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	<title>SwampDiggers</title>
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	<description>Rap, trap, trill, phonk, emo, cloud, soul, funk, footwork, juke, grime, rythm &amp; blues.</description>
	<language>fr</language>
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		<title>SwampDiggers</title>
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		<title>Paranoia : A True Story</title>
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		<dc:date>2017-11-10T08:05:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Thomas No Cap</dc:creator>


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&lt;p&gt;En attendant la sortie de son premier album studio, Dave East explore l'envers du d&#233;cor de sa c&#233;l&#233;brit&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt; &#034;A quoi ressemblera le rap dans les prochaines ann&#233;es ?&#034;. Voil&#224; une question que tous les passionn&#233;s de rap se sont pos&#233;s au moins une fois. Les nouveaux artistes d&#233;filent &#224; un rythme fou et dans cet embrouillamini de rappeurs tous plus originaux et color&#233;s les uns que les autres, il y a de quoi devenir fou. Ou &#233;pileptique. Mais au milieu de cette jungle de nouvelles tendances, il (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://swampdiggers.com/local/cache-vignettes/L150xH75/arton265-e3407.png?1634834183' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En attendant la sortie de son premier album studio, Dave East explore l'envers du d&#233;cor de sa c&#233;l&#233;brit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#034;A quoi ressemblera le rap dans les prochaines ann&#233;es ?&#034;. Voil&#224; une question que tous les passionn&#233;s de rap se sont pos&#233;s au moins une fois. Les nouveaux artistes d&#233;filent &#224; un rythme fou et dans cet embrouillamini de rappeurs tous plus originaux et color&#233;s les uns que les autres, il y a de quoi devenir fou. Ou &#233;pileptique. Mais au milieu de cette jungle de nouvelles tendances, il demeure un style qui n'a jamais connu de r&#233;el d&#233;clin depuis la fin des ann&#233;es 80 : le &lt;i&gt;gangsta rap&lt;/i&gt;. De &lt;strong&gt;N.W.A.&lt;/strong&gt; &#224; &lt;strong&gt;Mozzy&lt;/strong&gt;. &lt;strong&gt;Dave East&lt;/strong&gt; est l'un de ces gangsta rappeurs et son nouveau projet, &lt;i&gt;Paranoia : A True Story&lt;/i&gt;, s'apparente plus &#224; un album avant l'album qu'&#224; un v&#233;ritable EP. Son premier vrai album studio, lui, devrait voir le jour chez Def Jam et Mass Appeal dans les mois qui viennent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Originaire d'Harlem, l&#224; o&#249; des ic&#244;nes telles que &lt;strong&gt;Mase&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Cam'ron&lt;/strong&gt; ont fait leurs premiers pas, Dave East s'est rapidement impos&#233; comme l'un des fers de lance du rap new-yorkais. Il se passionne tr&#232;s t&#244;t pour le rap mais c'est son autre passion, le basketball, qui lui donne sa premi&#232;re chance de quitter le &lt;i&gt;hood&lt;/i&gt;. Alors qu'il joue au poste d'ailier chez les &lt;strong&gt;Tigers&lt;/strong&gt; de l'universit&#233; de Towson, pr&#232;s de Baltimore, ses tr&#232;s bonnes aptitudes lui permettent m&#234;me de se faire remarquer par la toute puissante NBA. Mais ce parcours qui commen&#231;ait comme celui d'une star du basket va soudainement tourner vinaigre. En effet, le jeune Dave est difficile &#224; discipliner et ses relations tendues avec les coachs le font tout bonnement virer de l'&#233;quipe. Il commence donc au m&#234;me moment &#224; s'adonner &#224; divers trafics dans la ville de &lt;i&gt;The Wire&lt;/i&gt;. Mais loin de poss&#233;der le talent pernicieux de Stringer Bell, il finit par se faire alpaguer pour vente de substances illicites et se voit contraint de passer par la case prison. L'implacable justice am&#233;ricaine le condamne &#224; six mois ferme dans un centre p&#233;nitentiaire de Baltimore, l&#224; o&#249; il ne conna&#238;t absolument personne.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;video&#034;&gt;
&lt;iframe width=&#034;640&#034; height=&#034;360&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/MX0q3bR49pw&#034; frameborder=&#034;0&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;A sa sortie de taule, Dave a fichu en l'air son unique opportunit&#233; de fouler les parquets, son unique chance de briller devant une foule en liesse et des millions de t&#233;l&#233;spectateurs. Il a fichu en l'air le r&#234;ve de son p&#232;re qui, pour la petite histoire, s'&#233;tait point&#233; le jour de sa naissance avec un ballon sous le bras histoire de forcer un peu le destin. D&#233;pit&#233; mais pas au fond du trou, il lui reste cette autre passion brulante dont la flamme n'a jamais vacill&#233; au fond de lui : le rap. A partir de 2010, il sort plusieurs projets gratuits et le petit succ&#232;s qu'ils obtiennent dans les rues de la Grosse Pomme l'encourage &#224; continuer sur cette voie avec toujours plus de force et d'opini&#226;tret&#233;. Le travail acharn&#233; finit par payer en 2014 : sa mixtape &lt;i&gt;Black Rose&lt;/i&gt; fait un carton. Dave re&#231;oit les louanges de personnalit&#233;s aussi &#233;clectiques qu'influentes (&lt;strong&gt;DJ Khaled&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Wyclef Jean&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;DJ Premier&lt;/strong&gt;) et sa mixtape parvient jusqu'aux oreilles d'un &lt;strong&gt;Nas&lt;/strong&gt; tr&#232;s enthousiaste qui souhaite le rencontrer. Cette fois, hors de question pour le jeune harl&#233;mite de 25 ans de laisser passer sa chance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il signe donc chez Mass Appeal &#8211; alors r&#233;cemment fond&#233; par Nas - ainsi que chez Def Jam et se fait conna&#238;tre &#224; plus grande &#233;chelle (jusque sur la couverture de la XXL Freshman Class de 2016) pour les qualit&#233;s qu'on lui conna&#238;t. Dave est un rappeur &#224; la voix rauque et abrasive, aux rimes poignantes et ac&#233;r&#233;es comme un coupe-chou. Un lyriciste au go&#251;t prononc&#233; pour le storytelling sombre et le r&#233;cit autobiographique qui ne cherche en aucun cas &#224; glorifier la vie de gangster. Un p&#232;re qui ne demande qu'&#224; vivre de sa musique pour &#233;lever sa fille dans les meilleures conditions possibles, loin de l'&#226;pret&#233; du ghetto. Le rappeur nous a habitu&#233; &#224; un certain niveau de virtuosit&#233;, que ce soit dans la variation de ses flows, la science de ses refrains ou l'utilisation millim&#233;tr&#233;e de gimmicks. On sent &#233;galement l'influence majeure de Nas, des &lt;strong&gt;The Lox&lt;/strong&gt;, des &lt;strong&gt;Diplomats&lt;/strong&gt; et d'autres l&#233;gendes de la c&#244;te Est sur son &#233;volution artistique, m&#234;me si on pense plus spontan&#233;ment aux deux premiers.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La paranoia comme monnaie du succ&#232;s&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le titre &#233;ponyme, avec sa nappe de violons sinistres et distordus usin&#233;e par &lt;strong&gt;Nonstop Da Hitman&lt;/strong&gt; (&lt;strong&gt;808 Mafia&lt;/strong&gt;), le ton est donn&#233;. Le rappeur dresse son &#233;tat de suspicion constante depuis qu'il est &#233;cout&#233; par monts et par vaux dans les rues de New York. Que ce soit des amis qui se trahissent sur &lt;i&gt;They Hated&lt;/i&gt; ou des michetonneuses qui n'en veulent qu'&#224; son pognon sur &lt;i&gt;My Dirty Little Secret&lt;/i&gt;, ce poison insidieux qu'est la parano&#239;a est bien le ma&#238;tre mot de cet EP. La naissance de sa fille l'a probablement apais&#233; et ouvert &#224; d'autres horizons artistiques, mais elle l'a aussi rendu plus m&#233;fiant, plus regardant quant &#224; son entourage, plus qu'&#224; une &#233;poque o&#249; il n'avait rien &#224; bouffer et vivait de l'illicite. Une fois n'est pas coutume chez Dave East, il est l&#224; encore question de survie dans la rue, de son imperturbable voyage vers la r&#233;ussite. Des blocks crapoteux &#224; l'am&#233;nit&#233; des plages de Floride, de son destin bris&#233; de basketteur en NBA (&#034;Can't describe the pain I felt when people told me you should ball&#034; sur &lt;i&gt;Wanna Be Me&lt;/i&gt;) &#224; sa position de pointure du rap new-yorkais.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_774 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://swampdiggers.com/local/cache-vignettes/L500xH333/dave-east-paranoia-art_1-45238.jpg?1508404760' width='500' height='333' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'autre sentiment tr&#232;s pr&#233;sent sur cet EP qui est li&#233; d'une certaine mani&#232;re &#224; la psychose de Dave, c'est l'amour. Ou plut&#244;t ce qui s'en approche et ce qui peut en rester. La plume du rappeur ne laisse que peu voire pas de place pour la sympathie. L'amour est probablement mort dans l'une des venelles d'East Harlem, lard&#233; de coup de surins et de sentiments cr&#232;ve-c&#339;urs. La seule lueur qui &#233;mane des plaies b&#233;antes du c&#339;ur de pierre de ce bon vieux Dave, c'est l'amour ineffable qu'il porte &#224; sa fille Kairi, sa famille et quelques-uns de ses amis d'enfance. En dehors de ceux-l&#224;, son c&#339;ur reste froid en toute circonstance. Et ce ne sont pas les sc&#232;nes lugubres qu'il nous met sous les yeux qui prouveront le contraire, &#224; l'image du flashback qui s'op&#232;re d&#232;s le refrain de &lt;i&gt;Phone Jumpin&lt;/i&gt; (&#034;Residue still on my hand / It feels like I'm back in the kitchen&#034;). Pourtant, le rappeur s'essaie &#224; l'exercice du single radio destin&#233; &#224; la gente f&#233;minine sur &lt;i&gt;Perfect&lt;/i&gt;, avec &lt;strong&gt;Chris Brown&lt;/strong&gt;. Son refrain, un bel entrelacement de m&#233;lodies sensuelles, s'av&#232;re tr&#232;s efficace et fait parfaitement &#233;cho au th&#232;me de la chanson : la s&#233;duction de la femme de ses r&#234;ves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certaines instrumentations se veulent plus trap mais l&#224; o&#249; Dave brille le plus, c'est sur les productions boom bap. On peut citer les forts accents R&amp;B du titre &lt;i&gt;Have You Ever&lt;/i&gt;, les guitares intimistes de &lt;i&gt;My Dirty Little Secret&lt;/i&gt; et surtout &lt;i&gt;They Hated&lt;/i&gt;, avec sa ligne de basse mena&#231;ante comme un crissement de pneu annonciateur d'un drive-by. Le titre &lt;i&gt;Maneuver&lt;/i&gt;, produit par l'excellent &lt;strong&gt;Harry Fraud&lt;/strong&gt; et sur lequel appara&#238;t &lt;strong&gt;French Montana&lt;/strong&gt;, est &#233;galement tr&#232;s r&#233;ussi et dans la lign&#233;e des tr&#232;s bonnes choses concoct&#233;es par le producteur pour les Coke Boys. On regrettera tout de m&#234;me les performances faiblardes de &lt;strong&gt;Wiz Khalifa&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Jeezy&lt;/strong&gt; qui servent plus &#224; attirer le chaland qu'autre chose, le non-featuring de &lt;strong&gt;Nas&lt;/strong&gt; qui est franchement d&#233;cevant &#8211; ce dernier se contente de parler au d&#233;but et &#224; la fin de &lt;i&gt;They Hated&lt;/i&gt; - ainsi que le manque de constance du projet. Le concept que Dave East cherche &#224; cr&#233;er, celui d' &#034;histoire vraie&#034;, nous laisse indubitablement sur notre faim. En effet, les interludes n'apportent rien d'indispensable aux r&#233;cits du rappeur et laissent un arri&#232;re-go&#251;t d'inachev&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Globalement, &lt;i&gt;Paranoia : A True Story&lt;/i&gt; est une tr&#232;s bonne sortie. Un EP plus tourn&#233; vers le grand public dans le bon sens du terme. Il remplit parfaitement sa mission : faire patienter le public avec des titres poignants. Mais il reste tout de m&#234;me en de&#231;&#224; de son pr&#233;c&#233;dent projet : l'excellent &lt;i&gt;Kairi Channel&lt;/i&gt; qui, malgr&#233; son statut de mixtape, s'&#233;tait r&#233;v&#233;l&#233; bien meilleur que certains albums sortis l'an pass&#233;. Il reste &#224; esp&#233;rer que Def Jam et Mass Appeal sauront marketer le rappeur d'East Harlem comme il se doit pour son premier album. Le faire d&#233;coller sans alt&#233;rer son style, lui faire toucher les &#233;toiles en lui laissant les pieds solidement ancr&#233;s dans le bitume. Et surtout sans le cramer avec des &lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=cqFs89sCRRg&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;tentatives de tube &#224; peine voil&#233;es&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>The Booty Tape</title>
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&lt;p&gt;Le f&#233;tichiste des pieds ami des l&#233;zards et des Pok&#233;mons a sorti sa premi&#232;re &#171; bootytape &#187;. Comme pr&#233;vu, c'est du grand n'importe quoi. &lt;br class='autobr' /&gt; Dans une interview pour la Red Bull Music Academy, le producteur Harry Fraud fait un constat on ne peut plus vrai : &#171; Le r&#233;gionalisme n'existe plus. Nous avons Internet. &#187; Si, dans certaines r&#233;gions, il persiste tout de m&#234;me un fort h&#233;ritage de la musique des ann&#233;es 80/90, force est de constater que l'arriv&#233;e d'Internet a consid&#233;rablement chang&#233; la donne. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://swampdiggers.com/local/cache-vignettes/L150xH150/arton251-98790.jpg?1634853015' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le f&#233;tichiste des pieds ami des l&#233;zards et des Pok&#233;mons a sorti sa premi&#232;re &#171; bootytape &#187;. Comme pr&#233;vu, c'est du grand n'importe quoi.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans &lt;a href=&#034;http://daily.redbullmusicacademy.com/2017/08/harry-fraud-interview&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;une interview&lt;/a&gt; pour la Red Bull Music Academy, le producteur &lt;strong&gt;Harry Fraud&lt;/strong&gt; fait un constat on ne peut plus vrai : &#171; &lt;i&gt;Le r&#233;gionalisme n'existe plus. Nous avons Internet. &lt;/i&gt; &#187; Si, dans certaines r&#233;gions, il persiste tout de m&#234;me un fort h&#233;ritage de la musique des ann&#233;es 80/90, force est de constater que l'arriv&#233;e d'Internet a consid&#233;rablement chang&#233; la donne. Aujourd'hui, gr&#226;ce &#224; Internet, un jeune rappeur peut faire de la musique &#233;trange et inhabituelle comme bon lui semble, sans avoir de comptes &#224; rendre aux puristes du coin et sans que leurs critiques fangeuses ne soient un obstacle &#224; son succ&#232;s. &lt;strong&gt;Ugly God&lt;/strong&gt; est l'un de ces jeunes rappeurs biberonn&#233;s aux bizarreries d'Internet et &lt;i&gt;The Booty Tape&lt;/i&gt;, son premier projet &#224; sortir en major, est une ode d&#233;jant&#233;e &#224; tous les arri&#232;re-trains. Les vrais, les faux, les laids, les beaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant d'&#234;tre l'un des rappeurs les plus appr&#233;ci&#233;s des internautes, Ugly God est un bougre &#224; la personnalit&#233; atypique. Un petit jeune de 20 ans qui est la d&#233;finition m&#234;me de l'insolite et qui pourrait &#234;tre le h&#233;ros de son propre cartoon sur la cha&#238;ne Adult Swim, tout comme celui de son propre jeu vid&#233;o. Un individu saugrenu que m&#234;me ses plus fervents fans ont parfois du mal &#224; suivre dans ses d&#233;lires. De son vrai nom &lt;strong&gt;Royce Rodriguez&lt;/strong&gt;, le rappeur est un fan hardcore des Pok&#233;mon sur Gameboy, un f&#233;tichiste des pieds qui n'a jamais l&#233;ch&#233; un orteil de sa vie et un cabotin qui adore s'afficher avec des &lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=ImqhvN7NqfE&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;l&#233;zards accroch&#233;s au bout de son nez&lt;/a&gt;. Ugly God est ce genre de &lt;i&gt;weirdo&lt;/i&gt;, le&lt;strong&gt; Sacha Ketchum&lt;/strong&gt; du rap salace, une mixture disgracieuse de tous les gamins d'Internet aux d&#233;lires un peu cons qui &#233;coutent du rap &#224; mi-temps sur SoundCloud.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;video&#034;&gt;
&lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/nzpZov-VFLk&#034; frameborder=&#034;0&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Contrairement &#224; ce qu'on peut lire sur certains sites, l'influence musicale de &lt;strong&gt;Lil B&lt;/strong&gt; sur Ugly God est relativement succincte. Le rappeur qui l'a le plus influenc&#233; est sans conteste &lt;strong&gt;Soulja Boy&lt;/strong&gt;, avec son style b&#234;te mais ent&#234;tant comme une mauvaise pub &#224; la TV, comme une sonnerie de t&#233;l&#233;phone horrible que l'on ne parvient pas &#224; se sortir de la t&#234;te. On peut &#233;galement citer&lt;strong&gt; Ilovemakonnen&lt;/strong&gt; dans une moindre mesure, qui l'avait d'ailleurs sign&#233; sur son label pour un temps. Plus qu'un mod&#232;le artistique, Lil B occupe le r&#244;le de guide spirituel et partage avec le rappeur sa philosophie du &lt;i&gt;based lifestyle&lt;/i&gt;, un art de vivre qui consiste &#224; faire tout ce que l'on a envie de faire sans pr&#234;ter une quelconque attention &#224; ce que pensent les autres. Comme lui, Ugly God n'a peur de rien et sur cette Booty Tape, il fait l'&#233;talage de toute sa verve adolescente. Il vante sa laideur et son micro-p&#233;nis sur &lt;i&gt;L.D.C.&lt;/i&gt; , s'auto-clash sur &lt;i&gt;Fuck Ugly God&lt;/i&gt;, demande &#224; sa partenaire s'il peut jouer le r&#244;le de la femme sur &lt;i&gt;I'm A Nasty Hoe&lt;/i&gt; et envoie balader une p&#233;tasse sur &lt;i&gt;Stop Smoking Black &amp; Milds&lt;/i&gt; en lui demandant d'aller se laver le post&#233;rieur. L'humour est ultra potache, parfois m&#233;diocre et souvent de mauvais go&#251;t, mais Ugly God s'en sort toujours avec les honneurs gr&#226;ce &#224; sa d&#233;sinvolture l&#233;g&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;BUBBLE GUM HOUSTON ROYCE&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Bien que le rappeur soit originaire de Houston, son style diff&#232;re compl&#232;tement du rap historique de cette ville. On est moins dans le country rap tunes sirupeux que dans la &lt;i&gt;trap bubble gum&lt;/i&gt; de &lt;strong&gt;Lil Yachty&lt;/strong&gt;. Ugly God adopte divers flows assez classiques en provenance d'Atlanta et ponctue parfois ses mesures avec des onomatop&#233;es cartoonesques. Pourtant, malgr&#233; une recette plus que redondante ces derni&#232;res ann&#233;es, il parvient &#224; ne pas &#234;tre insupportable une seule seconde. Au contraire, le rappeur nous plonge ais&#233;ment dans son univers, avec ses m&#233;lodies qui s'av&#232;rent &lt;i&gt;catchy&lt;/i&gt; et tr&#232;s efficaces. Comme une grande partie des rappeurs qui fonctionnent actuellement, on peut trouver &#233;galement des analogies entre son style et celui de &lt;strong&gt;Gucci Mane&lt;/strong&gt;. Comme lui, Ugly God fait des rapprochements d'id&#233;es improbables et des comparaisons hyperboliques fac&#233;tieuses (&#171; &lt;i&gt;Her pussy wet like a duck&lt;/i&gt; &#187;). Il n'y a pas besoin d'&#234;tre familier de la langue de &lt;strong&gt;Shakespeare&lt;/strong&gt; pour constater qu'il n'est pas le rappeur du si&#232;cle mais au moins, il a le m&#233;rite d'&#233;crire lui-m&#234;me ses textes farfelus. Il est d'autant plus amusant qu'il reconnait volontiers ses lacunes derri&#232;re un micro. Mais le jeune Royce a plus d'une pok&#233;ball dans son sac. En effet, il est aussi son propre producteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Dieu des disgracieux est tr&#232;s critique quant &#224; son &#233;criture mais il semble plus confiant concernant le beatmaking. Presque enti&#232;rement autoproduite, cette Booty Tape est un condens&#233; de tout ce qui fait le succ&#232;s du rappeur : des compositions &lt;i&gt;homemade&lt;/i&gt;, minimalistes, avec une esth&#233;tique fluo et juv&#233;nile. Ses productions les plus grossi&#232;res ne doivent d'ailleurs pas d&#233;passer les cinq pistes sur la console de mixage et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'Ugly God travaille de mani&#232;re instinctive, sans se prendre la t&#234;te. Il est capable de d&#233;couper deux notes de piano entendues au d&#233;but d'un titre sur SoundCloud, de les &lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=WM2bNpDW1v0&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;faire tourner en boucle sur FL Studio&lt;/a&gt; en joyeuse compagnie de charlestons sautillants, de basses pachydermiques, de caisses claires cinglantes et d'en faire un tube. Cela peut para&#238;tre honteux au premier abord mais on se trouve en fait devant une parfaite repr&#233;sentation de ce qu'est la culture hip-hop. Du pillage, de la ghetto-piraterie, du sampling comme on en faisait dans les ann&#233;es 80/90 avec des vinyles de funk, de soul et de jazz.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_713 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;32&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
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&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://swampdiggers.com/local/cache-vignettes/L500xH262/dc9csjwxyaa4zcx.jpg.96ffd89b7cb72afe425b6e0934cb4034-c6ca3.jpg?1634871709' width='500' height='262' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Illustration : &lt;a href=&#034;https://www.instagram.com/reart_ed/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Eduardo Herrera&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
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&lt;p&gt;Parmi les morceaux qui n'ont pas &#233;t&#233; usin&#233;s par Ugly God, on peut saluer le travail de &lt;strong&gt;Nikko Bunkin&lt;/strong&gt; &#8211; qui avait d&#233;j&#224; produit &lt;i&gt;Booty From A Distance&lt;/i&gt; - sur le titre &lt;i&gt;No Lies&lt;/i&gt;. C'est sur ce dernier qu'apparait &lt;strong&gt;Wiz Khalifa&lt;/strong&gt;, le seul invit&#233; de la tape, dont la prestation est malheureusement sans grand int&#233;r&#234;t. Sur ce m&#234;me titre, le jeune Royce essaie d'&#233;crire une chanson plus aboutie sur le th&#232;me de la s&#233;duction mais il se casse un peu les dents sur l'exercice. Apr&#232;s nous avoir d&#233;taill&#233;s comment il se tape ses groupies de la plus sale des mani&#232;res, on a un peu du mal &#224; le prendre au s&#233;rieux. La tape comporte quelques bangers qui feront fureur dans les &lt;i&gt;house parties&lt;/i&gt; lyc&#233;ennes mais ce sont les productions &lt;i&gt;laidback&lt;/i&gt; qui demeurent les plus efficaces, &lt;i&gt;Water&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;I'm A Nasty Hoe&lt;/i&gt; en t&#234;te. On pourrait classer celles-ci dans des playlists du style &#171; &lt;i&gt;lo-fi hip hop chill instrumentals&lt;/i&gt; &#187; qui fourmillent sur YouTube tant elles aspirent au bien-&#234;tre et &#224; la d&#233;contraction, avec leur univers pittoresque tant&#244;t &#233;th&#233;r&#233;, tant&#244;t aquatique. Demain, Ugly God pourrait arr&#234;ter le rap et se concentrer sur la production, il s'en sortirait tr&#232;s bien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Booty Tape ne plaira pas &#224; tout un chacun mais elle est l&#224;, d&#233;sormais, et il va bien falloir faire avec. Ugly God est un mauvais rappeur qui se d&#233;brouille plut&#244;t bien derri&#232;re les manettes, un mec moche qui a compris qu'il devait &#234;tre dr&#244;le pour s&#233;duire les plus belles femmes, un bouffon surr&#233;aliste qui fournit du contenu auquel tout le monde peut s'identifier, &lt;a href=&#034;https://soundcloud.com/imrealugly/ibeatmymeat&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;aussi ridicule soit-il&lt;/a&gt;. Comme il le dit lui-m&#234;me : &#171; &lt;i&gt; J'ai compris que le rap &#233;tait niqu&#233; quand j'ai commenc&#233; &#224; avoir du succ&#232;s&lt;/i&gt; &#187;. Peu importe comment le rap est en train d'&#233;voluer, en bien ou en mal, Ugly God est juste l&#224; pour se marrer et il nous fait bien rire aussi.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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