball &amp; MJG&lt;/li&gt;&lt;li&gt; A$ap Rocky - Goldie&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Gucci Mane - Mouth full of golds feat. Birdman&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Paul Wall, Lil Keke &amp; Z-Ro - World series grillz&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>The Education of Sonny Carson</title>
		<link>https://swampdiggers.com/The-Education-of-Sonny-Carson</link>
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		<dc:date>2020-04-06T07:52:22Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>DrNoze &amp; Tibo BRTZ</dc:creator>


		<dc:subject>Mix</dc:subject>
		<dc:subject>Analyse</dc:subject>
		<dc:subject>producers</dc:subject>
		<dc:subject>hip-hop</dc:subject>
		<dc:subject>New York</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire</dc:subject>
		<dc:subject>Ghostface Killah</dc:subject>
		<dc:subject>Sampling</dc:subject>
		<dc:subject>Cin&#233;ma</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Bon nombre de fans de rap connaissent par coeur des r&#233;pliques de ce film, souvent sans l'avoir vu (du moins de ce c&#244;t&#233;-ci de l'Atlantique). Pourtant cette pi&#232;ce de l'histoire du rap et de la culture noire am&#233;ricaine m&#233;rite toujours le d&#233;tour. &lt;br class='autobr' /&gt; &#171; What are you doing on our turf, punk ? I got a message for Smokey. &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est par ces mots que d&#233;marre Ironman, le premier album solo de Ghostface Killah sorti en 1996. Les quelques phrases de dialogues qui serviront d'introduction &#224; Iron Maiden (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


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		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Bon nombre de fans de rap connaissent par coeur des r&#233;pliques de ce film, souvent sans l'avoir vu (du moins de ce c&#244;t&#233;-ci de l'Atlantique). Pourtant cette pi&#232;ce de l'histoire du rap et de la culture noire am&#233;ricaine m&#233;rite toujours le d&#233;tour.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#171; What are you doing on our turf, punk ?&lt;br class='autobr' /&gt;
I got a message for Smokey. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;C'est par ces mots que d&#233;marre &lt;i&gt;Ironman&lt;/i&gt;, le premier album solo de &lt;strong&gt;Ghostface Killah&lt;/strong&gt; sorti en 1996. Les quelques phrases de dialogues qui serviront d'introduction &#224; &lt;i&gt;Iron Maiden&lt;/i&gt; deviendront cultes pour toute une g&#233;n&#233;ration d'auditeurs de rap et nombreux seront les rappeurs et producteurs qui sampleront le film apr&#232;s lui.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;son&#034;&gt;
&lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/6gmQZtfx51k&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La sc&#232;ne est tir&#233;e d'un film de 1974, &lt;i&gt;The Education of Sonny Carson&lt;/i&gt;. Le jeune Sonny du titre y fait connaissance avec les membres du gang qu'il rejoindra par la suite, les Lords. Dans la mouvance des films de Blaxploitation qui sortaient r&#233;guli&#232;rement dans les ann&#233;es 1970, le film de &lt;strong&gt;Michael Campus&lt;/strong&gt; (&lt;i&gt;The Mack&lt;/i&gt;), tir&#233; du livre autobiographique de &lt;strong&gt;Robert &#171; Sonny &#187; Carson&lt;/strong&gt;, s'en d&#233;marque par son ton s&#233;rieux, document&#233; et r&#233;aliste. Il raconte l'histoire d'un jeune gar&#231;on dans les ghettos de New York &#224; la fin des ann&#233;es 1960. Un parcours romanesque qui va de la rue aux gangs en passant par la case prison et qui se termine en r&#233;demption.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme les autres productions de la Blaxpoitation il s'agit d'un film de s&#233;rie B, r&#233;alis&#233; avec un petit budget et destin&#233; au circuit des cin&#233;mas de quartier et des doubles programmes. Malgr&#233; quelques probl&#232;mes de rythme et des longueurs, il parvient &#224; dresser un portrait sensible de la jeunesse des ghettos de cette &#233;poque, avec une dimension documentaire. Le film s'attarde notamment &#224; repr&#233;senter avec insistance l'impact, physique et psychologique, que l'experience carc&#233;rale peut avoir sur une vie. Et avec une force qui n'&#233;tait pas si courante dans le cin&#233;ma populaire d'exploitation &#224; cette &#233;poque. On y d&#233;crit &#233;galement sans fard la vie au sein des gangs et les ravages de la toxicomanie.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1775 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://swampdiggers.com/IMG/jpg/sonny-carter.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://swampdiggers.com/local/cache-vignettes/L500xH281/sonny-carter-afe4a.jpg?1634912316' width='500' height='281' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Mais, si les rappeurs s'y sont int&#233;ress&#233;s de pr&#232;s, c'est qu'il s'agit &#233;galement d'un film o&#249; la musique a toute sa place. La soul, comme le veulent le genre et l'&#233;poque, y fait bien s&#251;r office de bande son. Mais la musicalit&#233; est cach&#233;e partout dans le film, jusque dans les nombreux moments de silence ou les longs dialogues rythm&#233;s. Ces tirades gorg&#233;es de slang bien senties et d&#233;clam&#233;es avec l'accent de l'&#233;poque nous font comprendre tout de suite l'int&#233;r&#234;t qu'ont pu y trouver des musiciens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le film nous fait aussi entendre beaucoup de musique di&#233;g&#233;tique, avec des sc&#232;nes proches du reportage comme cet &lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=u6hFBb_60ok&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;interminable pr&#234;che enfi&#233;vr&#233;&lt;/a&gt;, ou ces sc&#232;nes de gospels et de percussions jou&#233;es dans la rue. On trouve m&#234;me une longue sc&#232;ne de carnaval o&#249; l'on voit d'ailleurs les gangs participer activement &#224; la vie culturelle locale. Sur le g&#233;n&#233;rique de fin, la production tient d'ailleurs &#224; remercier plusieurs gangs c&#233;l&#232;bres de l'&#233;poque pour leur aide et leur participation (les Jolly Stompers, Tomahawks, Black Spades et Pure Hell). Certains de leurs membres apparaissent &#233;galement dans le film (voir &lt;a href=&#034;https://www.nytimes.com/1973/10/12/archives/gang-members-play-roles-in-film-on-sonny-carson.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;cet article&lt;/a&gt; de 1973 du New York Times).&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#171; Hey man&#8230; I'm going be the captain&#8230; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;div class=&#034;video&#034;&gt;
&lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/rH7X7CMoLKE&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'ann&#233;e 1974, la date de sortie de &lt;i&gt;The Education of Sonny Carson&lt;/i&gt; au cin&#233;ma est &#233;galement celle que les livres d'Histoire retiennent comme date de naissance du hip-hop avec les premi&#232;res block parties. On comprend d'autant mieux comment le film est devenu culte et pourquoi des rappeurs s'en sont nourris des ann&#233;es plus tard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s cette introduction l&#233;gendaire, Ghostface reprend d'autres passages du film au cours de l'album, comme l'intro de &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=Sfn5WMHC0T0&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;260&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; qui sample le discours des Hawks en train de se chauffer pour aller en guerre, ou encore celle de &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=qDFIFfsqWIs&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;All That I Got Is You&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, qui cite une sc&#232;ne en prison dans l'enfance de Sonny o&#249; ce dernier annonce &#224; son coll&#232;gue de cellule qu'il a trois mois &#224; tirer.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#171; - What dey gives you, blood ?&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8211; Three months man.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8211; Whatchu doin in here anyway ? You oughta be home with your momma. How old are you boy ?&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8211; Thirteen.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8211; Thirteen ? Damn, the bastards must be runnin outta niggaz to arrest &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;div class=&#034;video&#034;&gt;
&lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/ZQP3WYIF4vI&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Si les extraits les plus c&#233;l&#232;bres tir&#233;s de ce film sont ceux de l'album de Ghosface Killah, nombreux sont les rappeurs des ann&#233;es suivantes &#224; en avoir extrait des dialogues, comme &lt;strong&gt;Prodigy&lt;/strong&gt; (&lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=hB5C-0sNWwA&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Be Cool Skit&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;), &lt;strong&gt;Common&lt;/strong&gt; (&lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=cBVqGYPe1Qs&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;The Bitch in Yoo&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;) et &lt;strong&gt;Roc Marciano&lt;/strong&gt; (l'intro de &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=T6nUDr4wbx8&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;The Pimpire Strikes Back&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;). Aujourd'hui encore les hommages venus des rappeurs ne manquent pas, &lt;strong&gt;2 Chainz&lt;/strong&gt; (&lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=s_u6RCIfe80&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Dresser &#171; Lil Boy &#187;&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; avec &lt;strong&gt;Young Thug&lt;/strong&gt;) ou &lt;strong&gt;Meek Mill&lt;/strong&gt; (&lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?time_continue=148&amp;v=8Jy55S5NOD0&amp;feature=emb_title&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Wanna Know&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;) ont repris des extraits de dialogues, ou encore avec des samples musicaux de la bande originale comme &lt;strong&gt;21 Savage&lt;/strong&gt; (&lt;a href=&#034;https://youtu.be/sV2t3tW_JTQ&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Bank Account&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;). La liste est non exhaustive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ailleurs la musique originale du film, de &lt;strong&gt;Coleridge-Taylor Perkinson&lt;/strong&gt;, a aussi &#233;t&#233; &#233;norm&#233;ment sampl&#233;e. Tibo nous en a r&#233;uni un certain nombre dans un mix d'anthologie.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;son&#034;&gt;
&lt;iframe width=&#034;100%&#034; height=&#034;120&#034; src=&#034;https://www.mixcloud.com/widget/iframe/?hide_cover=1&amp;feed=%2Ftibo_brtz%2Fthe-education-of-sonny-carson%2F&#034; frameborder=&#034;0&#034; &gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Voir le &lt;a href=&#034;https://youtu.be/qXnIaQ5_fSs&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;film complet sur Youtube&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Mwlina Imiri Abubadika&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour finir, revenons au v&#233;ritable Sonny Carson. Apr&#232;s son exp&#233;rience racont&#233;e dans le film il s'engage dans la guerre de Cor&#233;e, o&#249; il sert dans la 82e division a&#233;roport&#233;e. Puis il change son nom pour &lt;strong&gt;Mwlina Imiri Abubadika&lt;/strong&gt; et devient par la suite un activiste &#171; black nationalist &#187; engag&#233; dans divers combats comme la lutte contre la drogue ou les brutalit&#233;s polici&#232;res. Mais il s'affichera aussi dans des luttes plus douteuses comme le boycott de certaines &#233;piceries tenues par des Cor&#233;ens, ou les tensions raciales de 1991 entre noirs et juifs dans le quartier de &lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89meutes_de_Crown_Heights&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Crown Heights&lt;/a&gt;. Dernier lien avec le rap, son fils &lt;strong&gt;Lumumba Carson&lt;/strong&gt; officie sous le pseudonyme de &lt;strong&gt;Professor X&lt;/strong&gt; (the Overseer) au sein du X Clan.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1776 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;43&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://swampdiggers.com/IMG/jpg/sonny-carson-1970s.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://swampdiggers.com/local/cache-vignettes/L500xH373/sonny-carson-1970s-36295.jpg?1634912317' width='500' height='373' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Sonny Carson (AKA Mwlina Imiri Abubadika)
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Cover rippin'</title>
		<link>https://swampdiggers.com/Cover-rippin</link>
		<guid isPermaLink="true">https://swampdiggers.com/Cover-rippin</guid>
		<dc:date>2018-06-22T09:07:30Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>DrNoze &amp; Jocelyn Anglemort &amp; La r&#233;daction</dc:creator>


		<dc:subject>Analyse</dc:subject>
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&lt;p&gt;Une s&#233;lection de pochettes d'albums ou de mixtapes qui reprennent, citent ou m&#234;me remixent d'autres pochettes de rap. &lt;br class='autobr' /&gt; L'art de la citation et de la r&#233;f&#233;rence fait partie de l'ADN et de l'histoire du rap. La r&#233;f&#233;rence se fait directe avec l'utilisation du sampling, les citations sont monnaie courante dans les paroles, et &#224; ce petit jeux la science du cover art n'est, elle non plus, pas en reste. &lt;br class='autobr' /&gt;
Tout comme pour le sampling, les pochettes de rap ont longtemps pioch&#233; majoritairement dans (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://swampdiggers.com/cover-design" rel="tag"&gt;cover design&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://swampdiggers.com/Panoramique" rel="tag"&gt;Panoramique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://swampdiggers.com/Illustrations" rel="tag"&gt;Illustrations&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://swampdiggers.com/local/cache-vignettes/L150xH75/arton224-7c932.png?1634836512' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Une s&#233;lection de pochettes d'albums ou de mixtapes qui reprennent, citent ou m&#234;me remixent d'autres pochettes de rap.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'art de la citation et de la r&#233;f&#233;rence fait partie de l'ADN et de l'histoire du rap. La r&#233;f&#233;rence se fait directe avec l'utilisation du sampling, les citations sont monnaie courante dans les paroles, et &#224; ce petit jeux la science du &lt;i&gt;cover art&lt;/i&gt; n'est, elle non plus, pas en reste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout comme pour le sampling, les pochettes de rap ont longtemps pioch&#233; majoritairement dans les musiques noires qui l'ont pr&#233;c&#233;d&#233;. On ne compte plus les reprises et r&#233;f&#233;rences aux grandes pochettes de &lt;a href=&#034;https://www.discogs.com/fr/J-Live-All-Of-The-Above/release/468718&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;jazz&lt;/a&gt; ou de &lt;a href=&#034;https://www.discogs.com/fr/Smif-N-Wessun-Dah-Shinin/release/364455&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;soul&lt;/a&gt;, mais la nouvelle g&#233;n&#233;ration, dont les parents &#233;coutaient d&#233;j&#224; du rap et qui ont baign&#233; dans cette musique depuis leur petite enfance, n'h&#233;site pas &#224; citer directement ce dernier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nous en avons fait une s&#233;lection tr&#232;s subjective :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Clipse - &lt;i&gt;Lord Willin'&lt;/i&gt; V.S. Gucci mane - &lt;i&gt;Drop Top Wop&lt;/i&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En 2017, Gucci Mane n'en finit plus de revenir sur le devant de la sc&#232;ne. Pour son &lt;i&gt;Drop Top Wop&lt;/i&gt;, il s'acoquine avec Metro Boomin pour nous livrer un court album qui a le m&#233;rite de poss&#233;der une pochette qui s'inspire directement du &lt;i&gt;Lord Willin'&lt;/i&gt; de Clipse.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;image&#034;&gt;
&lt;div class=&#034;row&#034;&gt;
&lt;div class=&#034;col-xs-12 col-md-6&#034;&gt;
&lt;div class='spip_document_573 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://swampdiggers.com/local/cache-vignettes/L500xH495/clipse-fb2fd.jpg?1506604367' width='500' height='495' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&#034;col-xs-12 col-md-6&#034;&gt;
&lt;div class='spip_document_572 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://swampdiggers.com/local/cache-vignettes/L500xH500/droptopwop-gucci-856bb.jpg?1634862909' width='500' height='500' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Dr. Dre - &lt;i&gt;The Chronic&lt;/i&gt; V.S. Spark Master Tape - &lt;i&gt;Syrup Splash&lt;/i&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Spark Master Tape pour son premier album se pose en v&#233;ritable n&#233;gatif de Dr. Dre : un fond noir s'oppose au blanc immacul&#233; de la pochette de l'album culte, et un anonyme blanc et passablement ridicule (issu d'un &lt;a href=&#034;https://cdn-ak.f.st-hatena.com/images/fotolife/a/ayu-minmin/20170310/20170310224655.jpg&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;meme&lt;/a&gt;) remplace Dr. Dre lui-m&#234;me, une des personnalit&#233;s noires les plus respect&#233;es du hip-hop.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;image&#034;&gt;
&lt;div class=&#034;row&#034;&gt;
&lt;div class=&#034;col-xs-12 col-md-6&#034;&gt;
&lt;div class='spip_document_569 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://swampdiggers.com/local/cache-vignettes/L500xH500/drdre-chronic-1013a.jpg?1529658587' width='500' height='500' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&#034;col-xs-12 col-md-6&#034;&gt;
&lt;div class='spip_document_568 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://swampdiggers.com/local/cache-vignettes/L500xH500/spark-master-tape-d6494.jpg?1506604367' width='500' height='500' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;The Notorious B.I.G. - &lt;i&gt;Ready To Die&lt;/i&gt; V.S. Kodak Black - &lt;i&gt;Lil Big Pac&lt;/i&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Kodak rend hommage &#224; ses idoles en reprenant la pochette d'un des disques les plus encens&#233; de l'histoire du rap, et en y ajoutant des &#233;l&#233;ments plus personnels. Notons que Kodak n'est pas le premier, &lt;a href=&#034;http://baseshare.com/uploads/zips/a0a1d3b/Scooter%20Cover.jpg&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Young Scooter&lt;/a&gt;, &lt;a href=&#034;http://images.livemixtapes.com/artists/scream/doe_b-baby_jesus/cover.jpg&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Doe B&lt;/a&gt; et notre &lt;a href=&#034;https://static.booska-p.com/images/albums/where-is-l-album-de-gradur.jpg&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Gradur&lt;/a&gt; national s'y sont &#233;galement essay&#233;s. &lt;small&gt;(Jusqu'&#224; ce bon croco de _W___ pour &lt;a href='https://swampdiggers.com/Tity-Boi-se-deuchaine-2007-2012' class=&#034;spip_in&#034;&gt;un mix de Tity Bo&#239;&lt;/a&gt;)&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;image&#034;&gt;
&lt;div class=&#034;row&#034;&gt;
&lt;div class=&#034;col-xs-12 col-md-6&#034;&gt;
&lt;div class='spip_document_565 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://swampdiggers.com/local/cache-vignettes/L500xH500/biigie-readytodie-83f00.jpg?1529658585' width='500' height='500' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&#034;col-xs-12 col-md-6&#034;&gt;
&lt;div class='spip_document_564 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://swampdiggers.com/local/cache-vignettes/L500xH500/kodak-lilbigpac-2f7be.jpg?1506604367' width='500' height='500' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Ol Dirty Bastard - &lt;i&gt;Return to the 36 Chambers : The Dirty Version&lt;/i&gt; V.S. Bodega Bamz - &lt;i&gt;Papi&lt;/i&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Avec &lt;i&gt;Return to the 36 Chambers : The Dirty Version&lt;/i&gt;, Ol Dirty Bastard sort une des pochettes les plus iconiques de l'histoire du rap en d&#233;tournant sa carte de l'assistance publique et en la pr&#233;sentant sur toute la surface de l'album. En 2018, soit vingt-trois ans plus tard, Bodega Bamz reprend la formule pour rendre hommage &#224; son p&#232;re, Placido De La Rosa, immigr&#233; ill&#233;gal de R&#233;publique Dominicaine dont on entend la voix au tout d&#233;but de l'album.&lt;/p&gt;
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&lt;div class='spip_document_1136 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://swampdiggers.com/IMG/jpg/ol-dirty-bastard-return-to-the-36-chambers.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://swampdiggers.com/local/cache-vignettes/L500xH500/ol-dirty-bastard-return-to-the-36-chambers-8246a.jpg?1529658585' width='500' height='500' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
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&lt;div class='spip_document_1135 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://swampdiggers.com/local/cache-vignettes/L500xH500/papi-bodega-bamz-8c5f8.jpg?1529658586' width='500' height='500' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;small&gt;On notera qu'au m&#234;me moment JPEGMafia sort son album &lt;a href=&#034;https://jpegmafia.bandcamp.com/album/veteran&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Veteran&lt;/a&gt;, un hommage cette fois plus direct &#224; ODB puisque celui-ci y sample all&#232;grement les c&#233;l&#232;bres bruits de goutti&#232;re du plus destroy des membres du Wu-Tang Clan.&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Lil Wayne &#8211; &lt;i&gt;Sorry 4 the Wait 2&lt;/i&gt; V.S. Chief Keef &#8211; &lt;i&gt;Sorry 4 the Weight&lt;/i&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Avec la pochette, mais aussi le titre de sa mixtape &lt;i&gt;Sorry 4 the Weight&lt;/i&gt;, Chief Keef rend directement hommage &#224; Lil Wayne et sa s&#233;rie &lt;i&gt;Sorry 4 the Wait&lt;/i&gt;. &#192; moins que ce ne soit plut&#244;t une pique subliminale &#224; son encontre. Quand sur le volume 2 Weezy s'excusait pour son absence et l'attente de son album &lt;i&gt;Tha Carter V&lt;/i&gt; embourb&#233; dans les embrouilles juridiques, Keef, lui, ne s'excuse que pour sa pr&#233;sence et le poids qu'il p&#232;se sur le rap, notamment en terme d'influence. Rempla&#231;ant ainsi, en quelque sorte la position qu'avait le p'tit Wayne avant lui.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;image&#034;&gt;
&lt;div class=&#034;row&#034;&gt;
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&lt;div class='spip_document_589 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://swampdiggers.com/IMG/jpg/lilwaynesorryforthewait2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://swampdiggers.com/local/cache-vignettes/L500xH500/lilwaynesorryforthewait2-479e6.jpg?1529658586' width='500' height='500' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
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&lt;div class='spip_document_590 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://swampdiggers.com/local/cache-vignettes/L500xH500/chief_keef_sorry_4_the_weight-front-large-934ef.jpg?1506604368' width='500' height='500' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Mach Five &#8211; &lt;i&gt;Art Rap&lt;/i&gt; V.S. Migos &#8211; &lt;i&gt;Culture&lt;/i&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://hiphopdx.com/news/id.42204/title.migos-culture-art-explained-by-the-graphic-designer-who-made-it&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Moab&lt;/a&gt;, le jeune graphiste italien qui a r&#233;alis&#233; la pochette du &lt;i&gt;Culture&lt;/i&gt; de Migos ne semble pas assumer le lien de parent&#233; avec la pochette du &lt;i&gt;Art Rap&lt;/i&gt; de Mack Five sorti en 2013. Pourtant la composition et les jeux de couleurs sont v&#233;ritablement tr&#232;s proches, jusqu'aux rapports entre les termes &#034;Art&#034; et &#034;Culture&#034;. Curieusement, la pochette de l'album de Mach Five a &lt;a href=&#034;https://machfive.bandcamp.com/album/art-rap&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#034;myst&#233;rieusement&#034; chang&#233;&lt;/a&gt; depuis.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;image&#034;&gt;
&lt;div class=&#034;row&#034;&gt;
&lt;div class=&#034;col-xs-12 col-md-6&#034;&gt;
&lt;div class='spip_document_575 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://swampdiggers.com/local/cache-vignettes/L494xH494/artofrap-c48bf.jpg?1506604368' width='494' height='494' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&#034;col-xs-12 col-md-6&#034;&gt;
&lt;div class='spip_document_574 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://swampdiggers.com/IMG/jpg/migos-culture.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://swampdiggers.com/local/cache-vignettes/L500xH500/migos-culture-83663.jpg?1529658586' width='500' height='500' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Compton Most Wanted - &lt;i&gt;Music to Driveby&lt;/i&gt; V.S. E.S.G. &#8211; &lt;i&gt;Sailin' da South&lt;/i&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;E.S.G. cite la c&#233;l&#232;bre pochette de Compton Most Wanted, avec sa d&#233;capotable remplie de gangsters en vue plongeante, tout en la mixant avec l'ambiance compl&#232;tement folle de leur propre album &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://hw-img.datpiff.com/mce47039/ESG_Ocean_Of_Funk-front-large.jpg&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Ocean Of Funk&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
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&lt;div class=&#034;col-xs-12 col-md-6&#034;&gt;
&lt;div class='spip_document_582 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://swampdiggers.com/local/cache-vignettes/L500xH500/comptonmostwanted-musicdriveby-913ae.jpg?1506604368' width='500' height='500' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&#034;col-xs-12 col-md-6&#034;&gt;
&lt;div class='spip_document_566 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://swampdiggers.com/local/cache-vignettes/L500xH500/esg-sailindasouth-a67cb.jpg?1506604368' width='500' height='500' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;2Pac &#8211; &lt;i&gt;Strictly 4 My Niggaz&lt;/i&gt; V.S. Denzel Curry &#8211; &lt;i&gt;Strictly 4 My Raiderz&lt;/i&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans la cat&#233;gorie des rips de pochettes purs et durs le &lt;i&gt;Strictly 4 My Raiderz&lt;/i&gt; de Denzel tient une bonne position en collant directement son visage sur le torse de 2pac.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;image&#034;&gt;
&lt;div class=&#034;row&#034;&gt;
&lt;div class=&#034;col-xs-12 col-md-6&#034;&gt;
&lt;div class='spip_document_576 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://swampdiggers.com/local/cache-vignettes/L500xH500/2pac-strictly-for-my-niggaz-ad542.jpg?1529925935' width='500' height='500' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&#034;col-xs-12 col-md-6&#034;&gt;
&lt;div class='spip_document_577 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://swampdiggers.com/local/cache-vignettes/L500xH500/denzel_curry_strictly_4_my_rvid-front-large-e7d66.jpg?1506604368' width='500' height='500' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Soulja Slim &#8211; &lt;i&gt;Give It 2 'Em Raw&lt;/i&gt; V.S. Lil B &#8211; &lt;i&gt;White Flame&lt;/i&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Encore un rip de hardcore de pochette pour le &lt;i&gt;White Flame&lt;/i&gt; de Lil B, avec une habilet&#233; &#224; Photoshop toute relative, on a remplac&#233; le visage glacial de Soulja Slim du tr&#232;s culte &lt;i&gt;Give It 2 'Em Raw&lt;/i&gt; par celui, passablement flou et goguenard, du BasedGod.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;image&#034;&gt;
&lt;div class=&#034;row&#034;&gt;
&lt;div class=&#034;col-xs-12 col-md-6&#034;&gt;
&lt;div class='spip_document_588 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://swampdiggers.com/IMG/jpg/souljaslim.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://swampdiggers.com/local/cache-vignettes/L500xH500/souljaslim-8abe2.jpg?1529658586' width='500' height='500' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&#034;col-xs-12 col-md-6&#034;&gt;
&lt;div class='spip_document_587 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://swampdiggers.com/local/cache-vignettes/L500xH500/lilb-whiteflame-37a60.jpg?1529658586' width='500' height='500' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Three 6 Mafia &#8211; &lt;i&gt;Da Unbreakables&lt;/i&gt; V.S. Seed of 6ix &#8211; &lt;i&gt;Smoke N' Mirrors&lt;/i&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans son projet &#034;Back to the future&#034;, Irina Werning confronte deux photos d'une m&#234;me personne &#224; des &#226;ges diff&#233;rents en conservant les lieux, les poses et les v&#234;tements. Ce travail est a l'origine du ph&#233;nom&#232;ne o&#249; de jeunes adultes reproduisent leurs photos d'enfance afin d'inonder les r&#233;seaux sociaux. &lt;br class='autobr' /&gt;
Compl&#232;tement enlis&#233;s dans la nostalgie, les 2 membres de SO6ix, Locodunit et Lil Infamous - en plus de rapper sur les m&#234;mes samples avec des flows tr&#232;s similaires - dupliquent ici &#224; l'identique la pochette de leurs a&#239;eux (Locodunit se trouve &#234;tre le neveu de DJ Paul, Lil Infamous &#233;tant pour sa part le fils du regrett&#233; Lord Infamous). Saluons tout de m&#234;me le soucis du d&#233;tail et notamment le pic dans le nez du Scarecrow.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;image&#034;&gt;
&lt;div class=&#034;row&#034;&gt;
&lt;div class=&#034;col-xs-12 col-md-6&#034;&gt;
&lt;div class='spip_document_584 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://swampdiggers.com/IMG/jpg/tree6mafia.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://swampdiggers.com/local/cache-vignettes/L500xH500/tree6mafia-a3b36.jpg?1529658586' width='500' height='500' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&#034;col-xs-12 col-md-6&#034;&gt;
&lt;div class='spip_document_583 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://swampdiggers.com/local/cache-vignettes/L500xH500/seed-of-six-smoke-n-mirrors-ee9ae.jpg?1529658586' width='500' height='500' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;PLUTO &#8211; &lt;i&gt;Players Like Us Takin' Over&lt;/i&gt; V.S. Mister V &#8211; &lt;i&gt;Double V&lt;/i&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;daction de cet article ne constituant pas un motif suffisant pour s'infliger l'&#233;coute d'un disque de Mister V, il nous est absolument impossible de savoir si ce &#034;Double V&#034; comporte moult r&#233;f&#233;rences au trio originaire de Houston, PLUTO. C'est par contre une bonne occasion pour admirer &#224; nouveau le travail de l'in&#233;narrable studio Pen &amp; Pixel ou de se replonger dans la bonne &#233;poque &lt;a href=&#034;http://sharingan-masta.skyrock.com/1105284126-PLUTO-Players-Like-Us-Takin-Over.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#034;Skyblog&#034;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;image&#034;&gt;
&lt;div class=&#034;row&#034;&gt;
&lt;div class=&#034;col-xs-12 col-md-6&#034;&gt;
&lt;div class='spip_document_571 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://swampdiggers.com/local/cache-vignettes/L500xH488/pluto-players-0c2f8.jpg?1634862909' width='500' height='488' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&#034;col-xs-12 col-md-6&#034;&gt;
&lt;div class='spip_document_581 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://swampdiggers.com/IMG/jpg/doublev.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://swampdiggers.com/local/cache-vignettes/L500xH500/doublev-3dc32.jpg?1529658587' width='500' height='500' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;50 Cent &#8211; &lt;i&gt;The Massacre&lt;/i&gt; V.S. Fatal Bazooka &#8211; &lt;i&gt;T'as vu&lt;/i&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour illustrer son album de camping-rap parodique, Micha&#235;l Youn s'appuie &#233;videmment sur la superstar du moment, 50 Cent, afin de d&#233;tourner les lieux-communs inh&#233;rents aux gangsta rap avec la finesse qu'on lui connait. Et puis comme le disait MF Doom dans &#034;Beef Rap&#034; : &lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;&lt;i&gt;Yuck, is they rhymers or strippin' males ? Out of work jerks since they shut down Chippendales.&lt;/i&gt;&#034;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;image&#034;&gt;
&lt;div class=&#034;row&#034;&gt;
&lt;div class=&#034;col-xs-12 col-md-6&#034;&gt;
&lt;div class='spip_document_578 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://swampdiggers.com/local/cache-vignettes/L500xH500/50cent-massacre-1c5fd.jpg?1506604368' width='500' height='500' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&#034;col-xs-12 col-md-6&#034;&gt;
&lt;div class='spip_document_579 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://swampdiggers.com/local/cache-vignettes/L500xH500/fatalbazzoka-8fd35.jpg?1529658587' width='500' height='500' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;A Tribe Called Quest &#8211; &lt;i&gt;Midnight Marauders&lt;/i&gt; V.S. Hawd Gankstuh Rappuh MC's Wid Ghatz &#8211; &lt;i&gt;2 Hype 2 Wype&lt;/i&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Sorti en 2001 chez Wordsound comme une blague potache, &lt;i&gt;2 hype 2 wype&lt;/i&gt; d&#233;tourne une des pochettes les plus cultes de l'histoire du hip-hop. Si l'album est toujours aussi bord&#233;lique et difficile &#224; &#233;couter aujourd'hui, il pr&#233;figurait tout de m&#234;me par certains points de ce que serait le rap underground dix ans plus tard, gueulard, irrespectueux, low-fi et bourr&#233; d'auto-d&#233;rision.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;image&#034;&gt;
&lt;div class=&#034;row&#034;&gt;
&lt;div class=&#034;col-xs-12 col-md-6&#034;&gt;
&lt;div class='spip_document_634 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://swampdiggers.com/local/cache-vignettes/L500xH499/tribe-midnight-marauders-anniversary-cover-lead-9f33b.jpg?1634862909' width='500' height='499' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
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&lt;div class='spip_document_635 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://swampdiggers.com/local/cache-vignettes/L500xH500/hawd_ganktuh_rappuhs_mcs_wid_ghatz2_hype_2_wype-842bb.jpg?1529658587' width='500' height='500' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Snoop Doggy Dogg &#8211; &lt;i&gt;Doggystyle&lt;/i&gt; V.S. Bricc Baby &#8211; &lt;i&gt;Nasty Dealer 2&lt;/i&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour son &lt;i&gt;Nasty dealer 2&lt;/i&gt;, Bricc Baby fait &#224; nouveau appel &#224; &lt;a href='https://swampdiggers.com/Rap-illustration' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Benjamin Marra&lt;/a&gt; qui avait d&#233;j&#224; travaill&#233; sur le &lt;a href=&#034;http://www.foxylounge.com/Bricc-Baby-Shitro-Nasty-Dealer&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;premier opus&lt;/a&gt;. L'as du dessin d'ado testost&#233;ron&#233; lui a pondu une relecture du c&#233;l&#232;bre &lt;i&gt;Doggystyle&lt;/i&gt; de Snoop Dogg, sorti 23 ans plus t&#244;t.&lt;/p&gt;
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&lt;div class='spip_document_636 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://swampdiggers.com/IMG/jpg/snoop-doggy-dogg-doggystyle.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://swampdiggers.com/local/cache-vignettes/L500xH500/snoop-doggy-dogg-doggystyle-129a1.jpg?1529658587' width='500' height='500' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
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&lt;/div&gt;
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&lt;div class='spip_document_637 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://swampdiggers.com/local/cache-vignettes/L500xH500/bricc-baby-nasty-dealer-2-9efe4.jpg?1506604369' width='500' height='500' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Public Enemy - &lt;i&gt;Yo ! Bum Rush the Show&lt;/i&gt; V.S. The X-Ecutioners - &lt;i&gt;Built from Scratch&lt;/i&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En 2002, le c&#233;l&#232;bre groupe de &lt;i&gt;turntablists&lt;/i&gt; The X-Ecutioners, v&#233;ritables terreurs des battles de DJ des ann&#233;es 1990, reprennent la pochette du tr&#232;s culte &lt;i&gt;Yo ! Bum Rush the Show&lt;/i&gt;, le premier album de Public Enemy sorti en 1987. Une pochette marquante, qui, &#224; l'&#233;poque, introduisait les membres du groupe le plus virulent de Long Island, accompagn&#233; de leur garde rapproch&#233;e et posant comme un groupuscule r&#233;volutionnaire sur le point d'organiser quelque coup d'&#233;tat.&lt;/p&gt;
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&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://swampdiggers.com/local/cache-vignettes/L500xH490/public-enemy-yo-bum-rush-the-show-2ed8f.jpg?1529658587' width='500' height='490' alt='' /&gt;
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&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://swampdiggers.com/local/cache-vignettes/L500xH500/x-ecutioners-built-from-scratch-97712.jpg?1523886783' width='500' height='500' alt='' /&gt;
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		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> 25 years later, Dr. Dre's &#8216;The Chronic' remains rap's world-building masterpiece </title>
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		<dc:date>2018-01-18T11:00:53Z</dc:date>
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		<dc:subject>Analyse</dc:subject>
		<dc:subject>G-funk</dc:subject>
		<dc:subject>Los Angeles</dc:subject>
		<dc:subject>Dr Dre</dc:subject>

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&lt;p&gt;Released a quarter-century ago this month, Dr. Dre's debut solo album sold almost 6 million copies domestically and became immediately canonized in pop culture. It certainly didn't invent gangsta rap, but it was the first to alchemize it into the dominant soundtrack of American party music. &lt;br class='autobr' /&gt; As sulfurous tendrils of smoke and ash swirled in the air above Cahuenga Boulevard, the studio started filling with a swap meet's worth of televisions and stereos. The looting had begun, swiftly (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://swampdiggers.com/Dr-Dre-667" rel="tag"&gt;Dr Dre&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://swampdiggers.com/local/cache-vignettes/L150xH150/arton296-a6b11.jpg?1634862644' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Released a quarter-century ago this month, Dr. Dre's debut solo album sold almost 6 million copies domestically and became immediately canonized in pop culture. It certainly didn't invent gangsta rap, but it was the first to alchemize it into the dominant soundtrack of American party music.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;As sulfurous tendrils of smoke and ash swirled in the air above Cahuenga Boulevard, the studio started filling with a swap meet's worth of televisions and stereos. The looting had begun, swiftly fanning out from the intersection of Florence and Normandie all the way to up Frederick's of Hollywood. Reginald Denny battled the reaper in the ICU. Rodney King vainly attempted to keep the peace. The police chief was AWOL. The mayor seemed powerless. But inside Solar Studios, Dr. Dre and Snoop Dogg perfected perfection, rolling up &#8220;The Chronic&#8221; while America's second-largest city crumbled into scorched earth.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Released a quarter-century ago this month, Dr. Dre's debut solo album sold almost 6 million copies domestically and became immediately canonized in pop culture. It certainly didn't invent gangsta rap, but it was the first to alchemize it into the dominant soundtrack of American party music. It sold a million Chicago White Sox hats and size-44 khakis. It codified G-Funk, the languid palm tree thump that became the defining sound of Los Angeles rap. It introduced the addictive slang and drawl of Snoop Dogg, helped clear the path to marijuana legalization and offered an answer to the eternal question of &#8220;did what's his name get at you ?&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Before hip-hop's Hippocrates became a headphone billionaire, he was nearly destitute. Apart from the west San Fernando Valley home that he'd purchased with &#8220;Straight Outta Compton&#8221; money, the 27-year-old former N.W.A. sound architect was flat broke and fighting legal turmoil on multiple fronts. In the year leading up to &#8220;The Chronic,&#8221; disturbing headlines overshadowed his music : a punch by Dre shattered another producer's jaw ; MTV News reported on a shooting that left four bullets in his leg ; he totaled his car ; and his house burned down.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In May 1992, Dre left a music industry convention in New Orleans in handcuffs after allegedly participating in a brawl that left a 15-year-old stabbed and four police officers wounded. None of this even accounts for his attack on rapper and &#8220;Pump it Up&#8221; host Dee Barnes &#8212; a brutal assault that indelibly stains his legacy.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Among the most interesting music alternative history scenarios is this one : What if Interscope Records co-founder Jimmy Iovine had never entered the picture ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;We instinctively remember the Dre of bulletproof myth, but there was a time when doors slammed in his face. Maybe that's melodramatic exaggeration, but in a 1993 Rolling Stone profile, the mastermind behind N.W.A.'s panzer-attack sound recalled : &#8220;I needed a record to come out. . . . Ruthless [Records] spent the year trying to figure out ways not to pay me so that I'd come back on my hands and knees.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(The dispute between Dre and his former N.W.A. partner Eazy-E is familiar to anyone who saw the 2015 movie &#8220;Straight Outta Compton.&#8221;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ruthless business honcho Jerry Heller countered that Dre earned $85,000 in that calendar year. What's unequivocal is that Dre's ironclad contract frightened off almost every prospective label, at least until Iovine swooped in flush with Gerardo and Marky Mark money. By then, the artwork, video concepts and the album itself were almost fully formed. When the dust of negotiations finally settled, Eazy-E wasn't lying when he later bragged, &#8220;Dre Day only makes Eazy's payday.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;After recording the first half of the record in Dre's home, the nascent Death Row Records established a nerve center in a Hollywood that had lapsed into pure Babylonian decay.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Even if you disregard the riots, the George H.W. Bush-era recession left the Walk of Fame a hardscrabble corridor of chintzy souvenir stands, drug bazaars and sex trafficking. Snoop Dogg missed rent payments for a $500-a-month apartment that he shared with seven people.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Only three years earlier, Dre bragged about not smoking weed because it caused brain damage. Then Snoop Dogg popped into the picture &#8212; bringing the finest sticky icky and his 213 Crew from Long Beach's Eastside &#8212; and introduced a younger, more lighthearted and Technicolor element that contrasted with N.W.A.'s carnivorous aggression.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;As the initial manifesto, &#8220;Nuthin' But a G Thang&#8221; proclaimed : &#8220;Compton and Long Beach together, now you know you're in trouble.&#8221; As much as &#8220;The Chronic&#8221; is a psychedelic and sinister warp of the Parliament and Funkadelic records that constantly rotated on Dre's childhood turntable, it is the sound of Long Beach, too : the ecumenical hymns of the Baptist church turned into filthy harmonic gospel by Snoop, Nate Dogg, Warren G and Daz.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;If there is an unsung component to the record, it is the hidden hand of Pomona, Calif.'s Cold 187um, the producer for Ruthless Records group Above the Law and whom many consider the rightful co-inventor of G-Funk. Yet if it was originally a communal idea to render the &#8220;Funky Worm&#8221; and old Bootsy Collins bass lines into swaggering, tear-up-the-BBQ rap anthems, it was Dre's golden ear that understood how to turn a beat into a fully formed universe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;The Chronic&#8221; is a masterpiece in world-building. Kanye West famously said that the album &#8220;is still the hip-hop equivalent to Stevie Wonder's &#8216;Songs in the Key of Life.' It's the benchmark you measure your album against if you're serious.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It's Frank Gehry constructing the Guggenheim, the '96 Chicago Bulls, the soundtrack to infinite kickbacks and stickups, beloved equally in the streets and suburbs, West Coast to East.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;If you ask rappers and producers about Dre's genius, they generally offer one of two platitudes. The first invariably alludes to his &#8220;ear,&#8221; that ineffable auteur quality shared by Kanye, where the gifted one sifts through a roomful of clashing ideas and instinctively points to the right one and says, &#8220;That's it !&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The other is the notion of perfectionism. Outside of Phil Spector, few figures in music history are as notoriously rigid as Dre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In a 1992 profile in the Source, the author shadowed the Death Row crew for the session that yielded the &#8220;$20 Sack Pyramid&#8221; skit. Even for such a nominally insignificant moment on the album, Dre presided with dictatorial authority, commanding the D.O.C., Snoop and Daz to alternate between humming and whistling, as they attempted to approximate the ideal parody of the Dick Clark game show theme song. The writer recalled Dre mumbling to himself, &#8220;I gotta get that first one,&#8221; a phrase that only he understood, as he cryptically navigated the smoked-out conclave of his mind.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;If you lived through the '90s, the skits inevitably remain scrawled in the resin of your memory. They're profane and infinitely quotable. Meanwhile, each song could receive its own essay. Even when it's Snoop sibilantly spitting venom at Eazy-E, Jerry Heller or any other constellation of anonymous villains, it's compulsively listenable. No one ever rapped more effortlessly, adroitly toggling between sneering menace and lackadaisical chill. As for Dre, he wasn't lying when he said we'd never met another producer who could &#8220;rap and control the maestro.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;Dre Day&#8221; is one of the most vicious dismantlings in history, complete with an immortal video featuring a pathetic Eazy-E caricature and Dre flashing a laser scope on Heller, then assassinating him.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;Let Me Ride&#8221; could boom over the pink sunset fade-out of every Los Angeles heist flick from here until the state slides into the sea. With only a minor tweak and some live instrumentation, &#8220;Nuthin' But A G Thang&#8221; turned an old Leon Haywood sex jam into an entire subgenre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;If those world-conquering singles are the movable limbs, the heart and marrow of the album belong to &#8220;Lil Ghetto Boy&#8221; and &#8220;The Day The N----z Took Over.&#8221; The former flips a Donny Hathaway civil rights spiritual into a tragic meditation on the terrifying karma of Marine Blue and Piru red L.A. It was a reminder that every party could be shot up, every Crenshaw cruise could became fatal at the wrong intersection. With the latter &#8212; a frenetic sirens-flashing deception of the L.A. riots &#8212; Dre captured the raw nerves and intractable frustration that defined an era and a city that felt like the world's funkiest power keg.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;This was &#8220;The Chronic,&#8221; a fragrant reminder of a time and place, but an idea rooted in something unseen, that silent tumorous reminder that at any time this experiment could go up in flames.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="https://www.washingtonpost.com/entertainment/music/25-years-later-dr-dres-the-chronic-remains-raps-world-building-masterpiece/2017/12/14/8632acda-e00f-11e7-89e8-edec16379010_story.html" class="spip_out"&gt;https://www.washingtonpost.com/ente...&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>From Stuttgart To The 6 </title>
		<link>https://swampdiggers.com/Cubeatz-From-Stuttgart-To-The-6</link>
		<guid isPermaLink="true">https://swampdiggers.com/Cubeatz-From-Stuttgart-To-The-6</guid>
		<dc:date>2017-12-14T08:24:29Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ndsilva420</dc:creator>


		<dc:subject>trap</dc:subject>
		<dc:subject>Portraits</dc:subject>
		<dc:subject>Playlist</dc:subject>
		<dc:subject>Analyse</dc:subject>
		<dc:subject>producers</dc:subject>
		<dc:subject>Sampling</dc:subject>
		<dc:subject>Cubeatz</dc:subject>
		<dc:subject>Allemagne</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Bien qu'ils &#233;voluent dans l'ombre des poids lourds du rap, les frangins de Cubeatz occupent un immense r&#244;le dans le fa&#231;onnage de l'esth&#233;tique des productions &#034;trap&#034; contemporaines. Pour lever un peu de myst&#232;re sur cette discr&#232;te machine de guerre, nous vous proposons une introduction au duo ainsi qu'une s&#233;lection de missiles en provenance directe d'Allemagne. &lt;br class='autobr' /&gt; Tunnel Vision de Kodak Black, No Heart de 21 Savage, Goosebumps de Travis Scott, 4 AM de 2 Chainz&#8230; on retrouve derri&#232;re ces gros (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://swampdiggers.com/beatmaking" rel="tag"&gt;producers&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://swampdiggers.com/Samples" rel="tag"&gt;Sampling&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://swampdiggers.com/Cubeatz" rel="tag"&gt;Cubeatz&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://swampdiggers.com/Allemagne" rel="tag"&gt;Allemagne&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://swampdiggers.com/local/cache-vignettes/L150xH75/arton279-9add7.png?1634875124' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Bien qu'ils &#233;voluent dans l'ombre des poids lourds du rap, les frangins de Cubeatz occupent un immense r&#244;le dans le fa&#231;onnage de l'esth&#233;tique des productions &#034;trap&#034; contemporaines. Pour lever un peu de myst&#232;re sur cette discr&#232;te machine de guerre, nous vous proposons une introduction au duo ainsi qu'une s&#233;lection de missiles en provenance directe d'Allemagne.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Tunnel Vision&lt;/i&gt; de &lt;strong&gt;Kodak Black&lt;/strong&gt;, &lt;i&gt;No Heart&lt;/i&gt; de &lt;strong&gt;21 Savage&lt;/strong&gt;, &lt;i&gt;Goosebumps&lt;/i&gt; de &lt;strong&gt;Travis Scott&lt;/strong&gt;, &lt;i&gt;4 AM&lt;/i&gt; de &lt;strong&gt;2 Chainz&lt;/strong&gt;&#8230; on retrouve derri&#232;re ces gros tubes du rap US, en plus des habituels &lt;strong&gt;Metro Boomin&lt;/strong&gt; ou &lt;strong&gt;Cardo&lt;/strong&gt;, annot&#233; en petit dans un coin, le nom d'un duo de producteurs allemands, &#171; &lt;strong&gt;Cubeatz&lt;/strong&gt; &#187;, v&#233;ritable machine &#224; faire pleuvoir les dollars et les r&#233;compenses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Compos&#233; des fr&#232;res jumeaux &lt;strong&gt;Kevin &lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Tim Gomringer&lt;/strong&gt;, le duo se fait remarquer en 2011 lors de sa participation &#224; un atelier en ligne o&#249; ils propos&#232;rent plusieurs de leurs instrumentaux. Emball&#233; par la qualit&#233; des productions, le rappeur &lt;strong&gt;Fard&lt;/strong&gt; et son &#233;quipe d&#233;cident de retenir 5 de leurs propositions pour l'album &lt;i&gt;Invictus&lt;/i&gt;. Cette approbation du milieu leur met le pied &#224; l'&#233;trier et tr&#232;s rapidement, ils commencent &#224; collaborer avec les grosses pointures du rap allemand, avec succ&#232;s. On les retrouve alors sur les albums du rappeur Farid Bang avec qui ils atteindront la 11&#232;me place des charts - ainsi qu'&#224; la production d'autres artistes renomm&#233;s tels que &lt;strong&gt;Kool Savas&lt;/strong&gt; ou &lt;strong&gt;Kollegah&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;video&#034;&gt;
&lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/omUuR45iU0g&#034; frameborder=&#034;0&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ce rapide succ&#232;s pousse les jumeaux &#224; modifier leur processus de travail, passant progressivement du r&#244;le de &lt;i&gt;beatmaker&lt;/i&gt; &#224; celui de producteur. L&#224; o&#249; ils avaient l'habitude d'envoyer 5 ou 6 beats &#224; un artiste, ils pr&#233;f&#232;rent d&#233;sormais prendre en charge la production compl&#232;te d'un projet : &#171; La concurrence est devenue tr&#232;s grande, aujourd'hui tout le monde peut t&#233;l&#233;charger un logiciel bon march&#233;. Mais dix beats de qualit&#233; envoy&#233;s ici et l&#224; ne vaudront jamais un album avec une dramaturgie &#233;labor&#233;e &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'ils utilisent majoritairement des samples &#224; leurs d&#233;buts, ils se tournent vite vers la composition, principalement pour des raisons l&#233;gales : &#171; Nous avions l'habitude de nous classer 50&#232;me ou 60&#232;me dans les palmar&#232;s avec une chanson, donc cela ne posait pas vraiment de probl&#232;me. Depuis que l'on, retrouve nos productions dans le top 10, le sujet des samples est beaucoup plus d&#233;licat &#224; aborder avec les maisons de disques &#187;. Leur style se caract&#233;rise par la cr&#233;ation de boucles m&#233;lodiques simples &#224; l'aide de synth&#233;s qu'ils traitent ensuite avec des effets suppl&#233;mentaires pour les d&#233;former &#224; l'infini. &#201;galement li&#233;s par un contrat d'&#233;dition pour le g&#233;ant de l'industrie Sony, ils &#233;voluent en freelance pour placer certaines de leurs &#034;boucles&#034; aupr&#232;s d'artistes vari&#233;s, dont notre fran&#231;ais &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=LKz87Euuk-g&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lacrim&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Face au succ&#232;s rencontr&#233; par le duo en Europe, Sony active ses r&#233;seaux &lt;i&gt;circa&lt;/i&gt; 2015 pour attirer de plus gros poissons dans les filets des frangins.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_859 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://swampdiggers.com/local/cache-vignettes/L500xH314/9994_533735489995335_1129805782_n-c05c0.jpg?1513240045' width='500' height='314' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Janvier 2016, &lt;strong&gt;Drake&lt;/strong&gt; diffuse un nouveau single dans son &#233;mission sur &lt;strong&gt;OVO Sound Radio&lt;/strong&gt;, intitul&#233; &lt;i&gt;Summer Sixteen&lt;/i&gt; et produit par &lt;strong&gt;Noah 40, Boi-1da, Brian Bennett&lt;/strong&gt; et &#8230; &lt;strong&gt;Cubeatz &lt;/strong&gt; ! Un an apr&#232;s avoir plac&#233; leur premi&#232;re collaboration aux US - &lt;i&gt;R.I.C.O&lt;/i&gt; extrait de l'album &#171; &lt;i&gt;Dreams Worth More Than Money &lt;/i&gt; &#187; de &lt;strong&gt;Meek Mill&lt;/strong&gt; (en collaboration avec &lt;strong&gt;Vinylz &amp; Allen Ritter&lt;/strong&gt;) la machine &#224; faire tomber les certifications et les dollars est d&#233;sormais bien lanc&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la foul&#233;e, le travail des jumeaux va envahir les productions trap de toutes les t&#234;tes d'affiches du moment : &lt;strong&gt;Drake, Gucci Mane, Schoolboy, Juicy J, Future, Lil Uzi Vert&lt;/strong&gt;&#8230; La liste est longue de ceux qui se rendent compte qu'ajouter quelques pinc&#233;es de Cubeatz dans un morceau transforme vite le plomb en or ! Fort de ce travail, le duo parvient &#224; se hisser en mars 2017 dans les 10 meilleurs producteurs du &lt;i&gt;Billboard Hot 100&lt;/i&gt;, et cela malgr&#233; le statut &#171; particulier &#187; qui leur incombe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas vraiment des &lt;i&gt;ghost producers&lt;/i&gt; puisqu'ils figurent dans les cr&#233;dits des morceaux, leur fonctionnement ressemble davantage &#224; de la sous-traitance externalis&#233;e en Europe. Concr&#232;tement, en termes d'organisation, les fr&#232;res Gomringer envoient des packs de samples et de m&#233;lodies d&#233;j&#224; trait&#233;s en direction des US et du Canada, les producteurs locaux s'occupent ensuite de finaliser le beats en arrangeant les drums et les diff&#233;rentes pistes. Voil&#224; comment nous retrouvons r&#233;guli&#232;rement leur nom coll&#233; &#224; ceux de &lt;strong&gt;Murda Beatz, Metro Boomin, London On Da Track, Cardo, TM88, Vinylz, TM88, Wondagurl, Daniel Worthy, !llmind ou Cardiak&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les paniers &#171; cl&#233;s en main &#187; du duo sont d'une efficacit&#233; telle qu'il arrive que plusieurs producteurs utilisent le m&#234;me &#233;chantillon envoy&#233; par Cubeatz pour diff&#233;rents artistes. C'est par exemple le cas pour deux morceaux de &lt;strong&gt;Gucci Mane&lt;/strong&gt; produits par &lt;strong&gt;Metro Boomin&lt;/strong&gt; et deux autres singles de &lt;strong&gt;24hrs&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Wifisfuneral &lt;/strong&gt; produits, eux, par &lt;strong&gt;Murda Beatz&lt;/strong&gt;. De quoi faire d&#233;coller les exportations de tout un pays !&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;son&#034;&gt;
&lt;div class=&#034;row&#034;&gt;
&lt;div class=&#034;col-xs-12 col-md-6&#034;&gt;
&lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/pKaxIBxVSe0&#034; frameborder=&#034;0&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;&lt;small&gt;Gucci Mane - &lt;i&gt;Hi-Five&lt;/i&gt; [Prod. CuBeatz &amp; Metro Boomin]&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&#034;col-xs-12 col-md-6&#034;&gt;
&lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/GeT7l1wOV7k&#034; frameborder=&#034;0&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;&lt;small&gt;24hrs - &lt;i&gt;Monster Truck&lt;/i&gt; [Prod. MurdaBeatz]&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Et ici :&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;son&#034;&gt;
&lt;div class=&#034;row&#034;&gt;
&lt;div class=&#034;col-xs-12 col-md-6&#034;&gt;
&lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/m8ROtBEx8cU&#034; frameborder=&#034;0&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;&lt;small&gt;Gucci Mane - &lt;i&gt;Tho Freestyle&lt;/i&gt; [Prod. CuBeatz &amp; Metro Boomin]&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&#034;col-xs-12 col-md-6&#034;&gt;
&lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/tLeQmRZQ_Mo&#034; frameborder=&#034;0&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;&lt;small&gt;Wififuneral - &lt;i&gt;Hunnits, Fifties&lt;/i&gt; (ft Yung Bans) [Prod. MurdaBeatz]&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;From Stuttgart To The 6&lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour c&#233;l&#233;brer cette ann&#233;e de tous les succ&#232;s, nous vous proposons de revenir sur certaines des m&#233;lodies les plus addictives du bin&#244;me avec une s&#233;lection &#224; &#233;couter directement ci-dessous :&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;video&#034;&gt;
&lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/videoseries?list=PLbwJmukfzHuxhCQKdYaO2EIgL__koT3s1&#034; frameborder=&#034;0&#034; gesture=&#034;media&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Liste des pistes :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ol class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Eastbound &amp; Cubeatz &#8211; Road Trip (intro)&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Juicy J &amp; Wiz Khalifa &#8211; I See It I Want It&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 21 Savage &#8211; No Heart&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 2 Chainz &amp; travis Scott &#8211; 4 AM&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Gucci Mane &amp; Offset &#8211; Met Gala&lt;/li&gt;&lt;li&gt; J.I.D &#8211; Hasta Luego&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Travis Scott &#8211; Goosebumps&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Jay Prince &#8211; When I Die&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 21 Savage &amp; Offset &#8211; Still Serving&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Kodak Black &#8211; Tunnel Vision&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Schoolboy Q &amp; Kanye West &#8211; That Part&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Juicy J &amp; Wiz Khalifa &#8211; Bossed Up&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Meek Mill &amp; Young Thug &amp; 21 Savage &#8211; Offended&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Quavo &amp; PartyNextDoor &#8211; More&lt;/li&gt;&lt;li&gt; G-Eazy &amp; E-40 &amp; MadeinTYO &amp; 24Hrs &#8211; Shake It Up&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Meek Mill &amp; Don Q &#8211; Lights Out&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Future &#8211; Sorry&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Roy Woods &#8211; Whole Lot (Remix)&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Juicy J &amp; Kanye West &#8211; Ballin&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Profit &amp; Dave East &#8211; Ain't Rich Yet&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Travis Scott &#8211; Swwet Sweet&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Kodak Black &amp; Travis Scott &#8211; Roll In Peace&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Emocore et Rap : Intimes connexions</title>
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		<dc:date>2017-11-20T08:51:50Z</dc:date>
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&lt;p&gt;Retour sur l'emocore, genre musical aujourd'hui pl&#233;biscit&#233; et sampl&#233; par toute une g&#233;n&#233;ration de nouveaux rappeurs. Article suivi d'un hommage &#224; Lil Peep. &lt;br class='autobr' /&gt; &#8220;If it was the '70s, I'd be a punk artist. I was just born into hip-hop.&#034; Yung Lean &lt;br class='autobr' /&gt;
Cheveux teints, mitaines ray&#233;es, ceintures clout&#233;es et tee-shirt fa&#231;on Donnie Darko, voici les clich&#233;s qui repr&#233;sentent parfaitement l'&#226;ge d'or de l'emo. Pourtant, la naissance de ce mouvement remonte bien avant l'&#232;re des Millenial loosers. Milieu des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://swampdiggers.com/XXXTentacion" rel="tag"&gt;XXXTentacion&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://swampdiggers.com/local/cache-vignettes/L150xH75/arton277-201cb.png?1634844191' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Retour sur l'emocore, genre musical aujourd'hui pl&#233;biscit&#233; et sampl&#233; par toute une g&#233;n&#233;ration de nouveaux rappeurs. Article suivi d'un hommage &#224; Lil Peep.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#8220;&lt;i&gt;If it was the '70s, I'd be a punk artist. I was just born into hip-hop&lt;/i&gt;.&#034; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;small&gt;Yung Lean&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Cheveux teints, mitaines ray&#233;es, ceintures clout&#233;es et tee-shirt fa&#231;on Donnie Darko, voici les clich&#233;s qui repr&#233;sentent parfaitement l'&#226;ge d'or de l'&lt;i&gt;emo&lt;/i&gt;. Pourtant, la naissance de ce mouvement remonte bien avant l'&#232;re des &lt;i&gt;Millenial loosers&lt;/i&gt;. Milieu des ann&#233;es 1980, en r&#233;ponse &#224; la violence montante du Punk-Hardcore &#224; Washington, des groupes tels que &lt;strong&gt;Rites of Spring&lt;/strong&gt; ou &lt;strong&gt;Dag Nasty&lt;/strong&gt; d&#233;cident d'adopter une approche beaucoup plus m&#233;lodieuse, avec un traitement des textes m&#233;lancolique et port&#233; sur les sentiments de chacun. De l&#224; naquit l'&lt;i&gt;emo&lt;/i&gt; - pour &#171; &lt;i&gt;emotional-hardcore&lt;/i&gt; &#187; - sous-genre de la vague Post-Hardcore et petit fils d&#233;pressif de la sc&#232;ne Punk am&#233;ricaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A partir des ann&#233;es 1990, surfant sur le succ&#232;s des groupes de Grunge et de Punk-Rock comme &lt;strong&gt;Nirvana&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;The Offspring&lt;/strong&gt; ou encore &lt;strong&gt;Green Day&lt;/strong&gt;, le mouvement conna&#238;t un regain de succ&#232;s gr&#226;ce &#224; un traitement plus &#171; grand public &#187;, tr&#232;s loin des caves moites et des chambres mansard&#233;es des groupes pr&#233;c&#233;dents. C'est &#224; l'aube des ann&#233;es 2000 que la popularit&#233; de l'&lt;i&gt;emo&lt;/i&gt; touche &#224; son paroxysme. Avec &lt;strong&gt;Jimmy Eat World&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;My Chemical Romance&lt;/strong&gt;, le genre trouve ses fers de lance et truste les B.O de la plupart des &lt;i&gt;teens-movies&lt;/i&gt; de l'&#233;poque.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_856 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;36&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://swampdiggers.com/IMG/jpg/bones-nina-melisart.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://swampdiggers.com/local/cache-vignettes/L500xH699/bones-nina-melisart-e40fb.jpg?1511168139' width='500' height='699' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Bones
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Illustration : &lt;a href=&#034;https://www.facebook.com/ninamelisart/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Nina Melisart&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Fin des ann&#233;es 2000, l'&lt;i&gt;emo&lt;/i&gt; s'essouffle &#224; force de se subdiviser. Ces enfants l&#233;gitimes que sont le screamo et le metalcore tentent tant bien que mal d'en faire perdurer l'esprit en poussant au maximum ses codes id&#233;ologiques et, malheureusement, vestimentaires. Piercing au labret, cheveux lisses plaqu&#233;s sur le visage, pantalons slims et paires de converse, les nouveaux emos s'inspirent davantage du metal pour repousser les limites de leurs g&#232;nes hardcore. Certains basculeront vers le Deathcore, digne h&#233;ritier de la lign&#233;e, d'autres dans la dubstep (dont &lt;strong&gt;Sonny Moore&lt;/strong&gt;, chanteur de &lt;strong&gt;From First To Last&lt;/strong&gt; et d&#233;butant dans la musique &#233;lectro sous le nom de &lt;strong&gt;Skrillex&lt;/strong&gt;) pendant que les puristes tenteront de le maintenir en vie en renouant avec une approche &lt;i&gt;old school&lt;/i&gt; et underground plus proche de ses racines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&lt;i&gt;emo&lt;/i&gt; perdure ensuite de mani&#232;re confidentielle, &#233;maill&#233; par sa tentaculaire descendance et terrass&#233; par la mont&#233;e en force de la musique &#233;lectronique et surtout d'un courant rap alternatif qui deviendra, au fil du temps, la r&#233;f&#233;rence en mati&#232;re de catharsis lyricistique, autour d'artistes comme &lt;strong&gt;Bones&lt;/strong&gt; ou &lt;strong&gt;Lil Ugly Mane&lt;/strong&gt; par exemple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;cemment encore, plusieurs jeunes rappeurs ont revendiqu&#233; l'emo en tant qu'influence majeure (&lt;strong&gt;Lil Peep&lt;/strong&gt; et ses coll&#232;gues de la &lt;strong&gt;Gothboiclique&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Ghostemane&lt;/strong&gt; ou &lt;strong&gt;$uicideboy$&lt;/strong&gt;) en utilisant des samples issus de groupes tels que &lt;strong&gt;Hawthorne Heights&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Underoath&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Brand New&lt;/strong&gt; ou encore &lt;strong&gt;Confide&lt;/strong&gt;. &lt;strong&gt;Wicca Phase Springs Eternal&lt;/strong&gt; est un des personnages clefs de cette rencontre entre rap et emo. Le co-fondateur de la GBC &#233;tait un des cr&#233;ateurs du groupe de rock emo &lt;strong&gt;Tigers Jaw&lt;/strong&gt; avant de rejoindre la sc&#232;ne rap underground. Mariant les dents en or et les riffs emocore, et accompagn&#233; de textes port&#233;s sur la m&#233;lancolie et l'autodestruction comme s'ils provenaient du journal intime d'un ado d&#233;pressif, cet emo-rap est taill&#233; pour une g&#233;n&#233;ration perdue dans l'abondance d'informations matraqu&#233;es par les m&#233;dias du monde adulte, pr&#233;f&#233;rant se tapir derri&#232;re son &#233;cran plut&#244;t que d'affronter la r&#233;alit&#233; en face, nourrie aux fantasmes du mythe du gar&#231;on populaire et de la &lt;i&gt;cheerleader&lt;/i&gt; s'embrassant dans un 4x4 sur fond de &lt;strong&gt;Yellowcard&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_854 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;58&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://swampdiggers.com/IMG/jpg/wicca-phase-nina-melisart.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://swampdiggers.com/local/cache-vignettes/L500xH437/wicca-phase-nina-melisart-59c13.jpg?1511168140' width='500' height='437' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Wicca Phase Springs Eternal
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Illustration : &lt;a href=&#034;https://www.facebook.com/ninamelisart/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Nina Melisart&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Des artistes comme &lt;strong&gt;Xxxtentacion&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Yung Lean&lt;/strong&gt; ou &lt;strong&gt;Black Kray&lt;/strong&gt; n'h&#233;sitent pas sortir des projets estampill&#233;s &lt;i&gt;emo&lt;/i&gt;, m&#234;lant culture &lt;i&gt;trap&lt;/i&gt; &#224; des sonorit&#233;s pop punk larmoyantes, et participent par la m&#234;me occasion &#224; rafra&#238;chir deux vagues us&#233;es jusqu'&#224; la moelle, comme pour nous rappeler que m&#234;me si son style musical est aujourd'hui d&#233;suet, l'&#233;tat d'esprit du punk est toujours l&#224;, pr&#234;t &#224; faire crier &#224; l'injustice l'ado mal dans sa peau qui sommeille en nous. &lt;small&gt;&lt;i&gt;Young flex o' 1000&lt;/i&gt;&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;S&#233;lection&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Quand les rappeurs US s'aventurent dans les m&#233;andres du rock d&#233;pressif, ils en remontent quelques samples bien sentis :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Yung $hy &#8211; &lt;i&gt;Call the cops&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; (sur le sample &lt;strong&gt;Killswitch Engage &#8211; &lt;i&gt;My Curse&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;son&#034;&gt;
&lt;div class=&#034;row&#034;&gt;
&lt;div class=&#034;col-xs-12 col-md-6&#034;&gt;
&lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/xuhJpkzg6x4&#034; frameborder=&#034;0&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;&lt;small&gt;Yung $hy &#8211; &lt;i&gt;Call the Cops&lt;/i&gt; &lt;/small&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&#034;col-xs-12 col-md-6&#034;&gt;
&lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/NUDls2PgDUY&#034; frameborder=&#034;0&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;&lt;small&gt;Sample : Killswitch Engage &#8211; &lt;i&gt;My Curse&lt;/i&gt;&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lil Peep &#8211; Cry baby&lt;/strong&gt; (sur le sample &lt;strong&gt;Brand New &#8211; &lt;i&gt;The No Seatbelt Song&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;son&#034;&gt;
&lt;div class=&#034;row&#034;&gt;
&lt;div class=&#034;col-xs-12 col-md-6&#034;&gt;
&lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/ZzdtFiq36XI&#034; frameborder=&#034;0&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;&lt;small&gt;Lil Peep &#8211; &lt;i&gt;Cry Baby&lt;/i&gt;&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&#034;col-xs-12 col-md-6&#034;&gt;
&lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/i4G6k5Y4xy8&#034; frameborder=&#034;0&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;&lt;small&gt;Sample : Brand New &#8211; &lt;i&gt;The No Seatbelt Song&lt;/i&gt;&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bones &#8211; &lt;i&gt;Skeletonman&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; (sur le sample &lt;strong&gt;IseeStars &#8211; &lt;i&gt;Ten Thousand Feet In The Air&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;son&#034;&gt;
&lt;div class=&#034;row&#034;&gt;
&lt;div class=&#034;col-xs-12 col-md-6&#034;&gt;
&lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/V3-GMut6ngI&#034; frameborder=&#034;0&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;&lt;small&gt;Bones &#8211; &lt;i&gt;Skeletonman&lt;/i&gt;&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&#034;col-xs-12 col-md-6&#034;&gt;
&lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/efa8q4DDppw&#034; frameborder=&#034;0&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;&lt;small&gt;Sample : IseeStars &#8211; &lt;i&gt;Ten Thousand Feet In The Air&lt;/i&gt;&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Xxxtentacion ft. Killstation &#8211; &lt;i&gt;Snow&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; (sur le sample &lt;strong&gt;Nine Inch Nails &#8211; &lt;i&gt;13 Ghosts II&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;son&#034;&gt;
&lt;div class=&#034;row&#034;&gt;
&lt;div class=&#034;col-xs-12 col-md-6&#034;&gt;
&lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/LhJKwHQ4sq8&#034; frameborder=&#034;0&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;&lt;small&gt;Xxxtentacion ft. Killstation &#8211; &lt;i&gt;Snow&lt;/i&gt; &lt;/small&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&#034;col-xs-12 col-md-6&#034;&gt;
&lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/s_BNUwxAAGQ&#034; frameborder=&#034;0&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;&lt;small&gt;Sample : Nine Inch Nails &#8211; &lt;i&gt;13 Ghosts II&lt;/i&gt;&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jayyeah (Cold Hart) &#8211; &lt;i&gt;Black my eyes&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; (sur le sample &lt;strong&gt;Hawthorne Heights &#8211; &lt;i&gt;Ohio is for Lovers&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;son&#034;&gt;
&lt;div class=&#034;row&#034;&gt;
&lt;div class=&#034;col-xs-12 col-md-6&#034;&gt;
&lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/T-TH6Pg0oDY&#034; frameborder=&#034;0&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;&lt;small&gt;Jayyeah (Cold Hart) &#8211; &lt;i&gt;Black my eyes&lt;/i&gt; &lt;/small&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&#034;col-xs-12 col-md-6&#034;&gt;
&lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/hUO-sRLotOI&#034; frameborder=&#034;0&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;&lt;small&gt;Sample : Hawthorne Heights &#8211; &lt;i&gt;Ohio is for Lovers&lt;/i&gt;&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Drew the Architect ft. Misogi &#8211; &lt;i&gt;Bl&#249;rr&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; (sur le sample &lt;strong&gt;Real Friends &#8211; &lt;i&gt;Giving Up On You&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;son&#034;&gt;
&lt;div class=&#034;row&#034;&gt;
&lt;div class=&#034;col-xs-12 col-md-6&#034;&gt;
&lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/fLen1llpHX4&#034; frameborder=&#034;0&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;&lt;small&gt;Drew the Architect ft. Misogi &#8211; &lt;i&gt;Bl&#249;rr&lt;/i&gt;&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&#034;col-xs-12 col-md-6&#034;&gt;
&lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/K_pLV94telg&#034; frameborder=&#034;0&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;&lt;small&gt;Sample : Real Friends &#8211; &lt;i&gt;Giving Up On You&lt;/i&gt;&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cold Hart - &lt;i&gt;Cool Hat&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; (sur le sample &lt;strong&gt;Emily &#8211; &lt;i&gt;From First To Last&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;son&#034;&gt;
&lt;div class=&#034;row&#034;&gt;
&lt;div class=&#034;col-xs-12 col-md-6&#034;&gt;
&lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/KOO3J_UR_tc&#034; frameborder=&#034;0&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;&lt;small&gt;Cold Hart - &lt;i&gt;Cool Hat&lt;/i&gt;&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&#034;col-xs-12 col-md-6&#034;&gt;
&lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/-gOCdza__o8&#034; frameborder=&#034;0&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;&lt;small&gt;Emily &#8211; &lt;i&gt;From First To Last&lt;/i&gt;&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lil Peep &#8211; S&lt;i&gt;ex [last nite]&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; (sur le sample &lt;strong&gt;Underoath &#8211; &lt;i&gt;When The Sun Sleeps&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;son&#034;&gt;
&lt;div class=&#034;row&#034;&gt;
&lt;div class=&#034;col-xs-12 col-md-6&#034;&gt;
&lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/uSyyx86wzKw&#034; frameborder=&#034;0&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;&lt;small&gt;Lil Peep &#8211; S&lt;i&gt;ex [last nite]&lt;/i&gt;&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&#034;col-xs-12 col-md-6&#034;&gt;
&lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/_aZus_-1MFI&#034; frameborder=&#034;0&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;&lt;small&gt;Underoath &#8211; &lt;i&gt;When The Sun Sleeps&lt;/i&gt;&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;div class='spip_document_855 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;39&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://swampdiggers.com/IMG/jpg/lil-peep-nina-melisart.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://swampdiggers.com/local/cache-vignettes/L500xH494/lil-peep-nina-melisart-5ead0.jpg?1634912318' width='500' height='494' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Lil Peep
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Illustration : &lt;a href=&#034;https://www.facebook.com/ninamelisart/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Nina Melisart&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class=&#034;encadre&#034;&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Lil Peep, incandescent adolescent&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Ndlr : Au moment de la r&#233;daction de cet article, Lil Peep n'&#233;tait pas encore mort, emport&#233; le 16 novembre par une surdose de &lt;i&gt;prescription drugs&lt;/i&gt; (&#224; priori de faux Xanax coup&#233;s au &lt;a href=&#034;https://www.theguardian.com/society/2016/may/10/fentanyl-drug-overdoses-xanax-painkillers&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;fentanyl&lt;/a&gt;), 17 ans jour pour jour apr&#232;s &lt;strong&gt;DJ Screw&lt;/strong&gt;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A seulement 21 ans, Gustav Ahr &#233;tait sans doute l'artiste le plus repr&#233;sentatif de cette sc&#232;ne emo coinc&#233;e quelque part entre les &lt;i&gt;Kids&lt;/i&gt; de &lt;strong&gt;Larry Clark&lt;/strong&gt; et ceux du &lt;i&gt;Elephant&lt;/i&gt; de &lt;strong&gt;Gus Van Sant&lt;/strong&gt;. Avec les membres de son &#233;quipe, la &lt;strong&gt;Gothboiclique&lt;/strong&gt;, il synth&#233;tisait ce rap vou&#233; &#224; tuer l'ennui entre deux chagrins d'amour, et si possible sans sortir de cet &#233;tat de neurasth&#233;nie avanc&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec son sens inn&#233; de la m&#233;lodie et ses penchants &lt;i&gt;emo&lt;/i&gt; d&#233;complex&#233;s, il laisse derri&#232;re lui une carri&#232;re d&#233;j&#224; riche, certes loin d'&#234;tre parfaite mais atteignant parfaitement son objectif : raconter les d&#233;rives et le &lt;i&gt;spleen&lt;/i&gt; des adolescents issus de la &lt;i&gt;middle class&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si elle nous choque, la nouvelle de son d&#233;c&#232;s ne nous surprend malheureusement pas. &#192; l'instar d'un autre regrett&#233;, l'immense &lt;strong&gt;Chad Lamont Butler&lt;/strong&gt;, la sur-dose de drogue occupait une telle pr&#233;sence dans l'&#339;uvre de Peep qu'il nous aurait fallu porter des &#339;ill&#232;res pour ne pas voir le drame arriver, un jour ou l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme le racontait Jon Caramanica pour &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://www.nytimes.com/2017/06/22/arts/music/soundcloud-rap-lil-pump-smokepurrp-xxxtentacion.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Times Magazine&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; cet &#233;t&#233; : &#171; &lt;i&gt;[...] before the beginning of the interview, he'd pulled a Xanax out of a prescription bottle with the name scratched off and taken it. A half-hour later, he was in slow-motion, insisting, &#8220;I go as hard as I can when I'm anxiety-free&#034; [...]&lt;/i&gt; &#187;, Peep ne faisait pas un secret de ses crises d'anxi&#233;t&#233; et de ses pulsions suicidaires, ni de son addiction aux tranquillisants et diverses drogues. Il assumait &#233;galement ouvertement sa bisexualit&#233; et exprimait le d&#233;gout que lui inspirait le sexisme omnipr&#233;sent dans l'industrie musicale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tr&#232;s proche de son public sur les r&#233;seaux sociaux il s'est ainsi fait rapidement, et sous les radars des grands m&#233;dias musicaux, le porte parole d'une g&#233;n&#233;ration d'adolescents mal &#224; l'aise avec les normes sociales et confront&#233;s &#224; la d&#233;pression, au suicide ou aux probl&#232;mes li&#233;s &#224; leur identit&#233; sexuelle. Il n'y a qu'&#224; voir le nombre impressionnant de t&#233;moignages sur les r&#233;seaux sociaux de fans d&#233;clarant que Lil Peep et sa musique les ont &#233;norm&#233;ment aid&#233; lors de passages difficiles.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#8220;His music is therapy to many people.&#8221;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;small&gt;&lt;a href=&#034;https://noisey.vice.com/en_uk/article/zmz7ww/lil-peep-will-live-forever&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Nedarb Nagrom&lt;/a&gt;&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Cette perte nous laisse, chez Swampdiggers, un sentiment amer. Celui de voir disparaitre un artiste que l'on a vu &#233;clore avec curiosit&#233; tant il se d&#233;marquait des centaines d'artistes qui pullulent sur Soundcloud (par son look bien s&#251;r, mais surtout par ses inspirations musicales et sa personnalit&#233;). Il serait une erreur de le consid&#233;rer comme un rappeur, Peep avait toutes les qualit&#233;s du chanteur sensible et maladroit, prompt &#224; d&#233;livrer des interpr&#233;tations &lt;i&gt;catchy&lt;/i&gt; parfaites pour accompagner les rappeurs issus de l'underground.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec la perte de Lil Peep, et &#224; l'image de celle de son idole Kurt Cobain, c'est peut-&#234;tre toute une sous culture qui est mise &#224; mal, celle port&#233;e par la &lt;strong&gt;Gothboiclique&lt;/strong&gt;, d&#233;fonc&#233;e aux m&#233;docs sur des samples de guitares. Dans le cas o&#249; les artistes d&#233;pressifs sont souvent une repr&#233;sentation exacerb&#233;e des angoisses des fans, leur perte symbolise la fin de tout espoir. Et si le public adolescent adore jouer &#224; se faire peur, il a tendance &#224; d&#233;tester ces moments o&#249; la r&#233;alit&#233; rejoint la fiction. &#171; &lt;i&gt;I'ma die like a rockstar&lt;/i&gt; &#187; rappait &lt;strong&gt;Danny Brown&lt;/strong&gt;, autre accro aux pilules flirtant avec la ligne jaune. Aujourd'hui, il ne nous reste plus qu'&#224; esp&#233;rer, &#224; minima, qu'une partie de ce public et des artistes dont Peep &#233;tait proche voit dans ce drame une derni&#232;re et n&#233;cessaire mise en garde. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;small&gt;&lt;i&gt;Jocelyn Anglemort &amp; Dirt Noze&lt;/i&gt;&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;REP.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Illustrations : &lt;a href=&#034;https://www.facebook.com/ninamelisart/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Nina Melisart&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>The Rowdy World of Rap's New Underground</title>
		<link>https://swampdiggers.com/The-Rowdy-World-of-Rap-s-New-Underground</link>
		<guid isPermaLink="true">https://swampdiggers.com/The-Rowdy-World-of-Rap-s-New-Underground</guid>
		<dc:date>2017-06-23T11:57:43Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>cloud</dc:subject>
		<dc:subject>internet rap</dc:subject>
		<dc:subject>Analyse</dc:subject>
		<dc:subject>emo</dc:subject>
		<dc:subject>underground</dc:subject>
		<dc:subject>LiL PEEP</dc:subject>
		<dc:subject>GothBoiClique</dc:subject>
		<dc:subject>Lil Pump</dc:subject>
		<dc:subject>Smokepurpp</dc:subject>
		<dc:subject>Panoramique</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;The lo-fi rap that thrives on SoundCloud teems with unruly energy. Can it survive the mainstream ? &lt;br class='autobr' /&gt; SEATTLE &#8212; One night this spring, the rapper Lil Pump, 16, with braces on his teeth, was asleep &#8212; or something like it &#8212; on the couch in the upstairs green room at the Columbia City Theater here, his blond and pink dreads dangling in front of his face and a pair of Gucci high-tops slung around his neck. &lt;br class='autobr' /&gt;
In walked his longtime friend and fellow rapper Smokepurpp, 20, in a loosefitting plaid (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://swampdiggers.com/local/cache-vignettes/L150xH100/arton237-c6e7d.jpg?1634862230' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;The lo-fi rap that thrives on SoundCloud teems with unruly energy. Can it survive the mainstream ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;SEATTLE &#8212; One night this spring, the rapper Lil Pump, 16, with braces on his teeth, was asleep &#8212; or something like it &#8212; on the couch in the upstairs green room at the Columbia City Theater here, his blond and pink dreads dangling in front of his face and a pair of Gucci high-tops slung around his neck.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In walked his longtime friend and fellow rapper Smokepurpp, 20, in a loosefitting plaid shirt over a Nirvana T-shirt, wondering, &#8220;Who got Xanax and Percocet ?&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In the high-ceilinged, brick-walled main room, around 300 fans were bouncing off one another, waiting for the show to begin. They were young &#8212; the bar was effectively closed, and a woman was selling cans of Sunkist and Minute Maid Lemonade from an ice-filled tub.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Eventually Lil Pump roused himself and sneaked out the back door. When he finally made it to the stage &#8212; joining Smokepurpp, who had been scheduled to go on after him &#8212; he was received full-throatedly, rowdily, sweatily. Perhaps a little too much so : Someone in the crowd said something Lil Pump didn't take kindly to, and he replied with a kick to a young man's head. Soon, the front of the room was a royal rumble, sending combatants from the stage to the floor, and some on the floor running for the doors.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Continue reading the main story&lt;br class='autobr' /&gt;
RELATED COVERAGE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PLAYLIST&lt;br class='autobr' /&gt;
The Playlist : Matt Ox Delivers the Sound of This Second MAY 26, 2017&lt;br class='autobr' /&gt;
Afterward, back in the green room, Lil Pump, with bloody scratches on his face, excitedly checked out footage of the scrap on a friend's phone, telling him to send it to a popular hip-hop gossip blogger, then let out his signature shout, &#8220;ESKEDDDDDDDITTT&#8221; &#8212; &#8220;Let's get it,&#8221; stretched out to the point of absurdist comedy.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It was just another unpredictable, bruising night in the world of SoundCloud rap &#8212; a swelling subgenre that takes its name from its creators' preferred streaming service &#8212; which in the last year has become the most vital and disruptive new movement in hip-hop thanks to rebellious music, volcanic energy and occasional acts of malevolence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Continue reading the main story&lt;br class='autobr' /&gt;
Photo&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lil Pump, left, and Smokepurpp at the Roseland Theater in Portland, Ore., in March, on the first night of their tour organized by No Jumper. Credit Kyle Johnson for The New York Times&lt;br class='autobr' /&gt;
Its stars are internet celebrities, fashioning themselves into outlandish characters in the anime that is modern hip-hop : the theatrical Florida tag team Smokepurpp and Lil Pump (who perform solo, and also together as Gucci Gang) ; the anguished heartthrob Lil Peep ; the problematic outlaw XXXTentacion. The aesthetic is high-end streetwear meets high fashion, with face tattoos, hair dyed in wild colors and a prescription-drug ooze. The music is low-fidelity and insistent, throbbing with distorted bass, like trap music reduced over a hot fire to its rawest component parts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;At its best, it has an almost punklike purity, emphasizing abandon over structure, rawness over dexterity. &#8220;It sounds so unpolished, so youthful,&#8221; said Roger Gengo, whose website Masked Gorilla has cataloged this scene since its infancy. He likened the aesthetic to &#8220;all the punk and grunge bands I grew up on. I get why people call it SoundCloud rap, but I call it grunge rap.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It is, in some ways, a logical retort to the smoothness of Drake-era major-label rap, which has long ceded most of its sharp elbows and street bluster. (Indeed, XXXTentacion has made Drake a target of his social-media diatribes.) It is also something of a natural sound for the streaming era, which rewards gut-level accessibility and sonic consistency.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Continue reading the main story&lt;br class='autobr' /&gt;
Photo&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Audience members at the Roseland Theater in Portland at the Smokepurpp and Lil Pump tour in March.&lt;br class='autobr' /&gt;
Credit Kyle Johnson for The New York Times&lt;br class='autobr' /&gt;
These artists &#8212; and hundreds more like them &#8212; have gathered primarily on SoundCloud, the streaming service most oriented toward music discovery, and the one with the lowest barrier to entry. That has meant a new ecosystem of rising stars, who ascend quicker than ever &#8212; releasing songs that get millions of listens, booking nationwide tours, selling merchandise &#8212; without traditional gatekeepers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Not all hip-hop counter-movements seep into the genre's mainstream, but SoundCloud rap is growing fast, and major labels are hovering. A few rappers &#8212; Lil Pump, Smokepurpp and Wifisfuneral among them &#8212; have recently signed deals. And the scene has a breakout hit, &#8220;Look at Me,&#8221; by XXXTentacion, which recently climbed from SoundCloud ubiquity to No. 34 on the Billboard Hot 100 and is in rotation on hip-hop radio.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The open question is how much of this renegade energy &#8212; from the songs, which have more in common with hardcore than hip-hop, to the fistfights, to the drugs &#8212; will survive during the bumpy transition into the mainstream.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Continue reading the main story&lt;br class='autobr' /&gt;
Photo&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The rapper Smokepurpp in Portland in March. Credit Kyle Johnson for The New York Times&lt;br class='autobr' /&gt;
The song Smokepurpp was set to perform just before the show-ending rumble is called &#8220;Ski Mask,&#8221; and its video encapsulates everything that is so titillating about this scene. It's a surrealist soft-focus street adventure taking cues from low-budget science-fiction films and first-person-shooter video games. At one point, Lil Pump stomps across the screen, machine gun aimed into his own mouth &#8212; an extreme image to go along with extreme music.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;smokepurpp (lil water) - &#034;Ski Mask&#034; Video by smokepurpp&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8220;When people laugh at us, we laugh with them ; we know it's funny,&#8221; Smokepurpp said before the Seattle show. &#8220;We did this so you guys can react like that.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Smokepurpp's tour with Lil Pump was organized by No Jumper, which in the last couple of years has become The Paris Review of the face-tattoo set, its long-form video interviews considered a first step toward credibility for oodles of SoundCloud-rap would-bes. Adam22, a lanky, heavily tattooed BMX biker who is No Jumper's owner and chief interviewer, played den father on the tour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Continue reading the main story&lt;br class='autobr' /&gt;
Photo&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Smokepurpp and Lil Pump during their set at the Roseland Theater. Credit Kyle Johnson for The New York Times&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8220;It's so far beyond what any thinking person could consider to be 100 percent real,&#8221; he said of the theatrical imagery deployed by Smokepurpp and Lil Pump, who are, he said, &#8220;so aware of what makes a song popular or what makes a tweet go viral that they have completely redefined the idea of what it is to be a rapper.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;This penchant for meme-first exaggeration &#8212; inflating characters until they become larger than life &#8212; is a hallmark of the scene. &#8220;When I first met all these kids, these kids looked 10 percent punk,&#8221; said Jimmy Duval, one of the scene's key producers. &#8220;As the sound got bigger, their image got bigger with the sound.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;That reckless energy is often transferred into the crowds, which skew young, male and white, and frequently feature mosh pits. &#8220;You go to a show, and it's a punk rock show,&#8221; said Tariq Cherif, one of the founders of Miami's Rolling Loud Festival, which booked several of these artists to play in May. &#8220;They wanna rage, they wanna sweat, they wanna scream.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Continue reading the main story&lt;br class='autobr' /&gt;
Photo&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lil Peep gets a snack in New York in April.&lt;br class='autobr' /&gt;
Credit Chad Batka for The New York Times&lt;br class='autobr' /&gt;
But sometimes, as at the Seattle show, the extreme behavior spills into the real world. Ski Mask the Slump God was attacked onstage while performing in Los Angeles. On social media, Lil Pump bragged about crashing a new Porsche and, after reaching one million followers on Instagram, celebrated with a Xanax-shaped cake. The current XXXTentacion tour has been riddled with problems : One night, he was attacked onstage by a rival ; another, he punched a fan ; at another, Wifisfuneral stage dove only to find himself on the receiving end of a beat down, landing him in the hospital.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;XXXTentacion was arrested twice in 2016, including on a charge of aggravated battery of a pregnant woman. While he was in jail &#8212; he was released in March &#8212; &#8220;Look at Me&#8221; became the scene's breakout hit, making him the movement's troubled and troubling poster child.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;His public behavior since his release has toggled between earnest interactions with gobsmacked fans captured on social media &#8212; something many SoundCloud artists excel at, communicating directly to their audience in their language &#8212; and less savory choices, like tweeting the apparent home address of a rival, or saying impolite things about Drake's mother in retribution for Drake seeming to have borrowed his &#8220;Look at Me&#8221; rhyme patterns on a recent song.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Photo&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The crowd at the Roseland Theater in Portland at the Smokepurpp and Lil Pump tour in March. Credit Kyle Johnson for The New York Times&lt;br class='autobr' /&gt;
Before he went to jail, he was on the same popularity level as many of his generational peers, but now, seemingly in large part because of his outlaw reputation, his fame is growing the fastest. On his current tour, while a potential criminal trial looms for the aggravated battery charge, he is performing to more than 1,000 people a night ; online, T-shirts, skateboard decks and iPhone cases with his mug shot abound. In one example of cross-promotion, XXXTentacion was handed the keys to SoundCloud's Snapchat during Rolling Loud, but a representative for the streaming service declined to further detail how the company had directly worked with these artists. (XXXTentacion's representatives declined to make him available for an interview.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Though these rappers operate on the fringes of the hip-hop mainstream, they are not without antecedent. They are the bad-boy junior league of the genre's emerging psychedelic era, inheritors of experimentalists like Lil Uzi Vert, Young Thug and the internet-rap hero Chief Keef. And in some ways, this is a regional scene passing for an internet phenomenon : Most of the crucial artists and producers hail from the Miami area. The sound's aesthetic lineage is traceable through several of that city's micromovement stars over the last few years &#8212; Spaceghostpurrp and the Raider Klan, Denzel Curry, Yung Simmie, Fat Nick and Pouya.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It's a sound attributable to a handful of rappers, but an even smaller number of producers. &#8220;Everything is literally made with me not even getting out of my bed and a kid coming and getting on the mike and screaming or rapping,&#8221; said Ronny J, producer of Smokepurpp's &#8220;Audi,&#8221; among others (and who recently signed with Atlantic Records as an artist). Mr. Duval made the original beat for &#8220;Look at Me&#8221; almost two years ago for a different rapper. &#8220;No one had ever pushed it that far &#8212; that was very extreme,&#8221; Mr. Duval said of the song's distortion. &#8220;Now these kids are all coming to me, and they're all like, &#8216;I need that sound.'&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Continue reading the main story&lt;br class='autobr' /&gt;
Photo&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Smokepurpp greets fans at the Roseland Theater in Portland in March. Credit Kyle Johnson for The New York Times&lt;br class='autobr' /&gt;
Whether a sound this jagged can survive in the less forgiving waters of the rap radio mainstream remains to be seen. &#8220;Even though it's big, it's still an outlier sound,&#8221; Mr. Duval said. &#8220;No drastic sound like this can last.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The rappers, too, are finding that a little streamlining goes a long way. As Smokepurpp's online hobby has become a potential career &#8212; he recently signed with Alamo Records, an imprint of Interscope, which also signed Wifisfuneral &#8212; he has had to shift his priorities. &#8220;Back in the day, it was probably more 85-15,&#8221; he said, describing how he split his attention between image and music. &#8220;As of now, it's more like 60 percent music, 40 percent image.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Drugs, he said, had a purpose : &#8220;I do Xannies cause they actually relax me,&#8221; he said, referring to Xanax. &#8220;People think I just do it for fun.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Photo&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The rapper XXXTentacion, whose song &#8220;Look at Me&#8221; has become a breakout hit, in his mug shot.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A few weeks later, he was in Alamo's New York office, looking more lucid. The label's founder, Todd Moscowitz, said he had given Smokepurpp some advice, reminding him that if he wanted to elevate to the next level of success, he would need to rely on drugs less.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;As part of his plan to shift Smokepurpp closer to the mainstream, Mr. Moscowitz moved him into a New York apartment and put a team &#8212; graphic designers, merchandise experts and blogger &#8212; to work. Mid-interview, Mr. Moscowitz called a representative of Chief Keef to offer $10,000 for a verse on Smokepurpp's coming mixtape. Out in the office, Smokepurpp looked over artwork for a new single in which he recreated the funeral coffin photograph of the shock-punker G. G. Allin, who died of an apparent drug overdose in 1993.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;With increasingly outlandish reference points, and thanks to the direct fan contact afforded by the internet, this scene is evolving rapidly. It has room for woozily melodic rappers like UnoTheActivist ; rock-influenced sing-rappers like Trippie Redd ; and even Matt Ox, a white preteen rapper from Philadelphia whose breakthrough video, &#8220;Overwhelming,&#8221; was full of fidget spinners.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Continue reading the main story&lt;br class='autobr' /&gt;
Photo&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fans reach out and touch Lil Peep at Webster Hall in April.&lt;br class='autobr' /&gt;
Credit Chad Batka for The New York Times&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8220;Each year &#8212; each half a year &#8212; barriers are stripped away from hip-hop,&#8221; Mr. Gengo said.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;That's clearest in the rise of Lil Peep, who over the last 24 months has evolved into something like the scene's Kurt Cobain, with several astonishingly gloomy and diabolically melodic releases, and a body that is in constant flux : hair dyed one color after another, an anarchy sign and the word &#8220;crybaby&#8221; tattooed on his face.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;When I talk about understanding the meme,&#8221; Adam22 said, &#8220;he gets it.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lil Peep, who is white, started as a more straightforward rapper, but his recent releases, particularly the excellent &#8220;Hellboy,&#8221; have skewed more toward modern, forward-sounding emo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;I'm not a SoundCloud rapper anymore &#8212; I'm off of that,&#8221; he said in New York in April, before playing a transfixing set in Webster Hall's Marlin Room, on a stage that included the sagging bed from his Los Angeles apartment, the one on which he's made much of his music. His songs find a middle ground between hip-hop bluster and emo's bulked-up anxiety, a blend that feels eminently of the moment, and inevitable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Just before the beginning of the interview, he'd pulled a Xanax out of a prescription bottle with the name scratched off and taken it. A half-hour later, he was in slow-motion, insisting, &#8220;I go as hard as I can when I'm anxiety-free.&#8221;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Hip-Hop's Unlikeliest Icons : Promethazine Codeine Syrup Manufacturers</title>
		<link>https://swampdiggers.com/Hip-Hop-s-Unlikeliest-Icons-Promethazine-Codeine-Syrup-Manufacturers</link>
		<guid isPermaLink="true">https://swampdiggers.com/Hip-Hop-s-Unlikeliest-Icons-Promethazine-Codeine-Syrup-Manufacturers</guid>
		<dc:date>2017-04-13T09:42:29Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Analyse</dc:subject>
		<dc:subject>DJ Screw</dc:subject>
		<dc:subject>sirop</dc:subject>
		<dc:subject>screw</dc:subject>
		<dc:subject>Screwed Up Click</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Inside the recording studio at Screwed Up Records &amp; Tapes, William Gibbs lights up a Black &amp; Mild and pauses to consider how long he's been sipping. Next to Gibbs&#8212;who's better known as Will-Lean, a member of the legendary Houston hip-hop collective Screwed Up Click&#8212;is a tall, white Styrofoam cup. The concoction inside mixes Faygo Redpop, a strawberry-flavored cream soda, and promethazine codeine cough syrup, a prescription pain reliever and cough suppressant that's also the main (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://swampdiggers.com/Screwed-Up-Click" rel="tag"&gt;Screwed Up Click&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src='https://swampdiggers.com/local/cache-vignettes/L150xH90/arton212-6fd55.png?1634912318' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='90' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Inside the recording studio at Screwed Up Records &amp; Tapes, William Gibbs lights up a Black &amp; Mild and pauses to consider how long he's been sipping. Next to Gibbs&#8212;who's better known as Will-Lean, a member of the legendary Houston hip-hop collective Screwed Up Click&#8212;is a tall, white Styrofoam cup. The concoction inside mixes Faygo Redpop, a strawberry-flavored cream soda, and promethazine codeine cough syrup, a prescription pain reliever and cough suppressant that's also the main ingredient for any number of similar cocktails referred to as &#8220;drank,&#8221; &#8220;purple stuff,&#8221; &#8220;lean,&#8221; and &#8220;sizzurp,&#8221; among other names.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Gibbs decides he's been sipping since the mid-'90s. &#8220;I feel like I'm checking myself into rehab or something,&#8221; he says as he ponders his history. &#8220;I don't get high. I just drink it for the taste. It tastes as good as a motherf-----. Shit don't do anything for me anymore, but I still do it.&#8221; He's made good headway on his Redpop, and his relaxed vibe reflects it&#8212;the effects include numbness, lethargy, and euphoria.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;If you have Actavis or Hi-Tech, those are like the Michael Jordan of sipping drank&#8221;&lt;br class='autobr' /&gt;
In the parking lot out front, on West Fuqua Street in the South Park neighborhood of Houston, someone is tossing chicken legs, boudin sausage, and rib slabs on a grill. This isn't just any Wednesday afternoon on the South Side : It's the 16th anniversary of the death of Robert Earl Davis Jr., better known as DJ Screw, the main popularizer of &#8220;chopped and screwed,&#8221; the technique that helped put the Houston hip-hop scene on the map. Davis would slow down the tempo of a song to make it seem as if the music were unfolding in slow motion, layering in new beats and scratches. He died in November 2000 of a &#8220;codeine overdose with mixed drug intoxication,&#8221; according to the autopsy report, just as the styles he helped pioneer were becoming synonymous with the slower pace of Southern cities. To many, the music spoke of everyday life, which for some people included drinking drank. Artists such as Lil Wayne and Justin Bieber have since celebrated its high, spreading its fame and boosting recreational consumption.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The rising visibility of promethazine codeine syrup also made the pharmaceutical companies that manufacture and sell it part of some communities' everyday vernacular. Users and dealers might not know how these companies did last quarter, but they all have opinions on who puts out the sweetest, most potent sip. &#8220;Right now, these motherf-----s drinking anything. They got green shit, yellow shit, red shit,&#8221; Gibbs says. &#8220;But most people are drinking the Hi-Tech red, Wockhardt green, and Qualitest. Those are the choices you have right now.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bottles of promethazine codeine cough syrup produced by Hi-Tech Pharmaceuticals Inc. and Wockhardt Ltd. subsidiary Morton Grove Pharmaceuticals Inc. sell on the streets of Houston for $750 to $1,000 a pint, say the users, dealers, and experts who were interviewed for this story. If you have some extra scratch, there's syrup from Actavis (now Allergan Plc), the king of the market until the company stopped selling the product in 2014. As recently as nine months ago, the remaining pints of Actavis syrup could fetch anywhere from $2,500 to $3,000, says Ronald Peters, a retired professor of behavioral sciences at the University of Texas Health Science Center in Houston. &#8220;It's the caviar of drugs,&#8221; says Peters, who's been researching the cultural influence of cough syrup since the mid-1990s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;If you have Actavis or Hi-Tech, those are like the Michael Jordan of sipping drank,&#8221; says a user who will identify himself only as Scooby. The taste is distinctive, he adds : &#8220;The syrup could have been named the Magic Potion Bottle, and I would have known which pharmaceutical companies were making money.&#8221; Scooby, who says he's 33 and unemployed, started sipping when he was 15 and still does on occasion. &#8220;It was embedded into our head to sip drank,&#8221; he says. He recalls that friends and neighbors would sit around a local swimming pool, holding Styrofoam cups.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Inside Screwed Up Records &amp; Tapes. &lt;br class='autobr' /&gt;
Photographer : Todd Spoth for Bloomberg Businessweek&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In 2016 promethazine codeine syrup was prescribed about 4 million times in the U.S., according to data compiled by Bloomberg Intelligence, and brought in $15 million in sales&#8212;a slight decline from when Actavis was on the market. These figures are curiously small relative to the syrup's cultural influence, but enough reaches the illegal market to keep it in the public eye. Last year, according to the Atlanta Journal-Constitution, investigators in Georgia found that technicians at Emory University Hospital Midtown in Atlanta had diverted 110 gallons of promethazine codeine to the street from 2008 to 2013, leading to a $200,000 fine. (The hospital told the newspaper it had systems in place to prevent such thefts, which it had strengthened in the wake of the revelations.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It's difficult to know how big the illegal market is or how many of the estimated 2.1 million Americans addicted to prescription opioids are abusing promethazine codeine. The quality of addiction and overdose statistics varies from state to state, and measuring codeine abuse has been a lower priority than monitoring opioids such as oxycodone, hydrocodone, methadone, and fentanyl, whose use has exploded in recent years. But in 2011, the most recent year for which data are available, codeine (in all forms) was the reported cause of 11,000 U.S. emergency room visits, according to the Department of Health and Human Services. A 2013 study of more than 2,300 college students in the Southeast found that at least 6.5 percent had taken drank. That same year the U.S. government's National Institute on Drug Abuse said promethazine codeine cough syrup had become &#8220;increasingly popular among youth in several areas of the country.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In the two decades since promethazine codeine was first reported as a substance abuse trend, pharmaceutical companies have rarely acknowledged, let alone taken steps to combat, the illegal market. By contrast the companies most closely associated with the broader opioid epidemic have occasionally been called to account for their practices and have defended themselves publicly. For example, the maker of OxyContin, Purdue Pharma LP, in 2007 pleaded guilty to charges of misleading regulators, doctors, and the public about the addiction risks of its product ; Purdue has since said that it reformulated the drug to give it &#8220;abuse-deterrent properties&#8221; and that it's funding programs to help prevent pharmacy robberies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Despite drank's currency in pop culture, the syrup companies have largely managed to avoid such controversy, leaving experts and users to speculate on whether they regard the illicit market as a problem or an opportunity. &#8220;There ain't no difference between what happens with these pharmaceutical companies and what happens with McDonald's,&#8221; Gibbs says.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Promethazine codeine cough syrup began its rise in 1952, when a company called Ani Pharmaceuticals applied to the Food and Drug Administration for approval of what was originally known as &#8220;Phenergan expectorant with codeine.&#8221; The formulation paired promethazine, an antihistamine developed in France in the 1940s, with a painkiller that had been in use for more than a century. After a winding regulatory path, promethazine codeine was declared safe and effective by the FDA in 1984.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dr. David Corry, chief of the Immunology, Allergy, and Rheumatology section at Baylor College of Medicine in Houston, says the idea is to block with one drug the major symptoms of allergies. &#8220;The codeine covers the cough ; the promethazine covers everything else.&#8221; The problem with the combination, he adds, is the severe side effects, which include &#8220;altered mental status.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Select Drankography&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;You can find me on them Screw CDs talkin' about / &#8216;Purple Stuff' Purple stuff ! (Purrrr-pullll) Purple stuff&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Purple Stuff
&lt;br /&gt;&#8212; Big Moe (of Screwed Up Click)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;Mama leave 'em with a trace of Mo-E / And promethazine and yeah the codeine fiend&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Me and My Drank
&lt;br /&gt;&#8212; Lil Wayne&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;Forty dollars for just one ounce ounce, plus / Tussionex is how it's pronounced&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sippin' On Some Syrup
&lt;br /&gt;&#8212; Three 6 Mafia&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;Two cups of the muddy, I swerve on 'em / Actavis, Actavis wait on it / Actavis, Actavis wait on it&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I Don't Play About My Paper
&lt;br /&gt;&#8212; DJ Khaled&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;Dibble dabble with the lean / Hi-Tech with the cream soda / As I whipped the yola / Lambo red, Coca Cola&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Yamborghini High
&lt;br /&gt;&#8212; A$AP Mob&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;You know, I'm on one / Two white cups and I got that drink, it could be purple, it could be pink&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trust Issues
&lt;br /&gt;&#8212; Justin Bieber, covering Drake&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Drank has been around almost as long as promethazine codeine. In the 1960s, according to author Lance Scott Walker, who's written two books on Houston's hip-hop culture, the city's blues musicians began experimenting with a mixture of cough syrup and beer. After the FDA declared promethazine with codeine effective, users had a buffet of choices. Actavis was the first company to get a formulation on the market, labeling it Prometh With Codeine Cough Syrup. Wockhardt followed not long after with Promethazine Hydrochloride and Codeine Phosphate. By 2013 at least seven pharmaceutical companies&#8212;Actavis and Wockhardt, plus Pharmaceutical Associates (now defunct), Hi-Tech (now owned by Akorn Pharmaceuticals), Nostrum Laboratories, Tris Pharma, and Amneal Pharmaceuticals&#8212;had received approval for at least 27 different promethazine codeine products, according to FDA records.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The first company to market was also the first to recognize publicly that some people were using its product recreationally. Over the years, Actavis's Prometh With Codeine formulation and its distinctive orange-and-white label had remained largely unchanged, and the liquid became the &#8220;purple standard&#8221; on the streets. Or the pink standard, rather : It was known, as the hip-hop artist 2 Chainz pointed out in a 2016 interview with WorldstarHipHop, for turning pink when mixed.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;As Actavis was gaining in popularity, artists of varying degrees of celebrity were name-checking it or being otherwise associated with it&#8212;most crucially, 2 Chainz said, Bieber, the megafamous Canadian pop star. In early 2014, TMZ had published multiple anonymously sourced reports on Bieber's alleged drank abuse, including one saying that he was a &#8220;fan of Actavis prometh with codeine cough syrup.&#8221; (Bieber has never responded to the allegations, although TMZ later reported that people close to him said he'd stopped sipping. A representative for Bieber didn't reply to a request for comment.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;That spring, Actavis pulled the product altogether. &#8220;Actavis has made the bold and unprecedented decision to cease all production and sales of its Promethazine Codeine product,&#8221; a company official told TMZ, adding that the attention &#8220;has glamorized the unlawful and dangerous use of the product, which is contrary to its approved indication.&#8221; Asked to comment further, an executive with Allergan directed Bloomberg Businessweek to Teva Pharmaceutical Industries Ltd., which purchased Allergan's generics business last August. A Teva representative said the company was &#8220;unable to comment on the historic products as it relates to decisions of the legacy Actavis.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;To me, these were some ethical people who knew they were making a lot of money on the syrup&#8221;&lt;br class='autobr' /&gt;
In August 2015, Wockhardt became the second company to publicly address the issue of recreational use of promethazine codeine syrup, following a controversy related to a syrup put out by its subsidiary Morton Grove. Three days after the Chicago Tribune published an article highlighting how the local suburb of Morton Grove, where the subsidiary is based, had become synonymous on social media with purple drank, Wockhardt issued a statement about what it called the &#8220;disturbing practice&#8221; of unapproved use of its syrup. &#8220;While some may attempt to glamorize it, prescription drug abuse is a public health problem,&#8221; the company said. &#8220;We will continue to work with law enforcement and others to deter the unauthorized use of prescription cough medicine.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The acknowledgment that the syrup was being used recreationally was something, but to date, Wockhardt, which didn't respond to multiple requests for comment, doesn't appear to have taken any public steps to prevent abuse. And with Actavis out of the picture, the users and experts interviewed for this article say, Morton Grove and Hi-Tech gained market share.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peters says that, based on his research with users, dealers, and pharmacists, Hi-Tech's Promethazine HCI and Codeine Phosphate Syrup CV was likely the highest-selling promethazine codeine product on the streets of Houston in 2015. That same year, Hi-Tech's parent company, Akorn, an Illinois-based generics manufacturer, introduced a second promethazine codeine formulation with the unwieldy name of Promethazine Hydrochloride, Phenylephrine Hydrochloride and Codeine Phosphate Syrup CV.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;As yet, Akorn hasn't publicly acknowledged off-book use of its promethazine codeine cough syrups. But Peters says he believes the company tacitly recognized their street value last year, by changing its packaging from plastic bottles to glass ones, which he says results in a more bitter-tasting syrup. (Akorn didn't respond to requests to address the assertion.) He adds that the street value for Hi-Tech has dipped slightly since the change in bottles, but that &#8220;it's still really wanted and one of the biggest sellers on the street market.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peters developed his expertise during the 1990s, when he researched drank and hip-hop culture while getting his doctorate in health promotion research and development. He went from high school to high school, witnessing kids share Sprite bottles full of drank and sometimes pass out in class. That led him to investigate the companies that produced and sold the syrup. He noticed a pattern of financial success that moved from one company to the next, as brands changed hands and public attention to drank increased. Actavis, he says, &#8220;passed the baton to the next company.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gibbs in front of a mural memorializing DJ Screw.&lt;br class='autobr' /&gt;
Photographer : Todd Spoth for Bloomberg Businessweek&lt;br class='autobr' /&gt;
He says he believes that, with the packaging shift, Akorn might have been showing genuine concern about the recreational market. &#8220;To me, these were some ethical people who knew they were making a lot of money on the syrup,&#8221; Peters says. David Ferguson, a professor of medicinal chemistry at the University of Minnesota who studies the pharmacology of widely abused drugs, takes a more skeptical view. &#8220;If people believe these companies are fighting the good fight to remove or end diversion or the illegal trafficking and sales on these products, I think they would be naive,&#8221; he says. &#8220;These are big markets.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Calls and emails to other promethazine codeine syrup manufacturers, in addition to Akorn and Wockhardt, weren't returned. An exception was Endo, the parent company for Par Pharmaceutical, which sells Qualitest's promethazine codeine product, another popular syrup. &#8220;[P]atient safety is a top priority for Endo and we are committed to providing patients with approved products that are safe and effective,&#8221; wrote Heather Zoumas Lubeski, a senior director for corporate affairs. &#8220;While it is not among our company's leading products, promethazine with codeine remains a viable treatment option for physicians and patients when used as prescribed.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dr. Corry, of Baylor College of Medicine, questions whether promethazine codeine should still be an option. &#8220;There are more effective options around today that have greatly reduced side effects,&#8221; he says. &#8220;Usually, the ultimate use for promethazine codeine will be recreational. There really is no medical use for this kind of combination.&#8221; He adds : &#8220;I would be in favor of the FDA looking at banning it.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The FDA has been scrutinizing codeine anew since 2013&#8212;requiring, for example, that warnings be added to labels highlighting the risks to children&#8212;but it has yet to publicly tackle the dangers connected to recreational use of promethazine codeine syrups. &#8220;The FDA's actions in this area are based on the latest safety data available,&#8221; Sarah Peddicord, a press officer for the agency, wrote in an email. &#8220;The agency is currently evaluating all available information to determine whether additional communication and/or regulatory action is needed.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On the enforcement side of the equation, promethazine codeine has been overshadowed by other prescription opioids. Doug Coleman, special agent in charge of the Drug Enforcement Agency in Arizona, worked cases related to promethazine codeine in predominantly black neighborhoods throughout the U.S. for a year around 2003, tracking the manufacturing and prescriptions that would go out for the syrup. He says the DEA focuses on larger-scale investigations involving organizations or &#8220;dirty doctors.&#8221; &#8220;If it gets down to the street level, where let's say somebody takes a couple bottles of this product and they're distributing around the lower levels, then we really don't get around to it so much,&#8221; he says.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In the summer of 1992, DJ Lil Randy was riding around Houston in the back of a friend's car when he was handed a bottle of Boone's Farm wine. Inside was promethazine codeine cough syrup. He loved the taste, which he compares to fruit punch. &#8220;We weren't really mindful about the drug part of it at first,&#8221; he says. &#8220;It was strictly the taste that got us. After that, it kinda became an everyday thing.&#8221; He pauses, lowering his head for a moment before continuing. &#8220;If I had known then what I know now, I don't think there's any way I would be talking about it on a mixtape,&#8221; he tells me. Drinking syrup, he says, &#8220;went from a fad to a population to a community.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;There was a time when it seemed as if you couldn't listen to a track from a Houston hip-hop artist, DJ Lil Randy included, on a mixtape or on 97.9 The Box, the city's premier hip-hop radio station, without hearing at least one reference to syrup. As Screwed Up Click's popularity was on the rise in the late '90s, Randy's dependence grew into addiction. He was in jail for possession of codeine in 2000 when his best friend and co-pioneer, DJ Screw, died. When Randy was released after a three-year stint, he says, he sobered up and began learning about the effects of abuse on the brain and kidneys. &#8220;As long as promethazine codeine stays in the hip-hop, impoverished, and less fortunate communities, it's not going to be addressed by these companies,&#8221; he says.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Scooby, the unemployed user, says that after spending a fortune over the years, he's weaned himself to the point that he rarely sips. He expresses skepticism about the companies but says he hopes they might publicly recognize the drug's effects : &#8220;People need to sway them that what goes on here is legit. I don't think they want to hear people like me.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Outside Screwed Up Records, a few people get out of a car to snap photos of the mural of DJ Screw. Inside, Gibbs takes a sip from his white cup. Sitting back in his chair, he offers no indication that he'll slow down on drank, despite his protestations that he's essentially immune to the buzz. Far from hoping the companies will stem the flow of syrup into poor communities, he says they should acknowledge the role that he and others in hip-hop have played for their products. &#8220;I feel like they should break off a check or at least drop off a couple of cases,&#8221; he says, laughing through the smoke from his Black &amp; Mild. &#8220;We'll keep it confidential.&#8221;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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